Des pépites sur les plates-formes de téléchargement en ligne, on en compte de plus en plus. Entre Braid, Limbo et j’en passe, ces « jeux » au gameplay simple mais tellement efficace nous rappelle la bonne époque où il ne suffisait que de deux boutons pour passer des heures sur nos consoles fétiches. Tout récemment s’est révélé Outland. Si ce nom ne vous est pas encore familier, il devrait le devenir bientôt tant il persiste dans cette voie, proposant une aventure classique mais tellement jouissive. Ajoutez à cela un style unique et vous obtenez ce que je considère être un gros coup de coeur.

Classique…

De l’action et de la plate-forme traditionnelle.

Qu’est-ce Outland ? Comment ça marche ? Qu’a t-il de différent ? En réalité, il n’a pas grand chose d’original si ce n’est qu’il reprend des formules connues et reconnues du Jeu Vidéo tout en y ajoutant sa touche de modernité. Explications. Nous avons tout simplement à faire à un jeu d’action / plate-forme intégralement en 2D comme on en faisait tant à la bonne époque des consoles 8 – 16 – 32 bits. Votre progression est on ne peut plus classique, le monde étant divisé en niveaux auxquels vous ne pourrez accéder qu’après avoir terminé celui dans lequel vous errez tant bien que mal. Vous devrez donc traverser des lieux infestés de créatures obscures, sauter par dessus des gouffres, le tout dans un seul but, parvenir à joindre le niveau suivant. Classique, vous disais-je.

…Mais Moderne !

Une belle alternance de rouge et de bleu

Mais ce qui rend Outland véritablement unique et bien différent de ses aînés, c’est son univers si particulier et son gameplay aux petits oignons, largement inspiré du célèbre shoot’em up, Ikaruga. L’histoire nous évoque l’existence de Deux Soeurs veillant sur l’équilibre du Monde et dont toutes les créatures y vivant sont imprégnées de l’énergie. Tout en ces basses-terres est donc associé à un élément, à une couleur : le rouge ou le bleu. Votre héros dispose d’un pouvoir qui lui permet d’alterner justement entre ces deux énergies, le protégeant contre les projectiles d’une couleur  lorsqu’il revêt la bulle de la même couleur et vice-versa. Le titre offre donc un challenge intéressant où le besoin d’alterner entre les deux couleurs va devenir essentiel. En effet, nombreuses sont les situations où votre dextérité sera mise à l’épreuve. Plus vous avancerez dans l’aventure, plus les tableaux deviendront complexes, les projectiles des deux couleurs envahiront l’écran. Grâce à une difficulté très bien dosée, on progresse petit à petit, non sans mal mais jamais vraiment bloquer sur un obstacle infranchissable. Les combats contre les boss, héritage d’une tradition old school, sont épiques, notamment dans les derniers niveaux du jeu où il faudra apprendre les patterns des ces créatures démesurées pour espérer survivre. Outland n’en oublie cependant pas de faire preuve de modernité. Tout d’abord, un léger aspect jeu de rôle est intégré, avec la possibilité d’accroître sa vie contre monnaie sonnante et trébuchante et en acquérant petit à petit au cours de l’épopée de nouvelles capacités qu’il faudra utiliser à bon escient pour traverser des lieux plus complexes, sous peine de souffrir quelque peu. L’oeuvre dispose aussi d’un traitement graphique et esthétique très réussi, jouant sur les ombres au premier plan et des couleurs plus chatoyantes à l’arrière, le tout assorti de son déluge d’effets, véritable feu d’artifice qu’il vous faudra contourner. Toutefois, s’il semble si bon sur le papier, on pourra regretter un level design extrêmement classique, typée gauche-droite ou haut-bas, et une légère sensation de répétitivité dû justement à l’ambiance qui se dégage mais qui reste strictement la même tout au long de l’expérience.

A retenir

Mais force est de constater que Outland plaît et charme au cours de ses 5 heures bien étoffées. On retrouve une sensation connue des plus anciens, celle du jeu simple et accessible mais qui parvient à se complexifier et à offrir un véritable challenge. Avec son gameplay et sa maniabilité au poil, le dernier né de Housemarque séduit malgré un aspect académique que l’on ne peut négliger. Mais bon, pour moins d’une dizaine d’euros, vous pouvez vous laisser tenter, Outland offre de vrais bons moments vidéoludiques.

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation network, Xbox live arcade

Genre : action – plateforme

Editeur : Ubisoft

Développeurs : Housemarque

Date de sortie : 27 avril 2011

Sicocco

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