Un contenu qualitatif bien maigre

Rareté, c’est un peu comme le nombre de licences en fait. On se demande si Konami arrivera un jour à présenter les cinq plus grands championnats avec leurs maillots et joueurs licenciés. En tout cas, ce n’est pas cette année qu’il y a du changement en ce sens. Le championnat le plus médiatisé au monde (Premier League) ne possède qu’une seule équipe sous licence (Manchester United). Même topo pour les stades, il y en a très peu qui soient licenciés, même le Parc des Princes n’y est pas ! Tout simplement ridicule. On peut néanmoins remercier les groupes de fans qui sortent des patchs non officiels permettant de pallier à ce manque auquel on est malheureusement habitué avec PES. Toutefois, on peut saluer la présence de la Copa Libertadorès et surtout de la prestigieuse Ligue des champions qui, et c’est ironique, ne permet pas de jouer avec les 24 vraies équipes qualifiées cette saison, justement à cause de ces problèmes de licences. Il faudra faire un tour dans le mode modifier (où patcher son jeu) pour rendre le tout plus réaliste, à commencer par créer le Bate Borisov, par exemple. On aurait apprécié la présence de l’Europa League dans les menus principaux ou lorsque l’on finit 3ème de son groupe de ligue des champions… Mais il n’y a pas que les licences qui font un jeu de foot, sinon PES n’aurait jamais triomphé par le passé, non ? On pourrait souhaiter que la bande son fasse oublier les autres faiblesses du jeu. Et bien ce n’est pas sur ce point que Konami se rattrape. Les musiques accompagnant le menu ne sont pas trop mal mais il y en a trop peu, ce qui fait que l’on finit par toujours entendre les mêmes, et soyez certains qu’écouter « Ai Se Eu Te Pego » à longueur de journée peut vous rendre passablement hostile envers le jeu.

Pour couronner le tout, l’ambiance dans les stades est tout simplement catastrophique. Lors d’un but inscrit à domicile, le public fait à peine du bruit. Cerise sur le gâteau, on peut entendre des chants que l’on retrouve dans PES3, soit dans un jeu appartenant à la même série vieux de 10 ans. Avec Capcom et Activision, Konami sont également les maîtres de la récupération. Techniquement, le jeu n’est pas moche, même si l’on a hâte de voir ce que donnera le fameux Fox Engine, sur consoles nouvelle génération. Pour le moment et sur PS3, on peut noter un aliasing flagrant, et surtout des cutscenes et ralentis qui rament tout comme les menus ouverts pendant un match. Les visages sont bien modélisés pour les joueurs très connus, pour les autres, faut-il préciser qu’ils ne sont pas fidèles à la réalité ? En revanche, les maillots sont très bien modélisés et les détails autour du stade rendent le jeu plus immersif (vent soufflant le drapeau de corner, photographes et caméras qui bougent, présence des coachs au bord du terrain…).

A retenir

Pour conclure, on remarque que seul le gameplay est véritablement le point fort du jeu. Si le modding ne vous fait pas peur, alors vous pourrez combiner gameplay et contenu, ce qui peut vraiment valoir le coup. Si vous préférez un jeu plus arcade et plus complet, alors jetez vous sur FIFA, car ce n’est véritablement pas le point fort de PES 2013. Vivement la nouvelle génération de consoles pour Konami !

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – Xbox 360 – PC

Genre : Football

Développeurs : Konami

Éditeur : Konami

Date de sortie : Septembre 2012

Dohogahs

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