Il est de vieux amis dont on a perdu la trace, voire même un peu oublié l’existence, mais que l’on retrouve avec un immense plaisir. Cantonné à un rôle de faire-valoir des Lapins Crétins depuis de nombreuses années, Rayman fait un retour aux Origins pour notre plus grand bonheur. L’occasion de renouer avec une plate-forme 2D belle, précise, décontractée, et avec un univers onirique qui met le sourire aux lèvres.

Bienvenue dans le monde des rêves

Une 2D si propre… Magique !

Ce nouvel opus se place à une époque reculée de la mythologie Rayman, plus précisément au moment où le célèbre bonhomme sans bras ni jambes a été créé. Le principe fondamental du scénario reste simple: le personnage imaginé par Michel Ancel devra venir au secours de son monde, la Croisée des Rêves, dont le calme est perturbé par des créatures malfaisantes issues des cauchemars de Polokus, ce dernier ayant le pouvoir de transformer ses songes en réalité. Accompagné de son ami Globox et de deux Ptizètres, Rayman a pour mission de collecter le maximum de Lums, libérer les fées qui lui confèreront ses pouvoirs (pour la plupart déjà connus de ceux qui ont joué aux autres épisodes) et les Electoons capturées. Ces dernières seront d’ailleurs le sésame vers des niveaux supplémentaires dans lesquels il faudra faire preuve de rapidité et d’une précision de chef d’orchestre pour ne pas perdre la course-poursuite engagée contre des Coffrapattes détenant les dix Dents de la Mort, clés de la Lande aux Esprits Frappés, repaire des cauchemars de Polokus. Rayman Origins est donc un titre qui, en sus d’offrir une aventure en ligne droite déjà bien fournie, incite à être rejoué et à mener la chasse aux scores et aux endroits cachés, puisqu’il faudra dénicher dans chaque tableau assez de Lums pour glaner tous les Electoons, et également un certain nombre de ces dernières pour avoir le droit d’attraper les Coffrapattes.

De la plate-forme à l’ancienne riche

Un jeu de plateforme nerveux et rapide

Du classique dans le pitch, et dans le gameplay également. Précis, simple à prendre en main, exigeant sans être impitoyable, moins ardu par exemple que le récent et excellent Super Meat Boy, Rayman Origins ramène et exploite avec maitrise ce que la 2D a fait de meilleur dans le sauter-glisser-éviter-taper. Chaque monde de la Croisée des Rêves offre un nouveau pouvoir à Rayman, parmi lesquels ceux qui font la patte de la série d’Ubisoft, comme les coups de poings à charge ou les cheveux-hélicoptères. Le petit bonhomme blond avec la raie au milieu ne peut encore pas être touché plus de trois fois, si tant est qu’il ait déniché les cœurs nécessaires à cette protection, sinon c’est la mort au premier contact. Il pourra également glisser sur les murs et aura l’occasion de piloter un petit avion de chasse, dans des séquences qui font le lien entre les différents mondes et qui paraissent au final dispensables même si elles ne sont pas ratées. Rayman Origins est déjà riche en matière de possibilités de gameplay de type plates-formes solo, et a su également intégrer les éléments de la concurrence apparus entre-temps, comme la possibilité de jouer à plusieurs sur un même écran en local, chaque joueur pouvant choisir son personnage (parmi seize au total). On regrettera seulement le trop faible nombre de boss, ainsi que leur inégale fréquence. Dommage, car tous sont imposants et demandent apprentissage, patience et dextérité pour en venir à bout.

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