total-war-rome2_cover

Après le retour de Shogun, The Creative Assembly devait selon l’immanente logique de la non prise de risque remettre a jour l’Opus antique de sa série phare. Sans surprise aucune c’est ce qui se passa en septembre. Un jeu tout les deux ans, Sega (L’éditeur) a besoin de financer Mario et Sonic font l’Espagne afin de lancer le développement d’une nouvelle coque pour la Ouya qui deviendrais blanche avec une spirale bleu, accueillant un nouveau remake de Dragon’s Lair. Cette négation totale de la vieillotte maxime « plus c’est long plus c’est bon » (rendue célébré par Constantin qui aurait eu ces mots immortels devant l’hippodrome de Constantinople) a t’elle impacté le nouveau Total War ?

Fiat lux

Oh, la belle voiture

L'ambiance des batailles est souvent merveilleuse

L’ambiance des batailles est souvent merveilleuse.

Je commence par les graphisme parce que au moment de voir le premier trailer, j’ai du rattacher ma mâchoire au reste de ma boite crânienne tellement le jeu semblait magnifique. La série reposant de base sur un concept génial, mélanger STR et wargame, les graphismes sont souvent le gros plus que l’on attend à chaque nouvel opus (Rome=Latin=allitération en Us). La réaction au lancement du jeu n’a pas été celle du trailer. Le « Mon dieu que c’est laid » qui a retentit dans tout mon quartier doit encore hanter les nuits de mes voisins, tant on pouvait y lire la détresse la plus absolu. Les quelques patchs permettant enfin d’avoir des textures hautes résolution ont donnés un joli coup de polish et ça devient beaucoup plus proche de la promesse initiale. Les phases de batailles sont superbes, mais ce qui frappe le plus c’est la beauté et la taille de la carte du monde sur laquelle on va passer le plus clair de son temps à optimiser notre petit empire. Détaillée, avec des petits ajout pour la rendre plus vivante, elle est au niveau de celle de shogun II mais magnifiée par la diversité des paysages et reliefs. ET si vous le voulez, vous allez en voir du pays. De l’Inde à la Bretagne en passant par les étendues désertiques du Moyen Orient, tous ces terrains de jeu qui s’abordent différemment sur le plan tactique se révèlent efficaces pour lutter contre l’ennui. Un gros bon point donc, vu que la technique est au point et surtout sert le gameplay. Que vous jouiez a cache cache derrière les dunes, lancez des charges de cavalerie dans les plaines proche de la Baltique ou défendez chaque forêt de Gaule vous n’allez pas vous ennuyer. Cette immense carte étant l’occasion d’accueillir des tas de factions avec leurs caractéristiques et unités propre, on se sent moins esclave des Romain (l’accent a beaucoup été mis sur Carthage également). Contrairement a Shogun II qui était assez répétitif par nature (carte mini, faction quasiment toutes similaires) l’immensité du défi proposé ici fait plaisir à voir. On en a pour son argent … enfin si on en rajoute un peu, merci les DLC qui ouvre l’accès à certaines factions. Merci aussi pour les 2 euros 49 qui débloquent les effets sanglants. Vu que je me sent trop peu pigeon dans la vie de tous les jours c’est toujours agréable de l’être sur son temps de loisir.

Panem et circenses

Pas des nems, des nids d’Hirondelles

C'est beaaaaaaau

Tiens, une province.

Allez, le passage technique étant fait, on va rentrer dans le lard du jeu. Quand on arrive dans Rome II, c’est pas la langue qui choque en premier, mais le système de province. Finit les villes que l’on développe de manière isolées. Elles sont maintenant rattachées à une province qui comporte trois ou quatre villes et une capitale. Deux avantages à ce système. On peut enfin finasser la gestion de son empire. Les cases de développement sont limité dans ces ville et du coup il va falloir axer certaines régions sur les bâtiments militaires, d’autres sur la nourriture, les restantes sur le commerce,… Rafraichissant, donnant un petit côté gestion sans sucre mais gestion quand même, l’évidence du système fait plaisir à voir. J’ai envie de dire beau geste les cocos, vous avez su améliorer la formule sans trop d’esbroufe. Ce qui est rare aujourd’hui. Le système donne aussi une vrai spécificité au capitales de province, les seules villes à avoir des murailles et des champs de bataille spécifiques, toujours très intéressant a aborder (Ne rêvez pas, chaque capitale n’est pas unique). A l’usage ça fonctionne très bien, le siège d’une capitale est toujours un moment dantesque … Si on monte le niveau de difficulté. L’Ia est d’une faiblesse sans nom jusqu’au niveau très difficile. Alors n’hésitez pas à la monter (la difficulté) , même si vous été débutant (la première fois, c’est toujours intimidant mais on s’y fait). Sinon la lassitude va vite s’installer. Heureusement des mods commencent à arriver pour corriger tout ça. Je pense notamment au Radious Total Mod qui fait vraiment bien le boulot. Toujours dans l’optique de l’amélioration du système, les armées ont quatre modes de déplacement (marche forcé, embuscade, défense et pillage) pour donner plus de profondeur a la partie wargame. Ça marche très bien si on affronte un Humain ou une IA performante. Pari  réussi car on s’ennuie beaucoup moins sur la carte du monde, si seulement l’Ia était à la hauteur…

1 réponse
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Charlie j’ai aimé ta façon de traiter rome II. Ben oui parce ce que tu sais faites-la différence entre deux bon jeu.
    Celui qui déçoit et celui qui donne déçoit pas.

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *