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Ca y est le grand jour est arrivé ! A peine je suis arrivé au Serpent Times qu’on me confie le reportage ultime. Je vais suivre le grand détective, le plus fin des limiers, l’honneur de l’Angleterre : Sherlock Holmes. Ça n’a pas été facile pour la rédaction de le convaincre, ne se confiant qu’à son ami et collègue Watson, mais un accord a été trouvé pour le suivre l’espace d’un temps dans ses recherches (sous réserve que je me fasse discret). J’espère qu’il y aura de nombreux cas à élucider…mince je suis en retard.

1ER JOUR ET PREMIER PAS

SH-3A peine arrivé à Baker Street, je surprends le détective avec le chef de Scotland Yard : l’inspecteur Lestrade.  Un pêcheur du nom de Peter Carey a été retrouvée mort à Woodman’s Lee dans des circonstances particulières. En effet, c’est transpercé par un harpon que le malheureux a perdu la vie, chose difficilement assimilable à un suicide. On se rend donc sur place pour commencer l’enquête et recueillir le témoignage de Miss Carey, la veuve éplorée. Étonnamment, M. Holmes a regardé cette dame d’une manière très précise, comme s’il voulait analyser chaque expression, coquetterie vestimentaire ou objet utile. La discussion qui suit prouve l’utilité de la méthode, puisque Holmes réussit à déterminer un pan du mode de vie religieux de Mme Carey sans aucune mention de pareilles activités de sa part. Notre étonnement global est cependant de courte durée, car il faut aller sur la scène de crime. En fins limiers, nous regardons chaque recoin de la cabane du pauvre empalé dans son sang (après un tour dehors pour couper mes nausées). Chaque détail est récupéré, des traces de tabac aux documents du marin tué. Lestrade, sur le pas de la porte, nous appelle dehors pour nous montrer ce qui semble être des traces d’effraction. Selon ses propositions nous trouvons une cachette derrière la bâtisse pour attendre la nuit, en espérant revoir celui qui a tenté de s’introduire ici (et tué?)  la nuit passé. Comble du talent, un jeune homme de taille moyenne dérange le silence de la nuit pour revenir sur les lieux du crime. Embusqué par nos soins il est envoyé à Scotland Yard pour interrogatoire. Une voyage plus tard, nous revoyons le patron de Scotland Yard nous donnant la possibilité d’interroger le jeune suspect. Holmes aperçoit que ce dernier arbore un grand sourire et lui demande pourquoi, seulement pour apprendre que Lestrade est persuadé de l’avoir doublé, et que le suspect est le meurtrier. Mais tout cela est trop simple, et tandis que la police s’apprête à coffrer l’individu, Holmes va continuer son enquête et tenter de coffrer la bonne personne : son intégrité en dépend. Il réussit finalement à trouver le coupable, qui semblait totalement innocent au premier abord.

 

LES JOURS SE SUIVENT ET NE SE RESSEMBLENT PAS

SH-5Le lendemain de l’affaire du pêcheur embroché, le docteur Watson pense emmener son ami en vacances pour sortir des cadavres et du glauque. Je suppose que mon article est terminé et ne cache pas ma déception, n’ayant qu’une enquête sous le bras. Mais le lendemain je reçois un télégramme annonçant le retour précipité des compères de Baker Street, pour cause : leur train a disparu. Nous parcourons donc tous les environs de Londres et plus particulièrement les gares pour résoudre ce qui semble être un mystère magique. Je suis toujours surpris à quel point les criminels usent de nouveaux procédés, dans cette enquête comme les autres, pour essayer d’échapper à la justice. J’ai pu voir entre autre l’utilisation de ce qu’on appelle la chimie pour pouvoir mettre en évidence textes pourtant illisibles, ou encore l’utilisation du chien Toby pour flairer des odeurs spécifiques liées au crime. Je fais également de nombreux voyages, de Londres au nord de l’Angleterre ou encore dans les fin fonds des cimetières des pays. Dans tous les cas je vois souvent des paysages franchement pittoresques, et les savoir associés à des crimes sordides me fait froid dans le dos. Je fais la rencontre également d’une personne proche, mais si lointaine de M. Holmes : Mycroft. Cet agent de la couronne Britannique, et beaucoup plus cartésien que son frère, entretien des relations assez houleuses avec le fin limier plus solitaire. Je me sentais assez mal d’être au milieu de leurs joutes enflammées. Mais au moins M. Holmes arrive même a tirer des éléments d’enquête de ses rivalités avec ses interlocuteurs. Des mois plus tard, après l’intégralité des enquêtes que vous retrouverez dans l’édition spéciale du Serpent Times, je vois même certains signes de sympathie du détective à mon égard. Je retiens de mon passage à Baker Street des talents aussi bien policiers que personnels, même si certains points m’ont paru plus rebutants.

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