Les affinités : LA bonne idée

3 affinités, 3 manières de voir les choses, 3 fois plus de plaisir

3 affinités, 3 manières de voir les choses, 3 fois plus de plaisir

Inspirées des idéologies apparues dans l’extension Brave New World de Civ V, les affinités sont au cœur de Beyond Earth et influent grandement sur le gameplay. S’il n’y avait pas cela, effectivement, cela serait une grosse déception. Elles sont au nombre de trois : Pureté (reproduction de l’humanité telle qu’elle était sur Terre), Suprématie (technologie et robotique) et Harmonie (intégration harmonieuse à l’écosystème de la planète). Trois archétypes certes, mais pertinemment utilisés. Chacune d’elles, dépendant d’une ressource stratégique spécifique, offre des unités, des bâtiments, des avantages particuliers et mène à un type de victoire au bout d’un fil de quêtes scénarisées. Ces quêtes d’ailleurs font aussi l’intérêt de cet opus et permettent de rompre un peu la monotonie (tout est relatif hein ^^) du jeu tout en offrant un fil conducteur à la partie. Un autre bon point, conséquence directe du système d’affinités, est la refonte du système de technologies qui prend désormais la forme d’une toile. Très bordélique à première vue, elle est nettement moins linéaire que dans le précédent volet et permet donc de véritablement personnaliser son développement scientifique selon son orientation, évitant les templates trop figés du V. Par ailleurs, le paramétrage des parties est plus souple, permettant de mieux personnaliser son approche en déterminant son type de colons (scientifiques, réfugiés, aristocrates, ingénieurs ou artistes et le bonus associé), de vaisseaux (détection des côtes, de ressources, des nids extraterrestres, plus grand choix pour installer sa première ville ou bonus d’énergie) et de cargaison (bâtiment/technologie/unité/population offerte au démarrage). Bref, il y a aussi des innovations, qu’on ne s’y trompe pas !

Les carcans sont toujours là

Le point faible encore non résolu à mon sens : la diplomatie

Le point faible encore non résolu à mon sens : la diplomatie

Malgré des qualités certaines, Beyond Earth hérite également de quelques défauts de son grand frère. La diplomatie, par exemple, est toujours à la ramasse et c’est vraiment dommage. Qui a déjà gagné une partie grâce à la diplomatie ?! Il faut également aller chercher dans les hauts niveaux de difficulté pour que l’IA se bouge un peu le popotin. Certes on est à l’ère de l’accessibilité, mais les noob bougez-vous un peu ! La disparition de la religion et des personnages illustres est également fort regrettable. Bref, on a vraiment l’impression d’avoir le même contexte de sortie que celui de Civilization V : le jeu est bien, mais il n’est bordel de pas fini ! Bien qu’on soit loin des dernières expériences Simsesque, Il faudra bien quelques DLC pour que le jeu arrive à la hauteur de son potentiel. Conclusion ? La perspective d’un digne héritier d’Alpha Centauri part en fumée, aussi à cause d’un univers un peu fade et d’une direction artistique frileuse.

A retenir

Si le bilan paraît sévère, c’est que les attentes sont en conséquence. Beyond Earth reste un bon jeu, aux mécaniques de jeu parfaitement huilées, addictif et chronophage comme ses aînés ont pu l’être avant lui. Si vous aimez Civ et l’espace, foncez. Pour les autres, Civ V et sa palanquée d’extensions devrait faire l’affaire le temps que le contenu s’enrichisse.

Informations sur le jeu

Plateformes : PC – Mac

Genre : Gestion – Stratégie – 4x

Développeurs : Firaxis

Éditeur : 2K Games

Date de sortie : 24 octobre 2014

1 réponse
  1. Antigoomba
    Antigoomba dit :

    J’ai été assez refroidi dans mes premières parties (merci les aliens), mais au final le jeu a l’air assez riche en stratégies et probablement plus technique que Civ V, où il était facile de rester sur un build order optimisé pour empocher la victoire sans risque.

    Après je suis totalement d’accord sur le manque de charisme des « sponsors » et même des merveilles. Elles ne portaient déjà pas des noms aussi évocateurs que la « Grande muraille de Chine » ou les « Jardins suspendus », en plus je ne les trouve pas très inspirées (tant sur leur identité que sur leurs effets).

    Je pense néanmoins que Beyond Earth a des arguments à faire valoir sur le long-terme, après quelques patchs pour limiter l’aléatoire et corriger les aliens (qu’ils soient un peu plus utiles qu’actuellement…). Et bien sûr les extensions, en espérant qu’elles rajoutent des archétypes de planètes, parce que y’en a marre des marais bleu-vert.

    Bzz… bzz… Fin de transmission.

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