Oyez, oyez, braves retrogamers ! Après avoir longuement dérivé dans les limbes de la 3D, courant sur des rails tel un hamster dans une roue psychédélique, Sonic revient dans une mouture digne de nos souvenirs, dans une série qui a décidé de clore les 15 dernières années de dérive en reprenant la numérotation après le dernier épisode Megadrive. Le premier épisode de cette audacieuse entreprise à la croisée entre le reboot et la suite était prometteur mais peinait à vraiment convaincre les exigeants nostalgiques que nous sommes. Passage en revue de Sonic 4.2, là, tout de suite !

Like a virgin

Pour les fans du Sonic des premières heures, depuis quelque temps déjà, chaque nouvelle apparition du hérisson bleu était l’occasion de verser une larme d’amertume et de rebrancher leur vieille Megadrive, afin de retrouver ce sentiment de vitesse, de liberté, de folie dans le design des niveaux et la magnifique ambiance sonore des trois premiers volets, en essayant d’oublier le nouvel affront fait à la mascotte de Sega. La firme profite des 20 ans de la licence pour sortir Sonic Generations, offrant aux nouveaux joueurs la possibilité de goûter non seulement à un Sonic 3D dépassant ce que la série a offert jusqu’à présent, mais aussi à des relectures surréalistes des même mondes, en 2D cette fois, permettant ainsi aux nouvelles générations de goûter aux plaisirs du gameplay de la première trilogie (enfin, tétralogie serait plus juste, voire tétra-et-demi-logie, si on compte le bidule pour jouer avec Machin, vous savez, mais bon, on va dire trilogie, parce que pas de Sonic 4 per se à l’époque !), et offrant ainsi le premier vrai hommage au hérisson bleu des origines. Premier ? En fait pas vraiment, car sur les plateformes de téléchargement apparaissait l’année dernière Sonic 4.1, un relaunch de la série faisant fi de l’époque 3D généralement décriée par les fans ayant connu Sonic lorsqu’il était plus petit, pas encore en crise d’adolescence avec son langage de djeuns, et qu’il ne se transformait pas encore en hérisson-garou, un Sonic silencieux, rapide, capable de procurer des sensations de liberté voire de vertige, courant le sourcil froncé sur des musiques superbes et prenantes. Mais le pari était risqué, car pour revendiquer la continuité de l’ère Megadrive, il fallait être à la hauteur, et malheureusement, le premier épisode pêchait par une certaine lourdeur dans les déplacements, les débuts de course, ainsi qu’une maniabilité pas toujours au top, défauts qu’on retrouvait dans le premier Sonic et qui furent corrigés par la suite, mais qui, sans être rédhibitoires, font tache dans un épisode titré Sonic 4… L’ambiance était néanmoins là, le plaisir de jeu présent, l’esthétique digne des origines, et on tenait dans les mains un hommage digne de ce nom au premier épisode de la série, malgré ses défauts. Suivant une logique implacable, le 4.2 est une relecture du… oui, vous avez deviné, du second Sonic sur Megadrive !

Road Runner

C’est relativement sans surprise qu’on retrouve Tails le renard à deux queues dans ce nouvel épisode. Dès le premier monde, le plaisir est là, et on peut constater un soin particulier apporté à la composition des thèmes musicaux, point sur lequel pêchait un peu l’épisode précédent, malgré l’utilisation de sonorité 16 bits dans l’âme. Ici, rien à redire, la musique du jeu nous replonge en arrière, et si seuls quelques uns des thèmes s’avèrent vraiment bon, on ne peut que saluer la qualité de l’ensemble qui ferait presque oublier les tristes dérives de certains des épisodes post-Megadrive. Tails, comme à la belle époque, suit Sonic à l’écran, et a retrouvé sa capacité à se prendre systématiquement TOUS les pièges qu’il croisera, courant vaillamment sur les ennemis, se jetant comme un seul renard sur les pics de tous poils, loupant la plupart des plateformes, bref, son comportement ravivera des souvenirs amusés et émus chez les fidèles de la série. Mais son rôle ne se limite (heureusement) pas à morfler en continu et à vous piquer les précieuses bulles d’air lorsque vous êtes sous l’eau. Outre le fait de pouvoir faire flotter Sonic quelques secondes durant, Tails participe à quelques attaques combinées, souvent nécessaires pour abattre un boss ou se libérer d’une situation périlleuse. On regrettera une utilisation un peu trop scriptée à l’odeur de QTE de ces combinaisons, la manipulation adéquate étant généralement suggérée « subtilement », disons. Pas de surprise au niveau des bonus-stages, reprenant la même structure que dans l’épisode originel, vue de dos et course sur rail avec une Emeraude du Chaos à la clé. A l’image du soin apporté à la musique, les mondes sont beaux, soignés, et renvoient jusque dans leurs noms à leur homologue 16 bits ; les boss sont dantesques et ont eux aussi bénéficié d’un soin particulier en terme de design. Non, vraiment, pas à dire, le travail est celui de passionnés, et tape juste, flattant la fibre nostalgique aux bons endroits, et la relecture est de qualité… (Alors pourquoi ces points de suspension, me direz-vous ?)

3 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je crois pouvoir dire que j’ai quasiment la même opinion que toi sur ce jeu ^^
    En effet, on ne touche pas à la perfection des premiers Sonic 2D mais l’hommage en lui même et la qualité globale du titre fait que le fan du hérisson bleu sera forcément attiré 🙂

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  2. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Tu as raison, c’est difficile de conseiller ce jeu à 100% vu qu’il n’arrive pas à atteindre le seuil d’excellence des premiers Sonic dont il se revendique, mais en même temps passer à coté serait absurde vu qu’il réussit à recréer l’ambiance et et les sensations qui nous ont fait vibrer à l’époque.

    Un vrai faux dilemme résolu en un dash!
    Content qu’un spécialiste du hérisson bleu me rejoigne là dessus :-)!

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  3. Delnics
    Delnics dit :

    Un spécialiste, c’est un bien grand mot, disons un fan qui a trop souvent été déçu pendant des années et qui a enfin le plaisir de retrouver une partie de ses sensations ^^

    Répondre

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