the-last-of-us-boxart

Rarement on aura atteint un tel degré de réussite dans le jeu vidéo, je préfère vous annoncer tout de suite la couleur. The Last of Us est une merveille que je vais me régaler à vous décrire autant que je me suis goinfré en y jouant… Les différents trailers diffusés au cours de son développement ne font finalement pas beaucoup honneur au jeu tant celui-ci dispose de facettes variées, en les regardant je m’étais fait l’idée d’un jeu à la Uncharted dans un univers de post-apocalypse, ce qui finalement n’avait pas grand chose d’original. Il est vrai que mon avis s’était affiné lors de la soirée de présentation qui mettait largement l’accent sur un gameplay de survie, et un jeu globalement orienté survival action/aventure et cela d’une manière assez convaincante mais encore en deçà du résultat final (c’est rare) ! Il me faut donc préciser tout de suite que le jeu pris dans sa globalité acquiert une unité phénoménale qu’aucune démo ou aucun trailer ne peut décrire. Le jeu commence donc en 2013 lorsqu’une catastrophe biologique décime une grande partie de la population terrestre pour se prolonger 20 ans après dans les ruines de notre monde. Au passage, c’est avec l’un des prologues les plus incroyable de mise scène jamais vu que The Last of Us nous offre de commencer, la suite ne fera que confirmer l’ampleur du chef d’œuvre.

La survie, un concept parfaitement maîtrisé

Ces mutants ont la possibilité de vous flanquer un game over instantané. Violent.

Ces mutants ont la possibilité de vous flanquer un game over instantané. Violent.

Toute la puissance du gameplay de The Last of Us tient véritablement de la capacité étonnante de Naughty Dog à maîtriser avec brio l’aspect de survie de leur premier jeu survival. Or là dessus on peut dire chapeau l’artiste vu comment les développeurs de Resident Evil peinent année après année à nous donner quelque chose de crédible de ce point de vue. Là Naughty Dog réussit quelque chose de très fort qu’on peut analyser en termes de retrogaming. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que les meilleurs survivals jamais conçus sont généralement très liés à un gameplay balais dans le cul comme on le voit dans les premiers Resident Evil, même Dead Space sombrait bien trop vite dans l’action (trop de munitions disponibles et une maniabilité trop souple). Au contraire de ces deux exemples, The Last of Us réussit le tour de force d’associer une maniabilité d’une très grande souplesse avec un véritable challenge de survie. Pour y parvenir, les développeurs sont passés par un équilibre savant des forces en présence, les munitions sont rare et l’infiltration requise pour progresser, même après de nombreuses heures de jeu et un arsenal conséquent vous ne pourrez pas vous permettre de tirer à vue sans être rapidement encerclé et vaincu par vos adversaires.

Ellie n'est pas un boulet ! Encore un piège évité par Naughty Dog.

Ellie n’est pas un boulet ! Encore un piège évité par Naughty Dog.

En plus d’être équilibré, le jeu offre également un vrai challenge, certains ennemis ne vous laisseront tout simplement pas le droit à l’erreur. De nombreux passages m’ont demandé de m’y reprendre à plusieurs fois avant d’obtenir la bonne stratégie et cela en mode normal  (en sachant qu’il existe un mode hard et un mode survivant). Durant les quelques premières heures, le level design ne vous offrira pas beaucoup de choix mais avec le temps, les zones s’agrandissent en vous laissant un réel choix de progression, on peut même parfois éviter complètement les ennemis en les contournant ! Malgré tout on pourra regretter l’IA des ennemis humains parfois un peu à côté de la plaque même s’ils offrent aussi un certain défi et des phases de gameplay d’aventure un peu moisie (quand il faut transporter Ellie sur une palette en bois au dessus de l’eau par exemple) et qui cassent le rythme. Mais ces quelques défauts ne sont pas de poids face à l’immense qualité générale du gameplay. Une mention spéciale à Naughty Dog pour avoir tenu sa promesse de ne pas faire d’Ellie un boulet mais quelqu’un de capable et d’efficace en combat (tout le contraire d’une certaine Emma Emmerich, vous me suivez ?).

5 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Raahhhh!! Je vais l’acheter cette semaine, je ne tiens plus, ton test a ravivé la flamme!!!!

    Quelque part, c’est quand même un signe d’audace burnée de sortir, à l’ère de l’open world quasi systématique, un jeu aussi « cadré », avec une ligne scénaristique aussi puissante a priori.
    C’est sûr qu’ils étaient déjà là dedans avec les Uncharted, mais quand même, moi, ça me fait plaisir, vu que je me fais quand même souvent chier dans les open world^^. Pas obligé de te jeter de la fausse liberté d’action à la face pour faire un bon jeu, il suffit de VRAIMENT maîtriser son propos!

    J’ai l’impression qu’avec ce jeu, ils ont réussi une fois de plus à pousser la PS3 dans ses retranchements, et dans la foulée mettre une fessée à David Cage, l’air de rien.

    Du coup, ça laisse rêveur quant à ce qu’ils vont réussir à faire sur la Next Next Gen^^.

    Répondre
  2. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    C’est toute la beauté de ce jeu précisément, d’être fondamentalement anachronique (gameplay survival, scénario linéaire, etc) et en même temps résolument moderne de par son moteur graphique, son gameplay souple et les thèmes abordés très matures.

    Franchement c’est le genre de jeu qui te marquent non pas parce que tu y joues des centaines d’heures mais parce que la force d’évocation est telle qu’elle te reste gravée. J’ai ressenti la même chose avec la Route, c’est pour ça que j’en parle beaucoup, car dans un autre style c’est vraiment quelque chose d’assez proche en terme d’univers, d’ambiance et d’histoire.

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] et qu’à chaque fois que j’entends son grain de voix depuis sa performance dans The Last of us, ça me fait sortir à chaque fois du jeu et je lance automatiquement l’OST de la production […]

  2. […] exemples récemment où les personnages Hommes/Femmes pouvaient avoir une écriture correcte, The Last of Us en tête (la saga Yakuza pour certains). Le problème quand je lis divers avis sur la […]

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *