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Les Reboots ou les Remakes, les industries culturelles semblent s’être bloqués à la mode Revival, entre Carrie et RoboCop au cinéma par exemple, le jeu vidéo est également touché par cette folie nostalgique. Celui qui est passé Ninja légendaire en la matière, c’est bien Square Enix, grâce notamment à l’acquisition des licences de la regrettée entreprise britannique Eidos suite à son rachat en avril 2009 par la firme nippone. Thief est la quatrième licence à se faire remanier façon Reboot dans l’air du temps, après Deus Ex, Hitman et Tomb Raider, que j’ai personnellement tous plus ou moins détestés. Alors oui, Thief part déjà avec un handicap émotif avec un Rédacteur Pro-mélenchon au poste, mais ne dépouillez pas Mamie tout de suite, Thief est plus intéressant que les autres cités, mais à sa manière.

« Ne laissez pas thief vous volez 50 dollars », « Vol au-dessus d’un nid de Cons-Cons », c’est la fête des accroches entre Kotaku et le JDG, des brimades parmi tant d’autres pour le plus mal-aimée de la classe. Thief est un peu comme le gosse moche au fond de la salle de 6ème, il a de la personnalité, mais il ne sait absolument pas comment le montrer aux autres, maladresse sur maladresse, tout le monde le rejette et ce fait passer pour un naze aux yeux du monde. Pauvre Thief, il avait tout pour lui pourtant, des parents riches et audacieux, des gênes plutôt prometteur, fait avec amour et passion, sauf que la sage-femme qu’est Eidos Montréal a fait goûter le sol de la médiocrité pendant l’opération. Les accidents, ça arrive parfois, ce n’est pas un drame, Deadly Premonition est sorti d’un accouchement difficile et pourtant il est cool. Sauf que c’est la deuxième fois que Eidos Montréal nous livre à nos bras tendres et aimant un jeu affreux et handicapé, Deus Ex : Human Revolution qui est l’aîné de 3 ans n’était pas plus glorieux. Chéri ! La prochaine fois on adopte !

thief_1381329344Thief reprend le compte de Robin sans les Bois façon Dark-Fantasy/Steam Punk , la direction artistique aussi douteuse et lourde que le casting des boss de Deus Ex HR vous plonge dans un Londres en pleine révolution industrielle dévasté par le cousin de la peste aka « la grisaille ». Tout est noir et morbide, les habitants gentils, mais pauvres ont peur de la mort, les habitants riches sont les méchants et les gardes qui quadrillent la ville n’aime pas vraiment les mecs qui se baladent en Sweat-Burqa, pourquoi ? On ne le saura jamais. Reste que l’histoire se concentre sur un de ces « addicts » du Sweat-Burqua, malgré les apparences, il est très gentil et il s’appelle Garret, il est voleur, parce que le scénariste lui dit d’être voleur, il se retrouve dans une histoire de complot maléfique dont les scénaristes ont oublié les tenants principaux. Ce n’est pas dramatique, tant qu’on reste dans une histoire manichéenne narrant le duel « Bien vs Mauvais », le joueur bête qui englobe la majorité des consommateurs de jeu vidéo trouvera cette histoire, cette version française et ses dialogues d’une rare profondeur.

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Ce qu’on essaye vainement de vous vendre.

Je n’ai touché aucune fois aux jeux orignaux développés par Looking Glass Studios (dont Warren Spector en faisait partie) qui était sorti sur PC il y a bien 15 ans maintenant, mais je sens déjà comme si toute la vision et le parti pris des premiers épisodes avaient été honteusement remplacé par ce qui se fait le « mieux » (j’y tiens aux guillemets, j’y tiens), c’est-à-dire en reprenant l’essence d’Assassin’s Creed et Dishonored et en virant tout ce qui faisait le charme des premiers. Ma déduction n’est pas venue juste par l’expérience que j’ai vécu avec le jeu, mais avec la globalité de ce que j’ai enduré avec les productions occidentales antérieurs made in Square Enix. Excepté le Sleeping dogs (Ex-True Crime) en demi-teinte, toutes les productions AAA portées sur le marché occidental étaient tous des reboot sans âme ni particularité marquante. Notons Tomb Raider qui est à deux doigts d’être une copie conforme d’Uncharted avec des boobs (alors qu’Uncharted s’inspirait des premiers Tomb Raider, ironie quand tu nous tiens), Hitman Absolution qui est devenu de l’infiltration linéaire comme Splinter Cell : Conviction et Deus Ex : Human Revolution qui est devenu l’ombre de lui-même en simplifiant tout ce qui faisait du premier opus un chef-d’oeuvre vidéoludique.

Ce qu'il est vraiment...

Ce qu’il est vraiment…

Thief fait figure d’un cas d’école, il est encore plus raté que ses collègues et illustre parfaitement la chute qualitative des jeux vidéo de ces dernières années. Je veux bien comprendre qu’on puisse s’inspirer de ce qui marche pour vendre un produit et faire survivre son entreprise. Sauf qu’un joueur (consommateur en premier lieu je le rappelle également) demande à ce que son jeu soit bien fait. Même si mon expérience s’est faite sur Playstation 3 considérée comme la version du pauvre, beaucoup de défauts (excepté les graphismes sans être exceptionnels, les chutes de framerate dégueulasses sur les cutscenes et Ingame également l’alliasing inhérents aux versions old-gen) se retrouvent très certainement sur les versions PC et Next-gen. Thief reprend la sauce infiltration de ses aînés où le but et de voler les riches pour pouvoir évoluer, le concept de base est là, les affrontements direct avec les gardes sont mortels, la fuite et avancer dans l’ombre sont les deux seuls moyens de progresser, on peut se faire compromettre si on fait du bruit en marchant sur de l’eau ou des bris de verre, même les animaux peuvent nous faire repérer. Toute la base est bonne finalement, j’ai été tellement conditionné par les retours négatifs de nos autres collaborateurs que le jeu m’avait agréablement surpris au début, jusqu’à la seconde heure de jeu où là, les plus gros problèmes sont venus à ma rencontre sans même dire bonjour.

7 réponses
  1. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    « Thief est la quatrième licence à se faire remanier façon Reboot dans l’air du temps, après Deus Ex, Hitman et Tomb Raider, que j’ai personnellement tous plus ou moins détestés. »

    Toi t’es mon copain !

    « Deus Ex : Human Revolution qui est l’aîné de 3 ans n’était pas plus glorieux. Chéri ! La prochaine fois on adopte ! »

    Et pourtant tellement cité quand il faut trouver un exemple de « FPS de qualité » : /

    « Excepté le Sleeping dogs (Ex-True Crime) en demi-teinte, toutes les productions AAA porté sur le marché occidental étaient tous des reboot sans âme ni particularité marquante. »

    J’essaye de l’oublier, j’essaye.

    « c’est beaucoup trop poussif dans l’ambiance dark. »

    C’est souvent le problème, on trouve un thème, on l’étire jusqu’à l’excès et on s’en défend parce que ça fait artistique.

    « ou s’excitent comme des chiens quand on éteint des bougies. »

    T’as essayé de leur montrer l’adaptation de Dragon Ball au cinoche ?

    « c’est que l’arc pouvait nous faire déplacé où on voulait via lutilisationn de corde, ce qui dans Thief 2014 est impossible sans que ce soit autorisé par le jeu. »

    J’ai l’impression que c’est de plus en plus comme ça, on ne vend de la liberté qui au final se résume à des scripts en pagaille là où avant, on ne nous bridait que par les limitations d’une map. C’était vide mais c’était libre.

    « La ville qui sert de HUB géant est quand à elle, un bordel sans nom »

    Et oui mais les bordel c’est cool.

    « Deus ex : Human Revolution, selon mon avis, montrait déjà très bien les faiblesses du studio de Montréal, Thief ne fait que confirmer mes soupçons. »

    Amen.

    C’est marrant, on peut lire mille et une critique et toujours se marrer devant l’échec de ce jeu. C’était trop gros, trop voyant, qui pensait sincerement qu’il allait être bon ? Ceux qui ont cru en Deus Ex et qui s’assurent aujourd’hui encore de croire qu’il a du potentiel.

    Répondre
    • Koreana_
      Koreana_ dit :

      « C’est marrant, on peut lire mille et une critique et toujours se marrer devant l’échec de ce jeu. C’était trop gros, trop voyant, qui pensait sincerement qu’il allait être bon ? Ceux qui ont cru en Deus Ex et qui s’assurent aujourd’hui encore de croire qu’il a du potentiel. »

      T’as oublié que les sites de jeu vidéo publi-communiquant ont réussi à sauver les meubles de ce jeu en lui louant des louanges tels : « le meilleur jeu d’infiltration de cette gen » « un sérieux concurrent pur le GOTY »

      C’est ça qui me fait le plus rire de mon côté, mais en même temps, qu’est ce que c’est triste…

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je suis vraiment degoute….
    Il y a pas longtemps j’ai lancé le premier thief et mon dieu qu’elle liberté. On atteint pas le degré de deux ex mais quand même quoi !

    J’adore ce genre de jeu en plus… Ralalala…

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    • Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
      Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

      Y à pas longtemps j’ai lancé le 2, j’ai tourné en rond pendant dix minutes jusqu’à trouver comment imiter le bruit de la gallinette cendrée, puis j’ai fail la mission. Et là, j’ai compris, c’était une autre époque, celle où faire de la merde te faisait perdre.

      M’enfin ouais, c’est un autre niveau de liberté et d’interpretation de chemin. « Hm. Ah bah okay, j’vais où ? »

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