Yaiba-Ninja-Gaiden-Z-11-1280x720

Spark peut être un bon studio, à vrai dire, ils se sont déjà plantés sur trois projets AAA (Turning Point, Legendary, Lost Planet 3) qui ont coûté des blindes pour chaque éditeur qui ont commandé chez Spark sans rapporter de bénéfices. En fait, même si je ne connais pas personnellement les salariés de cette entreprise, mais au vu de leurs moyens propres (une société non-côté en bourse) et les échecs permanents. Une remise en question et une restructuration des activités vers des jeux plus accessibles et moins coûteux à développer pourraient réveiller leurs talents plutôt que de se casser le chou avec des projets foireux de base. Après je suis bienveillant envers le studio, mais si on revient sur la partie « humour » que j’ai entamée avant de partir en hors-sujet, on retrouve que très peu d’idée orignale. Au début quand on voit un des antagonistes qui commencent par balancer des vannes sans aucun sens , on se dit que ça ressemble vainement au Beau Jack dans Bordelands 2 ou quand bien même on retrouve du Deadpool dans l’attitude de Yaiba, on retrouve aussi le style graphique à l’esthétique comics-books de la licence de Gearbox, Coïncidence ? Ça serait être con d’y croire. Petite anecdote journalistique des internets, Yaiba Ninja Gaiden Z c’est fait accueillir froidement par les collègues de presse, mais généralement, ils étaient tous d’accord que ça ressemble énormément à Deadpool mais en moins bien. Deadpool n’était pas un jeu remarquable, car fini avec un tout petit budget, il jouait avec plaisir sur les codes des jeux vidéo en brisant quarante fois le quatrième mur et c’était vraiment sympa à participer au délire.

yaiba-ninja-gaiden-z-new-im13

Cette fausse personnalité dans l’humour et le design n’est en fait que la partie immergé de l’iceberg et du peuple de pingouins castrateurs qui y vivent. Imaginé que vous jouez à un beat them all qui reprend les codes du genre, mais en plus l’idée d’autres jeux. OUAH, il y a des mecs qui s’inspirent GRANDEMENT des idées des autres ? Oui je sais ce n’est pas nouveau, plein de jeux de la septième génération (PS3, 360 Wii) se sont mutuellement pompé les idées des uns et des autres, mais ici toute la partie concernant le gameplay est aussi plate en créativité que les blagues. Les seules choses que le jeu a essayé d’entreprendre pour changer un tout petit peu le schmilblick du genre, c’est en implantant un système qui nous permet de nous équiper des bras de certains zombies spéciaux pour upgrader vos aptitudes de façon périodique. Le jeu vous laisse aussi la possibilité de jeter les zombies en tant que projectiles et même certains zombies brûlés, électrisés peuvent être utilisés pour progresser dans les couloirs du jeu (exploser un mur, faire marcher le rouleau compresseur), mais c’est trop scripté pour être utile, dommage. Le pire, c’est que Kenji Inafune a participé au développement. Ce développeur est encore considéré comme un semi-dieu vivant avec sa créativité débordante et son Curriculum Vitae aussi gros que le cul de vos mamans. De le voir ici, crédité à la fin du jeu, ça fait peur, parce qu’il a contribué à d’énormes jeux qui ont construit l’identité et la réputation d’une autre grande société de développement japonaise qu’est Capcom. On a Kenji Inafune, la Team Ninja BBS style et un studio qui rate tout ce qu’il entreprend, avec ce postulat on part sur une affiche du Bon, la Brute et le Truand sans Leone, sans Morricone, sans Eastwood, sans Cleef…

yaiba-ninja-gaiden-z-screenshot-ME3050153022_2

On est en 2014, j’ai l’impression avec le gameplay de retourner en plein air du minimalisme. Toutes les mécaniques de gameplay sont au minimum syndical. Les combats sont brouillons, c’est mal animé, peu fluide. On tape dans plein d’ennemis de façon dynamique certes, mais sans se rendre compte, on a pas le feeling viscéral qu’on retrouve dans des excellents Beat them all moderne comme Bayonetta ou God of War III, même des anciens comme Street of Rage II sorti sur megadrive est plus fun à jouer aujourd’hui. Quid de ne pas être original, il se construit sur les mécaniques balisées des jeux de la 7ème génération comme ce que j’ai déjà reproché à Castlevania : Lors of shadows 2, vous retrouvez les arbres de compétences, un tutoriel au début mal ficelé qui vous charcute les combats toutes les 30 secondes pour vous expliquer un mouvement, une attaque ou une exécution, exécution qui charcute elle aussi le rythme des combats avec des microcutscene pour montrer a quel point vous êtes un guedin. C’est une idée, mais pourquoi avoir sapé la pierre angulaire de ce que doit être un Beat Them All fun, le déroulement des castagnes ne doit pas être saccadé par des notifications et des kilo-moule de chargement. D’habitude je reste plutôt clément par rapport aux chargements, c’est un truc inhérent des jeux vidéo, ce n’est pas un souci, par contre, le problème vient de la difficulté mal dosée. L’association d’idées ? C’est un des dommages collatéraux dû à deux problèmes entre le chargement et cette difficulté, à titre d’idée, j’ai bloqué sur le clone de REX qui me mettait pâtée sur pâtée. Comme à chaque mort on avait le droit à un chargement de 20 à 30 secondes, je me suis laissé le temps d’écrire la critique à ces moments frustrants. Ça aurait pu être un jeu convenable, on ressent l’effort dans l’enrobage sauf que c’est complètement à côté de la plaque pour plaire à qui que ce soit.

A retenir

Je ne suis pas LE spécialiste de Beat Them All, Toma Überwenig (NDT : oula, moi non plus, mon gars, moi non plus, j’utilise deux crédits pour passer le stage 1 de Double Dragon, sache-le!) pourrait étayer mon propos en allant encore plus dans le détail pour dire que le jeu est nul, mais est-ce que ça aurait de l’intérêt ? Peut être si on détaille la place prépondérante de la bimbo Miss Monday, insupportable, qui fait office de base pour qu’on la retrouve dans les mots clés « hentai » et « rule 34 » au côté de Dead or alive ou [insert ton jeu d’otaku] plusieurs années plus tard pour tomber dessus au hasard d’une recherche, pour une énième babe d’un jeu pour confirmer mes propos qui comme Yaiba Ninja Gaiden Z jouera la carte BBS qui se veut subversive, sans fond et sans intérêt.

Yaiba-Ninja-Gaiden-Z-Cosplay-Miss-Monday-Nigri

Jessica Nigri est arrivée plus vite que la rule 34, Champagne ! Sérieux, on dirait pas un mauvais porno ?

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – 360 – PC

Genre : Beat them all

Développeurs : Team Ninja – Spark Unlimited -Comcept

Éditeurs : Tecmo – Koei

Date de sortie : Mars 2014

Koreana_

3 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Mouais, bah moi chui sûr qu’il est bien, ce jeu!

    … bon, ok, je m’avoue vaincu, tant par ton style qui poutre (je rejoins l’ami Totof dans son appréciation) que par les défauts inhérents au jeu.
    Dommage, parce qu’à vue de pif, ça avait l’air bandant, déconnant, électrique, violent, mais d’une part, il semblerait que n’est pas Suda51 qui veut, et d’autre part, l’impératif de fluidité orgiaque des beat’em up nouvelle génération ne soit même pas respecté.

    Dommache dommache, j’y ai cru jusqu’au bout, naif que je suis!

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *