L’HUMEUR YACISTE 49 : Vulgarité, vulgarité exécrable

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Salut à toi mon serpent.

 

Bon, aujourd’hui je fais la gueule. Car je trouve que l’on s’en prend à de bien mauvaises cibles au nom de je ne sais trop quelle bien-pensance ! Mais me diras-tu, j’ai déjà maintes fois pesté contre la bien-pensance, alors pourquoi devrai-je remettre ça ? Et bien il est grand temps de dire que l’on se trompe de combat. Car aujourd’hui, la vulgarité envahit tout du jeu vidéo ou presque. En tous cas, la dégradation qualitative de cette activité enchanteresse me rend malade ! Certes, le remède est trout trouvé : ne me borner qu’aux seuls jeux qui me font du bien même en me faisant souffrir. Mais Comment puis-je aimer des jeux qui m’ont poussé à bout et ont sans doute du quelque peu contribuer à ma calvitie, alors que j’avoue bien volontiers et sans ambages détester d’autres titres auxquels je n’ai pas même accordé ne serait-ce qu’une pauvre et misérable seconde de mon existence ?
Tout simplement car j’en ai marre de ce racolage actif auquel se livre le jeu vidéo, ou tout au moins ce racolage immonde dont on a grevé le jeu vidéo. Bon, inutile de parler de Konami et de son patchinko « Erotic Violence Castlevania » qui serait à lui seul suffisant à me faire vomir mes tripes de midi et mes tripes de naissance avec. Non, non, et quand bien même Konami a produit parmi les plus incroyables bonheurs en cartouche et cartes d’arcade que j’ai jamais ressentis, j’ai aujourd’hui la triste impression qu’elle n’a fait tout ceci que pour moi me faire regretter son attitude présente…

Putassier et racoleur, à l’image de trop de jeux présents et hélas, futurs j’en suis sûr…

Un peu comme un candidat au suicide qui plutôt que se jeter de son balcon du sixième étage  aurait préféré s’élever au sommet de l’Everest pour être sur, une fois le summum atteint, de bien chuter de haut pour mieux crever, sans savoir pourtant que chuter de 8848 mètres ou de 500 revient au même puisque l’on atteint sa vitesse maximale sans jamais la dépasser une fois que l’on chute depuis assez longtemps…Ah Konami, pourquoi te suicider ainsi ? Que t’ai-je fait, moi, un de tes amateurs les plus vibrants, qui ai tant souffert avec tant de bonheur sur Contra, Castlevania, Gradius, Thunder Cross, Parodius, Rocket Knight Adventures et tant d’autres…Pourquoi aujourd’hui as-tu osé me détruire ainsi ? Car même si tu ne veux plus faire de jeux, pourquoi te sens-tu obligée de détruire jusqu’au souvenir de tes heures de gloire avec ces saloperies de patchinko et autres dégénérescences excrémentales sur mobile ? Pourquoi ? Et pourquoi tout le monde chiale en pensant à Kojima, mais personne ne se rappelle l’extraordinaire Masahiro Ueno lias Jun Furano, à qui on doit Contra III et Super Castlevania IV ? Hein ?
Et devant tant d’affront et de mépris des joueurs qui n’oublieront pas non plus que Konami a jugé opportun de sponsoriser cette infâme souillure de série intitulée Hikaru No Go au point même d’en avoir édité des versions en jeu vidéo (sans rigoler, les protagonistes de cette purge animée ont tous l’expression de filles de joie bègues qui viennent vous interrompre tandis que vous ne demandiez qu’à déambuler peinard avec de la new wave dans le lecteur MP3, expérience vécue), comment ne pas réagir par l’évocation et la haute profération de certains mots ? De même devant le fait manifeste que les concepteurs et autres chara designers croient qu’il suffit de pouffes aux gros boobs (oui c’est pas du français mais bon, il faut que ces humeurs demeurent intelligibles à tous les lecteurs, mêmes à ceux qui écoutent Black M -quoique je doute que les auditeurs de ce distingué paroliers goûtent réellement mon verbiage) pour faire de grands jeux.

Quand je vois ce cul, j’ai envie d’y mettre un shoot magistral. Symbolique de mon dégoût de cette industrie qui pense que de la nudité vulgaire est un ingrédient du jeu vidéo…

Oui, après Dead or Alive est ses guerrières aux protubérances mammaires si étendues qu’une scoliose doublée d’une hernie discale ne seraient qu’évidence, et les guerrières de Tekken en maillot de bain à fleurs, j’ai une furieuse envie de dire que non, messieurs, et au risque de vous surprendre, tous les joueurs ne sont pas des gros porcs onanistes qui ne pensent qu’avec leur estomac ou leur queue ! Et si le fait de mettre des lolipouffes un peu partout ne trahissait finalement que votre incapacité à créer des personnages féminins au charisme qui serait dû à leur personnalité ? Oui, car après tout, une femme peut s’avérer fascinante sans pour autant vous foutre son 105D en pleine gueule dès le premier contact ! Et de plus, cela couperait court à toutes ces manifestations hystériques basées sur le sexisme dans le jeu vidéo, et qui ne sont pour moi qu’une lutte contre une fourmi dans un jardin alors même que la maison serait envahie de rats porteurs de puces pestiférées…
Oui mon serpent : entre Konami qui bouffe ses créations tel Chronos et cette habitude de croire que des pétasses aux gros lolos suffisent à faire un bon jeu car ça attire les mecs, je n’ai que mon mépris à afficher, et même si je me risquais à leur dire tout le bien que je pense de ces idées, je pourrais utiliser le plus ordurier des registres de langues sans pour autant être vulgaire. Car pour moi la vraie vulgarité, ce n’est pas forcément dire putain de bordel de merde (mes salutations au JDG au passage), car après tout, quand c’est réellement justifié (et puis « putain », « bordel » et « merde » se trouvent dans le Larousse, le Robert et le Littré, il s’agit donc bien de français, et la langue française est la dernière fierté avec la cuisine qui me reste d’être précisément français, et même puis-je désormais dire un auteur français)…Dire merde quand il le faut, c’est de l’expression. Dead or Alive Beach Volley ou un Patchinko Castlevania qui insulte les joueurs avec de « l’EROTIC VIOLENCE »…là est la vraie vulgarité. Du cul vulgaire, de véritables monstruosités anatomiques façon Lolo Ferrari (les vergetures plein les nichons, c’est pas vraiment excitant) et du jeu bien partisan.. Franchement je commence à croire que je vais entrer dans une nouvelle phase de dépression profonde, mais comme le disait si noblement Léo Ferré : Le désespoir est une forme supérieure de la critique !
Merci de ton oreille mon serpent et désolé d’avoir gueulé, car comment n’aurai-je pas l’air d’un con si je te remercie précisément de ton oreille attentive en te rendant sourd ?

 

Yace, vieux grincheux pas si vieux.

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A propos de l'auteur

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Joueur qui balance entre deux âges, plutôt des neiges d'antan que de la dernière averse. Révolté permanent, contestataire patenté, il n'y a que les jeux vidéo et la grammaire française dont j'accepte de suivre à peu près les règles, dans l'ivresse des pixels et des mots.

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