L’HUMEUR YACISTE 58 : Avent, et puis quoi encore

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Salut mon reptile, comment vas-tu ?

Ca y est, nous y sommes , nous revoilà dans la période de l’Avent, avec un « e » ! Oui, le mois de Décembre est à nouveau là, avec son Téléthon hypocrite pour toujours mieux quémander et faire culpabiliser les salopards qui ne donnent pas , ses Miss France au QI de bigorneau et qu’on ne peut décemment jauger car elles défilent encore trop couvertes (comment juger leur poitrine ou leur épilation du maillot dans ces conditions, et qui nous dit qu’elles n’ont pas le pubis envahi de verrues ou une croix gammée tatouée quelque part ?), et son cortège d’hypocrisie comme Macron qui assiste à l’ouverture de la campagne des Restos du Coeur sans se demander si les dépenses de Jocaste ne seraient pas plus utiles aux nécessiteux… Mais surtout comme chaque année, durant l’Avent, le jeu vidéo redevient le temps de ces trois semaines une bénédiction car il participe désormais de cette familiale coutume de cracher sa thune pour les marchands de jouets juste avant Noel. Et là, on ne parlera plus ni de violence, ni d’épilepsie, ni de sexisme, ni de toute autre tare dont on saupoudre le jeu vidéo durant le reste de l’année.

C’est dingue quand même quand on y pense : d’année en année le même scénario se répète, et à nouveau jouer à un quelconque Colof se révèle être normal (quoi de mieux au pied de son sapin que trouver un « jeu » bien puant, je te le demande) alors que faire jouer sa progéniture à Duck Tales sur NES résonne comme une perte de temps auprès de ces vieilles croûtes réfractaires aux jeux vidéo, ou comme une ringardise aux yeux de ces joueurs contemporains et incultes ? (oui mon serpent, je connais certains de ces spécimen, et je ne sais jamais s’il convient de rire ou de pleurer devant eux tant ils m’apparaissent comme du gâchis d’ovules). Bref mon serpent, je ne suis pas plus jouasse cette année que je ne l’étais l’an passé : l’Avent revient et se répète, et l’Avent d’avant (désolé, il fallait que je la fasse celle-là !) ne me semble ni différent ni plus enviable que celui que nous avons commencé à vivre. C’est assez triste car cela tend à prouver que même l’adage « c’était mieux avant » perd de sa substance, même si avant l’Avent était une période que je confesse avoir apprécié. Oui, avant, l’Avent où je vivais pleinement l’actualité du jeu vidéo d’avant, avant que ne survienne cette dégénérescence qui après a changé l’avant et donc l’Avent ! Car avant, quelle joie, quel bonheur de voir l’Avent prétexte à cette déferlante de nouveaux jeux, là où avant le jeu vidéo ne restait finalement qu’un produit ponctuel destiné à un nombre déjà croissant d’amateurs… Et l’Avent venait chambouler tout ça avec une mise en valeur certes à but commercial, mais qu’importe !

L’Avent de l’année 1992 reste encore aujourd’hui celui qui m’aura le plus marqué, car avant, voir ces boites reluisantes et le pack Super Nintendo Super Mario World et son rival le pack Street Fighter II sous les lumières et les guirlandes tout en essayant World of Illusion sur Megadrive en libre démonstration dans les magasins sous le regard intéressé des vendeurs dont on se moquait pas mal finalement… Tel était l’Avent d’avant, et tel était l’Avent avant ! Bref, c’était quand même bien l’Avent, et cet Avent était mieux avant, du moins jusqu’à aujourd’hui, car à présent, je n’arrive pas à me dire à nouveau qu’avant, l’Avent était mieux, même l’Avant d’avant… Car avant 1996, j’étais encore sensible à l’Avent, mais depuis une bonne vingtaine d’Avents donc, je me dit que même l’Avent, c’était pas mieux avant. Et pourtant, il était une époque où l’Avent c’était mieux, ne l’oublions pas, ce serait du négationnisme. Donc rendons hommage à l’Avent d’avant 1996, mais aujourd’hui, l’Avent ne signifie plus grand-chose pour moi, et en cette année 2017, l’Avent d’avant, celui d’avant, celui d’avant, bref ceux d’avant ne riment plus à rien.  Bref : c’était quand même bien, avant…L’Avent et même avant l’Avent dans l’année car de 1992 à 1996, même avant l’Avent je savourais cette délectable aventure que l’on n’appelait pas encore le retrogaming, en gros le jeu d’avant… Et depuis, même en période de l’Avent et dirais-je même surtout en période de l’Avent, nous sommes hélas entrés dans la période d’après. ET tu sais quoi, mon ami à anneaux, je te parie que l’Avent de 2018 ne sera pas mieux qu’avant, lui non plus ! Allez, après tous ces Avents, je vais me replonger dans les jeux d’avant, et là j’ai du Tetris sur le feu. Car je joue toujours beaucoup à Tetris.

Comme avant !

Yace, vieux grincheux pas si vieux, mais plus qu’avant surtout durant l’Avent. Après, on verra…

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A propos de l'auteur

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Joueur qui balance entre deux âges, plutôt des neiges d'antan que de la dernière averse. Révolté permanent, contestataire patenté, il n'y a que les jeux vidéo et la grammaire française dont j'accepte de suivre à peu près les règles, dans l'ivresse des pixels et des mots.

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