L’HUMEUR YACISTE 59 : Rétrospective, ou pas

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Salut mon Serpent !

Bon, et comme je le disais la semaine passée, nous voilà arrivés au dernier mois de l’année. Bref, le mois des rétrospectives et autres « moments marquants » de l’année, car au lieu de se dire qu’il nous reste encore un mois avant de changer la plus grosse division temporelle de nos calendriers, on enterre déjà le mois de décembre comme s’il ne pouvait s’y passer quoi que ce soit de marquant, ce qui tend à prouver que l’Avent est une période insignifiante. Ah mon reptile, comme il est fatiguant d’avoir toujours raison, et surtout avant tout le monde… Bref, que retenir de 2017 hormis la somptueuse différence de génération entre notre Président et sa légitime ? Et bien je n’en sais rien. D’un point de vue strictement ludique, ma rétrospective 2017 pourrait être très similaire à ce que furent mes rétrospectives 2016, 2015, 2014…En ce sens que je ne joue pas à ces titres qui ont pour tort de ne pas être âgés (bon, pas aussi vieux que madame la première dame de France, et heureusement).

Même si au final, je te dois quand même d’avoir tâté de quelques joyeusetés estampillées 2016 et 2017, comme le très filaire mais incroyablement subtil Linelight, ou le vertigineux Splasher, mais qui tous deux sont au final d’excellentes déclinaisons de principes de jeu vidéo liés au passé. Bref et quoi qu’on en dise, 2017 pour moi ne brille pas par son actualité mais depuis le temps tu as du t’en apercevoir. Et tous les grands moments que je passe sont donc datés, même ceux qui pourtant se sont déroulés cette année, comme mon récent passage dans les studios de Nolife… Récent passage mis sous le signe de titres bien rétro et bien exigeants qui ont tous pour éminent mérite d’avoir su me séduire. Et quand un jeu me séduit, vois-tu, il ne peut qu’être bon ! Car et si j’aime la difficulté comme autant de défis à relever, je sais moi-même me montrer difficile. C’est pour ça que même si un candidate ou mieux, une lauréate d’un concours national ou international de beauté me proposait une petite gâterie, je n’aurai aucun scrupule à l’envoyer bouler à grand renfort de termes fleuris qui me feraient passer pour un affreux misogyne, moi qui vomit l’écriture dite inclusive et qui  respecte parfaitement la grammaire française…grammaire pour laquelle le masculin l’emporte sur le féminin. Et oui, c’est comme ça, et puis tu me connais : il n’y a que du jeu vidéo et de la grammaire française que je respecte les règles, dans l’ivresse des pixels et des mots !

Bon, il est donc arrivé, le mois de décembre, et je te parie qu’après décembre viendront janvier, puis février, puis mars, et ainsi de suite jusqu’au décembre prochain. Et je te parie déjà mes testicules que si je suis encore de ce monde, je te dirai vraisemblablement la même chose fin novembre 2018, qui accessoirement sera le second mois de ma quarantaine. Et oui, le temps s’écoule mais jamais mon goût du vieux ne s’écule (sic, du verbe éculer qui signifie s’émousser, et non du verbe écouler ou du verbe enc… euh, pardon). Après tout, d’autres aiment le vieux ou plutôt la vieille et résident dans un palais parisien, moi j’aime le vieux et je réside dans un appart de banlieue. Mais je crois que tel le petit joueur de fluteau de Brassens, je suis ici à ma place, pas comme l’autre, là-bas dans son palais parisien avec sa Jocaste !  Je te souhaite un bon mois de décembre mon serpent, et j’espère que toi aussi, tu es aussi à l’aise dans ton vivarium à jouer à ce que tu aimes, car même si j’apparais toujours comme un vieux con sectaire et fermé, je fais mien un principe fondamental : pour aimer jouer, jouons à ce que nous aimons ! Même si j’avoue ne plus comprendre et ce depuis longtemps le goût actuel des masses.

Yace, vieux grincheux pas si vieux.

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A propos de l'auteur

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Joueur qui balance entre deux âges, plutôt des neiges d'antan que de la dernière averse. Révolté permanent, contestataire patenté, il n'y a que les jeux vidéo et la grammaire française dont j'accepte de suivre à peu près les règles, dans l'ivresse des pixels et des mots.

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