L’HUMEUR YACISTE #62 : trois ans sans Cabu

Salut mon reptile, comment vas-tu en 2018 ?

Et oui mon ami, trois ans déjà. Trois ans déjà que deux enfants de pute un peu trop entreprenants nous ont ont privés des facéties hebdomadaires de Jean Cabut, dit Cabu. Et contrairement à certains « je suis Charlie » de circonstance qui aujourd’hui en viennent à se dire que finalement Cabu et ses collègues de Charlie l’avaient peut-être bien cherché, moi je n’ai pas digéré et chaque semaine, mes lectures du Canard et de Charlie me rappellent encore et toujours que ce sinistre mercredi 7 janvier 2015, cet individu rigolard, binoclard et à la coupe au bol qui laissait entrevoir une tonsure naissante est tombé sous les balles de ces deux enculés. Car oui mon serpent, tu me connais assez pour savoir que je ne rechigne à employer aucun registre de langue, et que plus que jamais les frères K. sont à jamais des enfants de pute, des enculés et que le sol de France et même de notre planète est à jamais souillé de leurs charognes. Alors que les vautours fauves en auraient bien fait leur affaire, ce qui reconnais-le aurait été une solution propre et respectueuse de l’environnement. Tandis que les inhumer fut une colossale injure à notre mère nature en plus de priver les vautours d’un mets de choix, car eux s’en foutent royalement de bouffer  de la carcasse de pourri, tant qu’ils y trouvent leur sustentation. Mais bon, l’homme n’a aucun respect pour la nature, c’est pas nouveau.

En 2008, Cabu dans son strip « Les nouveaux beaufs » avait brocardé ces « Jeux vidéos interactifs » dans lesquels, caricature oblige mais pas si éloignée de la réalité, on devait « écraser des mémés » et « pulvériser des pépés ». Bien évidemment, les forums de GameKult et de JeuVideo.com s’étaient déchaînés sous les plumes virtuelles de membres dont le niveau d’expression, de vocabulaire et d’orthographe étaient éloquents. Arriver à percevoir la critique sous la caricature est aussi difficile pour certains que concevoir qu’en expression, les hyperboles sont un moyen efficace et très souvent amusant de faire réfléchir. Mais un joueur de ce type, c’est-à-dire amateur de Colof, peut-il simplement réfléchir en termes de subtilités ? J’en doute fort…Tout comme tous ces imbéciles diplômés qui dès qu’une tuerie a lieu chez Donald Trump ou ailleurs se décident à de suite imputer ces élans assassins au fait de jouer à la console. Bref, tout est question de subtilité, une subtilité que je trouvais ces Cabu mais guères chez les abrutis de toutes engeances !

En hommage au binoclard qui déjà me faisait rire chez Dorothée dans Récré A2 avant de me faire rire et réfléchir dans Charlie et le Canard, je reprends cette critique et tiens à souligner que seul Cabu l’avait osée, avec une finesse inintelligible pour ces puceaux juste bons à vénérer ces ordures que sont les GTA et autres Colof. Oui, des ordures, et je pèse mes mots. Mes talents de dessinateur étant plus que limités, je n’aurai donc hélas pas la force d’exprimer mon rejet de ces « jeux » avec l’humour que Cabu parvenait à distiller à grand renfort de crayons et autres encres de Chine ! Faut dire qu’une part de mon humour est morte ce 7 janvier 2015. Bref, à nouveau, salut l’artiste, et merci encore de toutes ces années de rire, de tendresse et de critiques d’une finesse qui aujourd’hui encore recèle bien des subtilités. Et quant à ceux qui, aujourd’hui en lisant ceci se diraient que finalement, ce Yace n’est qu’un abruti et qu’il est temps de tourner la page en plus d’arrêter de toujours cogner sur ces admirables séries du jeu vidéo qui ont fait de ce loisir innocent une perte de temps bassement violente, nationaliste et empreinte de militarisme, je les enjoins à me détester et à me vomir toujours plus. Car, et comme le disait Cabu :  » C’est dur d’être aimé par des cons ».

À bientôt !

Yace, vieux grincheux pas si vieux.

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