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L’HUMEUR YACISTE 76 : Nul n’est parfait…

Salut mon vipérin confident, ça rampe sous le soleil de l’été qui s’annonce ?

Les gens de plus ou moins de conversation m’ont par souvent interrogé sur mes trois jeux favoris, car ce type de question est tout connement de celui qui ne mange pas de pain. Question bateau  certes, mais hélas bien souvent délicate à satisfaire, mais pour ma part j’y suis arrivé et je peux donc crier sur les toits et sur l’air des lampions : Madame la Marquise m’a foutu des morpions ! Euh pardon, je peux donc annoncer d’une voix assurée que mes trois jeux favoris sont dans l’ordre Super Aleste, Super Mario World et Tetris, et est-ce ma faute si ces trois titres tournent sur Super Nintendo ?  Oui mon serpent, chanceux est celui qui peut avancer sans hésitation qu’il a trouvé son bonheur sur cette terre, et même si mon idéal de vie sociale ne sera vraisemblablement jamais atteint de mon vivant (car même si je l’espère de tout coeur, jamais les états, l’argent ni les religions ne disparaîtront avant moi), je peux déjà avoir la fierté d’avoir été satisfait en tant que joueur d’avoir connu ces trois titres. Tout comme je suis également satisfait d’avoir trouvé une madame endurante pour accompagner ma vie d’adulte. Mais ça tu le savais déjà.

Et pourtant, je me refuse à dire que Super Aleste, Super Mario World ou Tetris sont parfaits. Mais pourquoi ? Pourquoi me refuse-je ce subtil satisfecit de me dire qu’enfin je tiens la perfection au bout de mon joypad, alors que ces jeux ne m’ont jamais déçu ni même lassé ne serait-ce qu’une seconde et qu’après plus de 25 ans de pratique je suis toujours aussi béat d’admiration devant leur teneur ? Deux raisons semblent se dessiner : la première c’est que je suis un éternel insatisfait, et la seconde serait que je suis encore optimiste. Devine quelle raison est la bonne mon serpent ! Tu dis que c’est parce que je suis un éternel insatisfait, et tu parais sûr de toi. Après tout, tu me connais depuis le temps et tu sais que je suis un râleur convaincu en même temps qu’une pourriture d’anarchiste  comme on les décrit sur BFM TV. Et bien vois-tu mon délicieux crotale, tu as tout faux ! preuve que mon esprit yaciste cache encore des méandres qui peuvent trainer la surprise. Bon tu n’as pas tout à fait tort, je suis effectivement un éternel insatisfait avec une sensibilité à fleur de peau, surtout quand je vois un gros machin informe remporter le concours Eurovision de la chanson tandis que sa contrée massacre sans vergogne ou lorsque l’un de ces déshérités des rues me traite de fils de pute quand je ne lui donne pas de pièce, comme si c’était moi qui l’avait foutu à la porte (entre nous, c’est plus facile d’insulter un passant que d’aller voir Macron et lui demander d’agir pour rendre à la France une prospérité perdue, en plus il faut arriver à passer le poste de garde et le visage fripé de la présidentielle épouse d’un autre âge). Mais là, je dirai que c’est bel et bien par optimisme que je me refuse à déclarer Super Aleste, Super Mario World et Tetris comme parfaits. Car qui sait, et même si j’y crois autant qu’en l’humanité chez les Le Pen ou en l’impartialité régnant dans l’institution judiciaire qui laisse Cahuzac à l’air libre mais envoie des fraudeurs dans les transports en commun en zonzon sur révocation d’un sursis, un jour viendra où un programmeur de génie viendra avec sous son bras un jeu encore plus abouti…

Et c’est en pensant de la sorte que je m’aperçois de tout le potentiel de la création humaine, qui ferait mieux de nous proposer un Mario supérieur au World au lieu de nous produire du sous-produit à base de T-Rex et autres Lapins Crétins. Ah ça, pour créer des lois à la con, la LDJ ou l’hystérie féministe, il y a des candidats ! Mais pour faire mieux que Super Aleste, Super Mario World ou Tetris, là, plus personne… Pourtant ce serait bien plus utile et agréable à cette pauvre humanité… J’ajouterai enfin qu’il n’y a pas qu’en matière de jeu que je me refuse à voir la perfection (et pourtant je suis un homme aux goûts simples, je me contente du meilleur, du top, du haut du panier !). Mais je ne sais pas que rajouter non plus pour que mes quasi-perfections se changent en perfections absolues et empiriques. Que mettre de plus à Bohemian Rhapsody de Queen, à Unfinished Sympathy de Massive Attack, à Jeanne de Brassens, à 2001 L’Odyssée de l’espace ou aux romans de la série des Rougon-Macquart pour les rendre parfaits ? Je n’en sais rien. Mais j’espère pour le bien commun et pour l’histoire humaine qu’un jour, ces standards seront dépassés, même si j’en doute compte tenu de l’évolution de tous les domaines en question. La création humaine aurait plutôt choisi de voir jusqu’où elle pouvait s’enfoncer, alors qu’il eut été tellement plus logique qu’elle tentât plutôt de s’élever encore et toujours…

Finalement je suis donc un optimiste au fond, mais un réel fataliste en fait : j’ai toute chance de mourir avant de revoir un écrivain qui m’émeuvra autant qu’un Zola, qu’un chansonnier me subjuguera autant qu’un Brassens, qu’un cinéaste me sidérera autant qu’un Kubrick…et qu’un game designer m’interloquera autant que MM Hirono, Miyamoto ou Pajitnov… Quel monde de merde finalement ! Même quand j’essaie d’être optimiste, je finis toujours par râler.

Chassez le galop, il revient au naturel !

Yace, vieux grincheux pas si vieux !

 

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