L’HUMEUR YACISTE 78 : bonnes vacances derechef !

Salut mon serpent.

Et bien nous y voilà : l’été est là, le soleil aussi, il est donc l’heure pour toi de sortir un peu plus de ton vivarium pour aller te nourrir directement à la source de notre mère Nature. Et pour moi vient le temps de la réclusion pour cause de morte saison, car oui l’été est pour moi la morte saison. Alors je te souhaite d’excellentes vacances, tout comme je ne peux que recommander à nouveau à tous ceux qui lisent cette hebdomadaire bafouille de surtout ne pas suivre la bien-pensance…

Bien-pensance qui voudrait que l’on profite des vacances pour aller grossir la pâtée humaine qui colonise les plages et ce de Biarritz aux Sables d’Olonne, bref ne vous croyez pas obligés tous de passer par les cases tongs et bermuda avec chemise à fleurs ou ornée d’une Madame aux gros lolos. Profitez de vos vacances pour enfin donner un peu plus de temps à ces bienfaits de l’industrie que sont ces jeux vidéo qui nous enchantent ou plutôt nous enchantaient il y a à peine deux ou trois décennies ! Car oui, maintenant que les vacances d’été permettent à ceux qui seront soulagés de leurs professeurs/employeur/exploitant/salopard de patron profiteur (rayez la ou les mentions inutiles) d’un peu plus disposer de leur existence, pourquoi aller s’emmerder à faire comme tout le monde, c’est-à-dire jouer à Candy Crush à la plage, entre une obèse aux aisselles malodorantes et un vieux macho à la poitrine aussi fournie qu’une pelouse pas tondue qui reluque votre copine d’un peu trop près ?

Pourquoi se réduire ainsi à la généralité abrutissante et risquer de tomber sur un ramassis de jeunes abrutis écouter du Booba dans leur décapotable et trouver trop fun que le brailleur susmentionné parle de se faire des « manteaux de fourrure avec les poils de ta chatte » ou sur un troupeau de branleuses qui ne causeront à voix déployée que de leur rouge à lèvres et de leur bleu à ongles qui fait trop cool en été, le tout en s’appelant « ma chérie » avant de se rouler des galoches « pour de rire » ? POURQUOI ?

Alors qu’il suffit juste d’investir dans un ventilateur (ou une petite clim pour ceux qui ont un commencement de fortune), de s’acheter quelques bouteilles au supermarché du coin (sans oublier que seule l’eau est à même de réellement étancher la soif) pour d’une part faire des économies (sans déc, le prix d’un Coca en terrasse sur ces plages rendrait ce breuvage encore plus cher que du carburant ou parfois même du parfum à la glande de cachalot…on est presque au niveau de l’encre pour imprimante !), mais surtout pour enfin pouvoir savourer la vie telle qu’elle n’aurait jamais dû changer, c’est-à-dire devant une véritable oeuvre de talent ludique, tranquillement au frais avec un bon sirop d’orgeat glacé et un peu de Tears for Fears ou de Beatles en fond sonore, juste assez pour ne pas trop couvrir le son du jeu…

Mais non, il y aura toujours des abrutis plus ou moins congénitaux qui préféreront se choper une chaude-pisse après avoir tiré leur crampe avant de plonger dans une piscine farcie de bouts de verrues plantaires en suspension dans une eau qui n’a même plus l’élégance de jaunir quand un nageur pisse dedans ! Alors devant tout ça, je te présente, mon serpent, mes plus agréables voeux pour ces vacances, et je rappelle que bien souvent, que ce soit en été, en automne, en hiver ou au printemps, le bonheur véritable réside dans la simplicité et la santé de ceux qui comptent pour nous. Un peu comme jouer à Sonic 2 en buvant un diabolo citron, à l’aise dans son salon et sans avoir à mettre le réveil pour cinq heures du matin le lendemain. m’enfin, si certains préfèrent se taper des heures de bouchons, cracher dans les péages pour finalement n’avoir qu’un coin de sable pour mieux s’y brûler le cul tout en profitant des exhalaisons corporelles de ses voisins de plage, que veux-tu que j’y fasse, et que pouvons nous y faire véritablement ! Comme je le dis si souvent, on ne peut faire le bonheur des gens malgré eux, alors concentrons-nous sur nous-mêmes et faisons notre propre bonheur.

Bonnes vacances mon serpent, on se retrouvera à la rentrée, mais peut-être t’enverrai-je une petite carte postale toute droit venue de ma salle à manger ou de mon balcon !

Yace,
vieux grincheux pas si vieux.

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *