L’HUMEUR YACISTE spéciale nouvel an : 18 ans après l’an 2000

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Salut mon crotale !

Et comme la tradition le veut, je me permets de te présenter et ce en toute sincérité mes meilleurs voeux pour les jours de l’an 2018. Car oui, voilà, après une année 2017 plus ou moins rondement menée, nous voilà donc en 2018. Comme tu le sais déjà, j’ai une sainte horreur pour toutes les rétrospectives foireuses qu’on nous impose en fin d’année, alors je profite de ces voeux pour tenter d’à nouveau prédire de quoi cette année nouvellement entamée sera faite. Et contrairement au speech de notre Président le cul bien installé sur les fauteuils  de l’Elysée et qui nourrit son cabot avec plus d’attention qu’il n’en a pour les trop nombreux miséreux de ce beau pays, les prédictions qui suivront n’auront rien d’hypocrite ni de lénifiant, bref : du yacisme dans toute sa splendeur, et n’en déplaise à une quelconque Jocaste. Et oui, en 2018, je me demande quelle commémoration fera le plus de bruit. Va-t-on enfin s’apercevoir que Mai 68 ou plutôt les « Evènements de mai 68 » qui donc auront cinquante ans cette année seraient plus qu’une simple sauterie prétexte à de tendres souvenirs entre septuagénaires, mais que ces évènements gagneraient à être reconduits et avec un peu plus d’efficacité cette fois ?  Au vu du cynisme du locataire du palais, qui a illuminé de sa présence l’ouverture des Restos du Coeur, plus rien ne m’étonnerait… Ou va-t-on encore  nous préparer à un centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, sans se dire que finalement il aurait peut-être mieux valu n’avoir rien à fêter ce jour… si seulement ce con de François-Ferdinand n’avait pas décidé de se balader à Sarajevo en cette fin juin 1914 ? J’en profite pour dire que nous tenons la le prochain sujet de trame pour la grande série des Colof, un nouvel épisode dont le but serait d’aller retenir Gavrilo Princip, ou alors de tenter d’incarner le garde du corps de l’archiduc en visite en Serbie.
Mais 2018 c’est aussi l’anniversaire de la Coupe du Monde 1998, il y a vingt ans où tout le monde chantait I will survive (ou plutôt une bien piteuse reprise de ce standard de Gloria Gaynor). Mais personne pour fêter les véritables anniversaires, comme celui des Envahisseurs de l’espace qui en 1978 sonnèrent le début d’une réelle démence collective, ni même pour célébrer le mien…Car moi aussi en 2018 je vais entrer en quarantaine ! Oui mon serpent, je suis arrivé en ce bas monde la même année que Space Invaders, et je peux donc dire, plutôt que redouter la crise de la quarantaine donc, que je vais fêter les vingt ans de mes vingt ans. Ca sonne tout de suite moins dramatique, tu ne trouves pas ? Bon comme chaque année, on aura un E3 qui me laissera de glace, je ne pourrai vraisemblablement pas assister au Stunfest et l’été sera caniculaire, mais à nouveau, en 2018, la liste des jeux reconnus comme vintage va augmenter ! Seront désormais admissibles à cette appellation les titres sortis en 1998 en plus de tous les autres. Et qui sait, peut-être même les vieux cons réacs à mon image ne sont-ils pas à l’abri d’heureuses surprises, comme voir enfin arriver un jeu indé qui serait l’aboutissement de leur fantasme d’un retour aux sources, ou qui sait d’une parenté nouvelle (dans mon cas ce serait étonnant pour des raisons que je n’exposerai pas ici), ou de voir une famille s’agrandir (car chaque nouveau né change déjà le monde à sa façon, et puis un nouveau venu, ça fait un nouveau joueur en puissance et à éduquer aux agrès des gloires du gaming d’antan).
Bref en cette année qui commence, je ne peux que me demander si finalement ce temps qui s’écoule à un rythme égal pour tous mais pas selon la même numération ( ben oui, il sera 2018 pour le temps chrétien, alors qu’il ne sera que 1439 pour le temps musulman et qu’il est déjà l’an 5778 en temps hébreu) n’est pas finalement la définition même de mon rapport à tout ce que j’aime, du jeu vidéo dit rétro à tous iceux et toutes icelles qui ont compté, comptent et compteront pour moi. Car oui mon serpent, je n’aime que ce qui vieillit. Et que ce soit en matière ludique, musicale, cinématographique et même humaine, tout ce que j’aime est amené à vieillir. Et si un jour je ne serai plus là, j’aime à croire qu’on se souviendra de mes trois jeux préférés encore après ma mort, et que Super Mario World, Super Aleste et Tetris auront toujours des adeptes même après que moi, humble mais convaincu zélateur de ces trois merveilles, aurai quitté cette planète dans une urne funéraire dont on répandra le contenu je ne sais pas encore où.

Mais soyons positif, depuis ce 1er janvier 2018, je ne risque plus de mourir en 2017 !

Allez, sur ces ultimes considérations, je te présente à nouveaux tous mes voeux de santé et de véritable bonheur pour cette nouvelle division chronologique chiffrée 2018.

Yace, vieux grincheux pas si vieux.

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A propos de l'auteur

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Joueur qui balance entre deux âges, plutôt des neiges d'antan que de la dernière averse. Révolté permanent, contestataire patenté, il n'y a que les jeux vidéo et la grammaire française dont j'accepte de suivre à peu près les règles, dans l'ivresse des pixels et des mots.

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