Capcom, c’est un peu l’éditeur en dent de scie. Ils ont des bonnes périodes, clairement (dont celle de 2018-2019 avec Resident Evil VII, Monster Hunter World et Resident Evil II Remake) et des périodes foncièrement dégueulasses (ère PS360). Et bien figurez vous qu’à un moment, Capcom était tout simplement le maitre des adaptations de licences Disney. Jamais avar en effort, ils ont développé des histoires originales dans des mondes que nous ne connaissons trop bien. Revenons ensemble au tournant des année 1990, un temps que les mois de 20 ans ne peuvent pas connaitre.

Ducktales, celui qui m’a le plus piqué des sous…

Le 1er niveau que tout le monde a dû voir

Je botte tout de suite en touche une série de jeu au combien qualitative : Chip’n’Dales. Loin d’être des hommes barbus en strinh, il s’agit d’une saga mettant en scène tic et tac, nos écureuils favoris. Et bien figurez vous que Doggy a déjà fait un dossier sur ces chenapan. C’est ici et c’est sacrément bon. J’en viens donc au cœur du sujet de ce paragraphe : Ducktales. Le joueur dirige Balthazar Picsou parti à la recherche de trésors légendaires, à travers 5 niveaux à défilement horizontal, représentant chacun une région du monde. Jeu de plateforme assez original puisque ne s’agit pas seulement d’avancer le plus vite vers la droite. Au delà d’une verticalité assez intéressante, tout le sel du jeu se retrouve dans la canne de Picsou. Il peut s’en servir comme d’un club de golf pour débloquer des passages secrets, mais aussi, et surtout, comme objet de génocide envers les ennemis en sautant sur eux et en activant la touche qui va bien.

Tout le monde est là dans ce melting-pot ultra qualitatif :

  • Zaza ; Riri, Fifi et Loulou qui donnent des indications au joueur.
  • Flagada Jones qui, au milieu de chaque niveau, propose au joueur de le ramener à la maison, pour y stocker les richesses amassées jusque-là.
  • Mamie Baba qui distribue des gâteaux, redonnant un point de vie au joueur.
  • Géo Trouvetou qui donne de nouveaux pouvoirs à Picsou.
  • Les Rapetou qui volent les richesses du joueur lorsqu’ils le touchent
  • Miss Tick : boss du niveau Transylvania.
  • Gripsou qui apparaît au dernier moment pour tenter de voler le trésor.

Tout comme dans un autre jeu de qualité de Capcom, Megaman, il est possible de faire les 5 différents niveaux dans n’importe quel ordre. Le tout pour une expérience tout à fait originale.

Ducktales Remastered, celui qui m’a le plus renvoyer en enfance

Et ce même premier niveau remasterisé

2013. Voilà une année à marquer au fer rouge pour tous les fans du plus radin des canards. En effet, le studio américain WayForward Technologies, habitué à la production 2D de qualité, avec notamment la série des Shantae, a développé un remake nommé Disney’s DuckTales Remastered. Ce remake du jeu original est sorti en téléchargement uniquement à l’été 2013 sur PlayStation 3, Xbox 360, Wii U et PC (puis en 2015 sur mobile). Bien plus qu’un simple remaster, il s’agit bien là d’une réinterprétation du jeu d’origine avec de mécanismes de gameplay originales et des niveaux bonus. Le prologue et le niveau final sont inédits et les 5 niveaux centraux ont été repris du jeu original et allongés. De plus, contrairement au jeu original, il n’y a pas de clé à aller chercher en Transylvanie à la fin, pour un déroulé peut-être plus simple, mais surtout plus souple. Le bureau de Picsou sert de lieu entre les niveaux, comme pouvait le faire « la base » dans le premier jeu. Véritable ode d’amour au jeu d’origine, je vous encourage plus que de raison à y jeter un coup d’oeil.

Au delà de cette logique de remasterisation par WayFoward, le premier Ducktales a laissé une trace assez forte chez les gamers du début des années 1990. Non pas grâce au jeu, qui est déjà en lui même une belle réussite, mais surtout grâce à sa musique notamment avec le « moon theme » repris de 150 façon par des musiciens et autres covers sur youtube. Et le résultat étant assez proche de l’original, il est souvent de qualité.

In fine, et pour en finir avec le 1er Ducktales,  le 18 avril 2017, Capcom nous a gratifié d’une sorte de compilations de plusieurs titres phares 8 bits de Disney Interactive des années 1990 sous le nom The Disney Afternoon Collection sur Xbox One, PlayStation 4 et PC. On y trouve donc bien attendu Ducktales, mais aussi dont Disney’s Darkwing Duck, DuckTales 2, Disney’s Chip’n Dale: Rescue Rangers, Disney’s Chip’n Dale: Rescue Rangers 2 et Disney’s TaleSpin.

Ducktales 2 : celui qui m’aura donné le plus de suspens

Une vraie amélioration graphique

Parce que oui Ducktales est un super jeu, mais intrinsèquement, Ducktales 2 (sa suite) est bien mieux. Pour le contexte, Disney’s DuckTales 2 (La Bande à Picsou 2), toujours édité par Capcom, sur NES en 1993 (à noter aussi une version sur GameBoy). Egalement intégrée dans la compilation évoqué ci-dessus, il s’agit du second et finalement dernier épisode de la série (trop courte) des Ducktales. Balthazar Picsou, encore lui, est à la recherche du trésor caché de McDuck. Pour le trouver, il doit récupérer les différents morceaux de la carte au trésor, morceaux cachés dans un vieux château hanté, dans une antique pyramide ou encore dans un bateau pirate. Encore une fois, il pourra compter sur ses neveux pour le conseiller et le guider dans sa quête, ainsi que sur ses amis Flagada Jones et Géo Trouvetou.

Globalement, il s’agit d’une suite tout à fait « lisse » du premier épisode, qu est à la fois meilleur, sans pour autant donner assez de nouveauté pour crier au génie. Il s’agit toujours d’un jeu de plates-formes en 2D, à défilement horizontal dans lequel le joueur incarne Picsou au travers de cinq mondes. Toujours les coups de cannes, toujours les sauts, etc. Toujours des lieux intéressant de découverte dans les niveaux :

  • Niagara
  • Bermudes
  • Île de Mu
  • Égypte
  • Écosse

Si moins mémorable que le premier DuckTales, car c’est une suite et reprend les mêmes bases du gameplay, ce DuckTales 2 est une super suite qui reste très solide grâce à de petits ajouts dans le gameplay, une bande son agréable, de bons graphismes, et une bonne variété dans les niveaux. Une des bonnes pioches de la toute fin de vie de la NES. Il est toutefois l’archétype de « la suite mieux mais moins bien ». Le premier Ducktales était assez novateurs, que ce soit dans son scrolling bi-directionnel, dans sa manière d’éliminer les ennemis, ou même dans la manière de se mouvoir (le fameux « saut-canne » continu); Alors que le second n’apporte finalement rien de plus, mis à part un suspens plus présent et des situations plus variées.

A retenir

La série DuckTales aurait tout à gagner à revenir sur le devant de la scène, au delà du Remaster du 1er opus bien entendu. Le monde du jeu vidéo est actuellement (début 2019) dans un « tunnel de remake » : Crash Bandicoot et CTR, Spyro Trilogy, Medievil, Final Fantasy VII et bien entendu Resident Evil 2 Remake. Ne serait-ce pas intéressant que ce tunnel de Remake s’arrête avec des suites de bons jeux d’antan ? A quand un DuckTales 3 ?!

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