En tant que bon citoyen français et quelque peu chauvin, je dois avouer que c’est toujours un plaisir d’assister à la création d’une nouvelle licence élaborée par des compatriotes. D’autant plus que Lost in Harmony à tout d’un titre prometteur et a pour ambition d’apporter une expérience visuelle inédite à ceux qui seront suffisamment curieux pour tester ce bijou.

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La roue de l’infortune

Digixart Entertainment est un studio qui ne parlera sans doute à personne et c’est en quelque sorte normal puisqu’il qu’il a été fondé que très récemment par Yoan Fanise. Ce nom nous est déjà plus familier, c’est à lui que l’on doit en partie Soldats Inconnus : Mémoire de la Grande Guerre, un jeu sorti sous la coupole d’Ubisoft Montpellier et qui a ému à chaudes larmes de part son parti pris artistique et son contexte plus qu’historique. Bien décidé à se lancer dans la vague impitoyable des jeux qui pullulent sur smartphones, notre grand manitou veut mettre un point d’honneur –selon une interview- à créer des jeux riches en émotions et c’est l’une des raisons pour lesquelles Digixart est né. Lost in Harmony devient donc sa première production et l’un des rares (le seul ?) à proposer un style de jeu qui mélange, runner, jeu de rythme et voyage interactif.

Good night sweet prince

Good night sweet prince

Préparez donc les Kleenex, Lost in Harmony ne fait pas dans la joie et compte bien tirer la corde sensible.  Bien que le scénario soit en l’occurrence très mineur , on aura toutefois l’occasion de découvrir la relation qu’entretien le jeune Kaito avec sa camarde de classe Aya via texto. Très vite, on comprend que l’ado est atteinte d’un cancer, le thème principal du jeu et cause dans laquelle les développeurs se sont engagés en portant le jeu sous Android à l’occasion de la Journée du Cancer ce mois-ci. Tant bien que mal, Kaito est un véritable soutien pour la petite dans cette dure épreuve et s’évade le soir dans ses rêves, en skattant dans des mondes illusoires comme pour fuir la dure réalité. Premières impressions, le jeu tourne de façon plutôt fluide avec un iPhone 5S (qui va rentrer dans sa troisième année). Dès les premières minutes de jeu, on s’immerge et on profite du voyage façon runner, un genre qui n’est pas prêt de mourrir. Première chose curieuse, la caméra cadre le devant de l’action et le scrolling est fuyant vers l’horizon à la façon d’un générique de Star Wars en vitesse x100. On évolue des décors désertiques, urbains, spatiaux avec un Kaito sur son skateboard, Aya sur le dos le tout en musique. Avec des remix de compositions mondialement célèbres (coucou Chopin & co…) et, on se laisse transporter, en prenant soin d’esquiver les motos folles et autres bisons tenaces qui nous traitrisent par derrière. D’autres obstacles sont frontals, et évidemment signalés au préalable par une flèche pour anticiper les chocs. Jeu musical oblige, il est amusant de noter que les pièges arrivent au contact du héros en rythme même ce n’est pas toujours flagrant lors d’une armaggadon. Bizarrement pour un runner, on peut déplacer Kaito librement de gauche à droite juste en maintenant les bords de l’écran à dose désirée, même si « swiper » l’écran aurait peut-être été plus judicieux pour axer le personnage sur un couloir et faciliter les contrôles. Quoiqu’il en soit, Lost in Harmony nous transpose avec un spectacle graphique souvent impressionnant en plus d’être immersif, c’est l’objectif voulu par Digixart et c’est réussi.

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