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C’est une fois de plus vers le magistral CPC, compagnon de mon enfance, lui qui m’a enseigné les plaisirs de l’aventure textuelle, de l’aventure action, du puzzle game, du casse-briques, ainsi que les dures leçons de la vie concernant les adaptations des jeux d’arcade. S’il m’a aussi fait profiter (les fidèles lecteurs de cette chronique le savent) de mon premier bout de fesse vidéoludique, il a su aussi m’endurcir (…), faire de moi un homme (…non, là, les gars, vous êtes lourds avec vos sous-entendus, j’essaie d’écrire une chronique, moi, ok ?), m’initier au combat, me donner le goût du sang en me forçant à combattre des frères jumeaux à l’épée assortie à leurs T-shirts aux couleurs criardes. Si vous mettez ma parole en doute, c’est que vous n’avez pas connu Barbarian.

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Alors oui, on fait tout un foin sur qui a inventé le VS fighting, qui l’a popularisé, on parle de Street Fighter, de Ye Ar Kung Fu, ou des boss de Black Belt, de la fin de Double Dragon, mais est-ce qu’on parle de Barbarian ?! Non! Pourtant, même si accessoirement, ce n’est pas un jeu de baston, dans la mesure où l’on manie l’épée, c’était bien du VS fighting, et plutôt élaboré au niveau des techniques, en plus! Joystick à un bouton oblige, les coups étaient limités au nombre de directions possibles accompagnées d’un clic, mais les combats étaient riches… Bon, ok, ils pouvaient aussi ressembler à ça, c’est-à-dire un enchaînement de deux coups répétés en boucle qui ne vous menaient généralement pas plus loin que le second stage. Mais la tentation était grande, car Barbarian avait son petit truc à lui…

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La décapitation. Et quelle décapitation! Car le jeu était magnifique, compte tenu des capacités du CPC, les quatre arènes étaient particulièrement jolies, les barbares étaient magistralement animés et bien dessinés, les combats étaient fluides et ardus, les musiques prenantes, bref, Barbarian s’imposait d’office comme une tuerie, une petite bombe, avec les moulinets d’épées qui s’entrechoquaient, ses roulades au sol pour déséquilibrer l’adversaire, ses coups agrémentés de gerbes de sang… Mais voilà, la tentation de tenter la décapitation était souvent trop grande, tant elle était jouissive. Difficile à rentrer car elle exigeait un timing et une distance précise, le joueur novice, jeune, impatient avait tendance à marteler arrière+coup pour avoir le plaisir de voir… Bon, normalement, vous l’avez déjà vu si vous avez cliqué sur le lien du dessus (mais si, ce lien, bon sang, c’est la même qu’en haut!), mais pour les autres, vous aviez donc le plaisir d’admirer votre barbare tourner sur lui même, l’épée tendue, et trancher la gorge de votre adversaire, qui tombe à genoux dans une gerbe de sang, pour ensuite voir sa carcasse traînée par un gnome vert, qui shoote au passage dans la tête du malheureux, le bruit interrompant l’excellente et ténébreuse musique de la fin de duel.

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Une jeunesse vidéoludique se compose de nombreux moments magiques, plus ou moins importants, plus ou moins sains, mais tous tissant la toile de fond de notre expérience de joueur. Mon goût pour la série B a-t-il été conditionné par ce jeu ? Ai-je été traumatisé par ces décapitations à répétition ? Personne ne pourra le dire… Reste que ce jeu a une place importante dans le coeur de tous ceux qui s’y sont essayé, et que celui qui n’a jamais lancé le mode deux joueurs juste pour le plaisir de rentrer confortablement une décapitation parfaite me lance la première pierre (aie! J’te crois même pas, sale menteur!). Personnellement, je n’ai jamais réussi à vaincre Drax, je ne suis pas certain de l’avoir seulement rencontré, d’avoir été capable de vaincre les huit guerriers au style spécifique qui me séparaient de la princesse sexy (j’ai oublié son nom). Mais j’ai aimé ce jeu. Oui, je l’ai aimé.

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Et c’est là dessus qu’on se quitte, cher lecteur en proie à la nostalgie. Mais pas pour longtemps, tu t’en doutes, car on se donne rendez-vous dans sept jours, pas plus, pas moins.

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