Bienvenue dans la chronique où l’on se remémore les moments de pure magie vidéoludique, ceux qui font disparaitre la réalité derrière un rideau de pixels enchantés. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai parlé de FF VI et VII, mais que j’ai négligé le dernier membre de mon top 3, et c’est très mal. Réparons aujourd’hui cette injustice et chantons les louanges du grand Final Fantasy IV.

TOMAGIQUEFF4introAprès un dernier opus (l’opus III, et là, seuls les vieux peuvent esquisser un sourire indulgent en se disant « it’s gonna be a fiiiine niiight toniiiiight… ») sur NES qui offre à la série une profondeur et un souffle épique sans précédent, que l’on a pu redécouvrir et apprécier enfin à sa juste valeur via un portage DS gigantesque, la saga des Final Fantasy débarque en grande pompe sur Super Famicom avec sinon le meilleur, à n’en point douter l’épisode le plus important puisque c’est lui qui pose les véritables bases, l’ingrédient secret de la recette FF, à base d’émotions fortes, de tension dramatique, de sacrifices à arracher des larmes, d’epicness, bref, le socle des vrais grands chapitres de cet opus magnum. On le sait, c’est FF VI qui, pour des simples raisons de manque d’audace au niveau des éditeurs qui ont laissé le IV squatter l’archipel à l’époque, qui représentera pour beaucoup le point de départ du coté « adulte » de la série, et FF VII qui démocratisera la série, épisode légendaire développé sur la non moins légendaire Playstation, le premier véritable support ouvert qui dit « viendez, viendez! » à tous les développeurs de talent. Bon, certains malheureux ont découvert la série avec le VIII, et vivent désormais dans l’illusion, n’ayant pas réalisé que la magie avait déserté la série un temps, au profit d’un coté bassement mécanique et d’un contenu, il faut l’admettre, pantagruelesque, mais laissons cette question pour un autre jour (et laissons ces brebis égarées dans l’anonymat (mais c’est Yannou, c’est lui, en fait!!!) ). Revenons aux lettres de noblesse de ce géant de l’epicness vidéoludique.

TOMAGIQUEFF4esquadronComme beaucoup, j’ai découvert FF IV après coup, après avoir pleuré sur le VII, m’être fait pulvérisé par la classe du VI réédité sur Playstation et avoir réalisé par là que la série n’était pas née avec le VII et morte avec le VIII (ok, ok, c’était un dernier troll pour la forme, promis). C’est donc tout tremblant que j’achetais FF Antology, proposant les quatrième et cinquième épisodes. Et j’ai commencé par le V, en me disant que tout ce qui touchait de près au VI ne pouvait qu’être génial. Et c’est donc une douche glacée de déception que je me prenais sur les coucougnettes, car au bout d’une heure de jeu, je n’avais pas encore goûté à la magie que j’attendais légitimement de cette série, la seule qui m’ait arraché de vraies larmes. Sous le coup de la déception, j’ai attendu le soir pour m’attaquer au IV, mais avec un doute méfiant chevillé au corps. Après une fort jolie mais négligeable intro rajoutée pour les besoins de cette édition, j’attaquais le jeu à proprement dit, et là, dès les premières minutes, voire les premières secondes, j’étais dedans, j’avais le frisson, ça y est, j’avais trouvé un nouvel épisode digne d’entrer dans le panthéon des géants vidéoludiques.

TOMAGIQUEFF4CecilDurant ces premières minutes magiques, sur fond de musique épique et tendue, on découvre un héros sombre, torturé par les massacres commandités par son monarque, on goûte à une ambiance adulte, on est d’entrée de jeu plongé dans le vif du sujet, dans l’épaisseur d’une intrigue qu’on devine plus dense qu’il n’y paraît, bien loin des clichés simplistes qu’on a pu rencontrer auparavant. Immédiatement, on effleure un monde, on touche du doigt ses fissures, on ressent le déchirement interne de Cecil l’Homme au Nom Pas Très Crédible, le respect de ses hommes, l’ambiguité morale de sa mission, la complexité des enjeux. Rarement un jeu aura réussi en aussi peu de temps à communiquer autant. Et comme je n’aime pas parler dans le vide, je partage même cette scène avec vous. Non, ne me remerciez pas, cliquez plutôt ici et admirez.

TOMAGIQUEFF4Cecil2Et c’est là dessus que je vous laisse, en vous donnant rendez-vous dans sept jours, pas plus, pas moins.

toma überwenig

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *