Bienvenue dans la chronique où il fait bon retirer ses chaussures pour glisser ses petons dans de confortables chaussons, s’enrouler dans une couverture, l’oeil dans le vide en écoutant les autres parler du Bon Vieux Temps… Et parfois, d’un temps pas si vieux que ça… parfois même pas si bon que ça. Mais que seraient les semaines spéciales sans les boudeurs qui auraient préféré fêter les vingt-cinq ans de Final Fantasy, et qui se retrouvent à devoir parler d’une série qu’ils n’ont pas pratiqué, je vous le demande un peu ?! Car oui, team spirit oblige, il faut cadrer avec la thématique. Et cette semaine, vous aurez droit à un aveu, une confidence sur l’oreiller (rassurez-vous, je parle littéralement, je vous écrit depuis mon lit calé sur un oreiller, vous n’aurez pas à passer à la casserole pour profiter de mon anecdote hebdomadaire hors-série, promis!) (du moins pas cette fois…).

Si vous êtes là souvent, vous connaissez peut-être ma propension à troller FF8, juste pour le plaisir (et pour rappeler à l’humanité à quel point il ne fait pas le poids, comparé à ses deux aînés immédiats, quand même!). Vous avez aussi peut-être lu quelque part que je joue dans Scorpion Violente, le meilleur duo electro-punk-dancefloor du monde (et le plus malsain aussi (et le plus sexy) (et le plus…ok, j’arrête…) ). Sur un plan plus personnel, vous savez peut-être que je suis le dernier humain à ne pas avoir de téléphone portable, que j’ai l’intention de raser le Luxembourg pour le repeupler avec des nains albinos possédés par des démons et que je suis gaucher. Par contre, vous ne savez très certainement pas que depuis que j’ai acheté mon premier PC, je n’ai JAMAIS joué à un jeu commercial dessus, que ce soit un MMO, un FPS, un jeu de stratégie, un point’n click, jamais… Enfin, si l’on oublie mon expérience sur Hitman 2, mon seul dérapage dans les platebandes vidéoludiques du Personnal Computer.

C’était à l’époque où l’internet 128k était une grande avancée technique. C’était aussi mon premier (et seul) PC non-portable. J’avais ma fidèle Playstation première du nom branchée dans mon salon, mais quand après vous avoir assemblé gracieusement votre ordinateur, installé tout ce qu’il faut là où il faut, votre bienfaiteur vous propose un jeu où vous jouez le rôle d’un tueur à gages, un méchant, un vrai, et qu’il vous dit un sourire en coin que la réalisation décoiffe et que vous ne pourrez plus jouer à la PS après ça, vous tombez à genoux en le remerciant, excité et angoissé à la fois. Une fois l’ami parti, quelques clopes et un tutoriel plus tard, j’étais conquis. La classe du personnage, le déguisement de facteur, l’infiltration de la villa en tant que livreur, la beauté des décors, la souplesse des animations, le souffle de liberté totale dans un cadre déterminé, je n’avais jamais vu ça, forcément. Inutile de préciser que le temps s’est suspendu une paire d’heures, hypnotisé par la réussite de l’ensemble (un moment tomagique, somme toute!). Mais au bout de ces quelques heures, en bon gaucher, je n’étais toujours pas à l’aise avec la souris dans la main droite, je n’avais toujours pas réussi la première mission recommencée un nombre considérable de fois, le combo clavier-souris ne me parlait pas… et surtout, je n’avais toujours pas passé cette foutue première mission!! (‘pas l’habitude, moi, de faire gaffe quand on m’explique la mission en intro, je savais pas…)

C’est évidemment au moment où l’agacement commençait à poindre que le jeu s’est décidé à planter une fois… puis plusieurs fois, m’obligeant à le réinstaller (à partir de ce CD rayé et peu fréquentable laissé nonchalamment sur un coin de bureau par mon bienfaiteur). Bref, en une soirée, j’ai goûté au Rêve Américain, le vrai, et juste avant de signer pour l’éternité, j’ai été balancé tout nu dans le Bronx avec une croix gammée tatouée sur la fesse! Séduit et gavé dans la foulée. Mais voyons le coté positif des choses : je peux toujours jouer sur la vieille Playstation, contrairement à ce qui m’avait été annoncé, et cette expérience m’aura permis de ne pas basculer dans la surenchère informatique, m’aura vacciné contre le PC-gaming et donc contre les MMO… mais aussi permis d’effleurer cette sensation que l’on éprouve lorsqu’on bascule dans un autre monde vidéoludique plein de nouvelles possibilité, l’oeil brillant et le souffle coupé.

C’est encore une fois sur un souvenir en demi-teinte que je vous laisse, mais la semaine prochaine, on redevient sérieux, et je vous promets de la magie, du plaisir brut, dans sept jours, pas plus, pas moins.

toma überwenig

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