Bonjour et bienvenue dans notre petit coin de chaleur nostalgique où il fait bon se replonger dans nos souvenirs de gamers. Aujourd’hui, comme c’est la semaine spéciale sur les différentes façons de jouer, il a fallu choisir, trancher, cruellement. J’aurais voulu parler de Rhythm Tengoku sur DS et de sa façon d’utiliser le stylet définitivement hors-norme et son ergonomie sans faille, mais je l’ai déjà testé ici. Idem pour Beat.Trip Beat, qui aurait eu légitimement sa place ici. Il y avait aussi WarioWare en lice, condensé de génie et de gameplays hallucinants à travers une myriade de micro-games, mais comme je vous concocte un dossier dessus, je l’ai mis de coté aussi. Et comme on est ici pour se replonger dans nos souvenirs, ceux qui nous mettent la larme à l’oeil, qui touchent à nos racines de gamers, je me suis simplement demandé quel était ma première expérience avec un gameplay autre que le joystick ? Et là, je me suis souvenu du terrible Space Gun.

TOMAGIQUEspacegunForcément, même si je n’avais pas de NES chez moi, Duck Hunt ne m’était pas inconnu, mais comme mon entourage proche, lors de la phase 8-Bits, était plus Sega que Nintendo, je n’ai pu y jouer que tard, lorsque j’étais au collège. Donc le premier flingue vidéoludique que j’ai pu prendre en main, tout tremblant, c’était celui de Space Gun, un des premiers rail shooter, peut-être même le premier, puisque Cabal, défouloir jubilatoire de quatre ans son ainé, se jouait sur un plan fixe où il fallait défourailler tout ce qui bougeait (ainsi que tout ce qui ne bougeait pas). Bref, je n’y mettrais pas ma main à couper, mais ce qui est sûr, c’est que c’était mon premier rail-shooter, et ma première expérience avec un flingue. Et dans la foulée, avec un jeu d’horreur, car Space Gun distille une ambiance à faire trembler les genoux et mouiller son short Petit Bateau! Dans une ambiance claustro, avec une musique pesante, vous avancez dans un vaisseau, arme en main, tendu comme un slip trois tailles trop petit… Quand soudain, un laser d’autodéfense vous canarde. Hop, vous le torchez vite fait en ricanant… Puis le premier alien fond sur vous du fond de la pièce! Et là, vous ne rigolez plus, la tension est à son comble. Parce que non seulement ils sont plutôt résistants, mais c’est qu’en plus ils font flipper, ces aliens, avec leurs quatre bras, leurs têtes insectoïdes, leur façon de vous charger! Et plus ça avance, plus il y en a! Si on rajoute à ça les survivants à sauver, ça devient vite chaud!

TOMAGIQUEspacegunattaqueQuand j’ai commencé ma première partie de Space Gun, le reste de la salle d’arcade a disparu quasi littéralement, j’avais basculé dans ce vaisseau étouffant, j’étais traqué par des aliens, je vivais l’aventure, flingue à la main. C’était magique (eh oui, il fallait bien que je case « magique » quelque part, non ?). Aujourd’hui, avec le recul, je réalise que le soft a très bien vieilli, et qu’il était impressionnant pour l’époque. Déjà, il était très bien réalisé, les graphismes envoyaient du bois, et on ressentait bien l’impact des balles sur les ennemis, mais en plus, les dégâts étaient ciblés, vous pouviez shooter les bras des aliens un par un (c’était d’ailleurs conseillé, si vous vouliez les réduire en tas de chair avant qu’ils ne vous attaquent)… Ca ne vous rappelle rien ? Eh oui, c’est clairement le précurseur de Dead Space, toutes proportions gardées. D’ailleurs, la série Dead Space se fendra d’un rail-shooter sur Wii, bavard, mais de bonne facture. Et si l’on ajoute à ça le fait que vous réduisiez les aliens en chair à pâtée sur un mode qui évoque de loin Splatterhouse, on a un pur jeu d’horreur sur borne arcade, un vrai, et on retrouvera ses influences directes ou détournées dans bon nombre de jeux contemporains.

cadeau bonus, une photo de la magnifique borne arcade, avouez qu'elle claque, quand même!

cadeau bonus, une photo de la magnifique borne arcade, avouez qu’elle claque, quand même!

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, mais ne vous inquiétez pas, on se retrouve comme d’habitude dans sept jours, pas plus, pas moins, pour clore enfin mon mini florilège des puteries des programmateurs au sein de perles vidéoludiques.

toma überwenig

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *