Bonjour et bienvenue dans la chronique qui… euh, vous savez, celle qui aime bien le retro, les moments magiques, tout ça (quoi, ça sent le bâclé, cette intro ?! Je te permets pas, lecteur, alors que chaque semaine je fouille dans ma mémoire fatiguée pour trouver des petits moments intimistes à partager avec toi, sans rien demander en échange ?! Et toi, tu critiques mon intro ?!!). Et aujourd’hui, c’est d’un moment finalement pas si éloigné que ça dont nous allons parler puisqu’il s’agit d’un jeu qui a à peine dix ans, sorti sur une PS2 en pleine maturité, un jeu d’un genre que je regrette beaucoup, puisque les coups de frayeurs Next Gen ne courent pas les jeux, un jeu qui m’aura procuré beaucoup de plaisir, mais aussi le plus gros flip de ma vie de gamer. Laissez-moi vous parler de ma première partie de Project Zero II : Crimson Butterfly…

TOMAGIQUEProject2pochetteNon, en fait, il faut remonter un peu plus tôt, une soirée passée avec Fred, un ami de jeunesse que j’avais perdu de vue, et qui m’avait des années plus tôt initié au plaisir coupable de la Super Famicom. Evidemment, il était resté joueur dans l’âme et la discussion a vite dévié sur les jeux vidéo. Et l’on se met à parler de sa façon de terminer tous ses jeux en mode difficile, de nos heures respectives passées sur les différents FF, de notre fascination de longue date pour les films d’horreur, de la censure sur le premier Silent Hill, bref, une discussion de joueurs, quoi! Mais là, il lance LA phrase, vous savez, celle qui dilate vos pupilles, qui capte toute votre attention et qui déclenche des petits tics nerveux : « Personnellement, j’adore les Silent Hill, mais je crois que je préfère la série des Project Zero… » !!! D’abord un peu indigné, puis curieux, car à ce moment là je ne connaissais pas Project Zero, je lui demande des explications, des comptes, car on ne manque pas de respect à Silent Hill en ma présence impunément, que ce soit dit! Il me parle  de The Grudge, une de mes vraies grosses frayeurs cinématographiques, de Ring (tout ça en version japonaise, bien entendu (non, je veux dire, soyons sérieux cinq minutes, vraiment!) ), des références au film d’horreur japonais dans cette série de trois jeux. Vous pouvez imaginer mon état de fébrilité à ce moment là. Une série de jeux d’horreur qui m’a échappé ? Ultra-flippante, qui plus est  ?!! Et pleine de références à une partie films qui m’avaient le plus retourné ?!!!! C’en était trop, il FALLAIT que j’y joue.

TOMAGIQUEProject2ambianceFred étant du genre à disparaître sans donner de nouvelles, imaginez ma surprise lorsque David, ami d’enfance et connaissance commune, m’annonce que Fred a déposé des jeux pour moi chez lui, une dizaine de jours plus tard!! Je me retrouvai donc rapidement devant ma console, le second épisode de la série (dans un état parfait, Fred étant particulièrement soigneux) devant moi. J’ai attendu le soir pour pouvoir me plonger de plein pied dans l’ambiance du jeu. Et force est de constater qu’il ne m’avait en aucun cas survendu le jeu. L’ambiance était sombre, malsaine au possible, un malaise ambiant planant dès les premières minutes de jeu. Vous êtes une jeune japonaise fragile, et après une sieste dans une forêt magnifique, vous vous réveillez seule, le soir, et en cherchant votre soeur disparu, débarquez dans un village désert. Et c’est parti pour une session trouille bien hardcore, avec des maisons traditionnelles japonaises überhantées, des fantômes dans les moindres recoins, des voiles partout, des planchers vermoulus et comme seule arme, un appareil photo mystique!

Tout va dans le sens de l’immersion, la faiblesse du personnage, la quasi perfection de la réalisation, le système de combat, car vous devez attendre le dernier moment pour lancer votre attaque, bien cadrer la photo pour faire plus de dégats (évidemment, Fred m’en avait parlé, et m’avait expliqué que pour scorer, il faut mettre le jeu en difficile et garder toujours les pellicules les plus faibles dans l’appareil… Et bien bizarrement, je l’ai cru, mais j’ai quand même utilisé les grosses pellicules, et c’était assez difficile et flippant comme ça, merci!). Bref, après mon premier boss, trois caleçons souillés, un fantôme sorti en rampant tel une Sadako en plus méchant (…bon, peut-être seulement aussi méchant, mais c’est déjà pas mal, ceux qui ont vu le vrai Ring s’en souviennent certainement!), je commence à un peu piquer du nez… Sentant le sommeil venir, je me mets rapidement à la recherche d’un point de sauvegarde… et ce faisant, je m’endors…

TOMAGIQUEProject2boiteDemi sommeil inconfortable de gamer vautré dans un fauteuil, la nuque raide, la manette à la main, je pense que nous savons tous dans quelle disposition on se réveille généralement. J’étais mal à l’aise, encore baigné dans l’ambiance flippante du jeu, et là, je remarque la manette tombée à mes pieds, je m’inquiète, étant mort bêtement plusieurs fois dans ce type de situations, je lève les yeux vers l’écran, espérant avoir pensé à mettre en pause…  Et au lieu d’un écran de pause, je vois l’écran de jeu habité par un démon ricanant à même l’écran!! Est-ce le souvenir de la vidéo hantée de Sadako dans Ring qui m’a fait monter dans les tours aussi rapidement ? Je ne sais pas, toujours est-il que montée de trouille il y a eu, à peine descriptible tellement elle était intense! Je ne me souviens plus si j’ai éteint la console, l’écran, ou si j’ai réussi à me raisonner à temps. Tout ce dont je me souviens, c’est la peur blanche qui m’a envahi à ce moment là, une peur panique, une vraie. Je crois même que j’ai crié. C’est ce qu’on appelle un moment d’immersion total, sans quatrième mur ni rien, l’intérieur du jeu se déversant dans votre chambre me laissant impuissant en proie à une vraie crise de panique. J’en frissonne encore…

TOMAGIQUEProject2photoEt c’est sur ce souvenir particulièrement prenant que je vous laisse, vous donnant rendez vous dans sept jours, pas plus, pas moins…

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