Bienvenue dans la rubrique où l’on sait pourquoi « c’était mieux avant ». Parfaitement, c’est comme ça, sans appel. En guise de énième preuve (mais en as-tu vraiment besoin, toi qui te ballade à travers les pages d’un site dédié au retrogaming ?), aujourd’hui, on va parler de muscles, de barbares, et de musique épique. Vous pensez « Conan » ? Et bien moi je vous réponds « Rastan »! … Pourtant, vous n’avez pas tapé loin, au vu de cette image qui ne manquera pas de vous rappeler vaguement quelque chose, non ?

TOMAGIQUErastanDans mon village natal, vous le savez désormais (ou pas, si vous vous êtes perdu sur cette page), chaque café avait ses deux bornes arcade, et, village oblige, je pouvais m’y faufiler, à condition de faire au moins semblant d’être discret, pour que le patron puisse faire semblant de ne pas m’avoir vu. Et au Lion d’Or, on a eu droit à quelques perles, peut-être des jeux meilleurs que celui dont j’ai décidé de vous parler, mais c’est néanmoins celui-ci qui m’aura marqué le plus vivement. Je venais gentiment faire une partie de Wardner en me disant que cette fois, j’allais me dépasser, péter mon record et peut-être enfin voir le second stage, mais quelque chose clochait, trop de monde autour de la borne, c’était mauvais signe. Et j’avais raison, ils avaient remplacé mon Wardner par un autre jeu, inconnu au bataillon! Je décidais de ravaler ma déception et de poser ma pièce de cinq francs sur la nouvelle borne, histoire de ne pas avoir passé le Cerbère de la Porte (… bon, OK, le patron ultra permissif) pour rien. Trop de monde aglutiné autour de la borne pour que, en bon gnome d’une bonne grosse dizaine d’années, je puisse y voir quelque chose, mais je pouvais entendre la musique du jeu… Et quelle musique! A vous fiche des frissons épiques par procuration, du concentré d’action nerveux dans lequel venaient creuser des sons biens virils, coups d’épée, crachats de feu, entre autres sonorités testostéronées. Comme à l’époque on respectait le code de la Pièce, même lorsque c’était un loustic même pas encore boutonneux qui l’avait posé, mon tour vint rapidement. Et là, c’était la claque.

TOMAGIQUErastangame2Projeté dans un monde hostile plein de pièges, d’ennemis monstrueux, homme lézards, squelettes, chauve-souris, je dirigeais un barbare digne de ce nom, avec des muscles, une épée, une barre de vie, le tout sur cette fantastique musique qui donnait des ailes et des pulsions d’héroisme incontrôlables. Tellement incontrôlables que, une fois n’est pas coutume, j’arrivai à passer le premier stage en moins de trois crédits, me permettant de goûter à une autre ambiance plus sombre, étouffante, où le danger rôde, avec une musique non moins géniale… Au détail près que je n’ai pu que baigner dans les premières mesures, me faisant lapider non pas par les gardes centaures de la tour mais par des chauve-souris! Des petites en plus (ces saletés arrivent en diagonale et restent sur le barbare en lui pompant le sang, et dans la foulée sa barre de vie). Fort heureusement, un des « grands » qui était resté a pris le relais (la loi de la Pièce autorisait le continue sur la partie d’un autre, si les deux partis étaient consentants), poussant la musique jusqu’à un sommet épique quasiment wagnérien, avant d’affronter un premier boss ultra hostile, survolté, sautant partout, sur une musique tonitruante, presque traumatisante, qui m’est resté en mémoire, me revenant régulièrement sans que je réussisse à me souvenir d’où elle venait… L’arrivée de MAME dans ma vie m’aura permis de lever le mystère sur cette musique envoûtante, et de revivre avec un peu plus de classe ces grands moments de pur magie musicale pour arcade. Car Rastan est un bon jeu, vraiment, beau, maniable, viril, difficile (eh oui, c’était l’époque des vrais guerriers, où si t’en chiais pas sévère, ça voulait pas dire que t’étais bon, juste que le jeu était mauvais) (ouaiiiiiis!), avec un univers qui assurait, mais sans sa musique pour poser l’ambiance, c’était la moitié du fun qui se barrait.

TOMAGIQUEfinalVoilà, c’est tout pour aujourd’hui… Enfin presque. Parce que je vous vois venir, là, en train de mettre ma Parole Divine en doute, de dire que j’en fais trop, que de toute manière j’en fais toujours des tonnes, et ci et ça… C’est pourquoi, par pure bonté d’âme (et aussi pour vous clouer le bec, j’avoue), faute de liens vers les musiques du jeu, je vous mets carrément un lien vers un run complet, histoire que vous puissiez goûter à tout… sauf à la musique de boss, vu que le joueur les plie beaucoup trop vite pour que la musique se lance. Dommage, mais on ne peut pas tout avoir, dans la vie, et vous avez deux musiques épiques sur trois, c’est déjà pas mal, alors on arrête de se plaindre et on clique ici en disant merci! Non mais! (et bon, si vous n’étiez pas des feignants ingrats, vous vous seriez rendu compte qu’à 14’36 », on entend le morceau en question presque en entier, alors, hein…) Bref, on se retrouve comme d’habitude, dans sept jours, pas plus, pas moins!

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