Oui, vous ne rêvez pas, une diagonale à l’écran, et non du case par case!! (comment ça, ça ne fait plus rêver personne ? Ah bon…)

Beaucoup ont eu leurs premiers émois en terme de 3D avec Doom. Personnellement, voici comment ma rencontre avec le FP du FPS s’est déroulée. Dès mes premiers tâtonnements vidéoludiques, je rêvais d’une chose en particulier : pouvoir contempler le monde à travers les yeux du héros. J’avais évidemment eu droit à quelques tentatives de jeux dans le genre, des D&D-like sur Amstrad fonctionnant sur le mode du « case par case », de temps en temps un jeu complètement illisible en 3D vectorielle sur borne arcade à la fête patronale, mais ce n’était pas suffisant. Je connaissais l’existence de Wolfenstein 3D, car ils en avaient parlé au journal de 20h, ne laissant apercevoir qu’une image en coin d’écran, même pas un petit bout de séquence de jeu. Je ne pouvais que fantasmer sur ce jeu qui a traumatisé une génération de parents et fait rêver leurs enfants. Mais ce n’est pas ce jeu qui me faisait le plus rêver. En effet, j’avais lu un test d’Ultima Underworld dans Tilt, qui m’avait fait comprendre que mon rêve était devenu réalité, le jeu que j’avais toujours attendu existait… Et il y avait bien peu de chances que je puisse m’acheter un PC assez puissant pour le faire tourner (même un PC tout court!)… Mais à grands renforts de négociations, j’ai pu convaincre un camarade de classe de me laisser admirer la bête sur le monstrueux PC de son grand frère féru de jeux de rôles. Pas une seule fois je n’ai eu le droit de toucher à la souris, mais peu m’importait au final, j’étais littéralement transporté dans un autre monde, la souplesse des mouvements était hors-norme, le héros pouvait sauter, bouger son regard verticalement, nager, c’était une véritable révolution, un pas de plus vers l’immersion totale! Aujourd’hui, les FPS proposent bien plus, mais ils m’ennuient, leur surenchère ne me fait pas rêver, et les moteurs 3D, si évolués soient-ils, on purgé l’ensemble de toute chaleur. Quand j’ai posé les yeux sur Ultima Underworld, c’était vraiment un moment de pure magie, comme on n’en rencontre que peu dans une vie, ce sentiment d’entrer dans un monde et de l’explorer vraiment, le temps d’une partie. J’attends toujours le jour où je pourrai profiter d’un jeu de réalité virtuelle via des lunettes, mais en attendant ce jour, je chéris ce souvenir tout particulier, le moment où j’ai pu effleurer du doigt un portail vers une autre réalité…

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