Oui, je triche un peu, ce n’est pas un Neo Retro à proprement parler, puisqu’il ne s’agit que de la réédition console virtuelle de Pokemon Puzzle Challenge, sorti à l’origine sur GBC. Mais comme je fais partie de ces abrutis qui sont passé complètement à coté des deux premières GameBoy à l’époque, incapable de voir les gemmes derrière le caca visuel en terme de lisibilité à peine digne de sous-Game & Watch de ces consoles (et encore, les G&W avaient du contraste, au moins, EUX), je rattrape mon retard comme je peux, c’est à dire one game at a time, comme on dit! Au sein de l’armée des match-3, qu’est ce que nous raconte Pokemon Puzzle Challenge ? On va voir ça ensemble tout de suite!

Puzzle & Pokemon

pokemon-puzzle-challenge-img670813Si lorsque l’on parle de puzzle game, le premier nom qui vient en tête est Tetris, le Saint Patron du genre, c’est pourtant l’institution du match-3 qui règne en souverain surreprésenté au sein du genre. Les symboles changent, que l’on bouge des diamants, des bonbons, des bulles ou des flammes, que les pièces tombent du ciel, s’élèvent en bloc ou soient lancées par deux dragons tout mignons, on n’échappe pas à la Règle de Trois, ayant remplacé la ligne complète dans Tetris. Trois symboles – ou plus – identiques, et hop, ils disparaissent. Néanmoins, rien à voir entre ColumnsBust’a Move, Meteos, ou Magical Drop, attention, ce sont des jeux aux mécaniques de gameplay drastiquement différentes, et aux plaisirs très spécifiques, leur dénominateur commun s’arrêtant à la Règle de Trois. Bon, et au fait que lorsque l’écran est rempli, vous êtes foutu, vous êtes mouru. Des codes donc facilement assimilables, faisant partie de l’inconscient collectif des joueurs de tous poils et de tous âges. La recette varie, mais la compréhension est immédiate. Globalement. Mais ce qui fait le sel, l’essence de ces jeux, leur identité réelle, c’est finalement ce qui se trouve à la périphérie de sa mécanique centrale : courbe de progression, vitesse, inertie, rythme, autant de paramètres qui, s’ils sont objectivement quantifiables, parlent plus aux tripes qu’à l’intellect. C’est ce qui fait que les Tetris ne se valent pas, que certains opus sont privilégiés en compétition, qu’un joueur peut exceller sur une version et se retrouver perdu dans une autre.

Upside Down

Prolongement Pokemonesque de l’excellent Panel de Pon sur Super Famicom – retitré de par chez nous Tetris Attack-, le jeu propose un système intéressant de permutation de blocs à l’horizontale. Contrairement à Bejeweled – et donc Candy prout -, les mouvements ne sont ni limités en nombre, ni soumis à un impératif de résultat. Vous pouvez permuter n’importe quel bloc avec son voisin de gauche ou droite, autant de fois que vous voulez, même si le résultat n’est pas immédiat… Mais il ne faudra quand même pas trop trainer, car l’entassement de blocs aléatoire du début de partie monte inexorablement, poussé vers le haut de l’écran par les nouvelles lignes de symboles ainsi révélées au fur et à mesure. Néanmoins, si votre instinct de survie vous pousse à faire une série de trois symboles dès que c’est possible, il va falloir le refréner, car votre véritable arme dans cette série de jeux tient dans les coups spéciaux, à la fois instruments de scoring et de survie. En effet, combos – une ligne ou colonne de plus de trois blocs identiques et/ou deux lignes ou colonne effectuées en une permutation – et chains – c’est-à-dire (attention, Captain Obvious is in the house!) déclencher une réaction en chaine où plusieurs lignes ou colonnes disparaissent successivement grâce à un positionnement stratégique de vos blocs – sont littéralement au centre du gameplay, quel que soit le mode pratiqué, et pour un pti jeu sur GameBoy Color, il faut admettre que celui-ci se défend bien niveau contenu!

6 réponses
  1. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    « Mais vous la sentez, ma grosse hésitation, depuis tout à l’heure ? »

    C’est sexuel, c’est ça ?

    Tenir jusqu’à la deuxième page avant de parler de Pokémon, c’est un exploit ! Du lyrisme pur ! J’aime beaucoup.

    « On peut en effet s’interroger sur la politique de Nintendo par rapport à ces sorties sur console virtuelle de titres qui accusent malgré tout leur âge, et à prix finalement élevé pour une réédition. A 2 euros, la question ne se poserait pas, et le jeu s’imposerait de lui-même de par l’indéniable dose de fun qu’il procure. A 5 euros par contre, ça  »

    Si ce n’est déjà fait, je vous oriente vers l’écriture d’un dossier savamment intitulé « Nintendo, l’art d’enc*ler les joueurs tout en étant félicité. »

    Enfin, ceci dit, j’aime beaucoup Nintendo, c’est dire à quel point ce titre est juste. Bref ! J’étais passé en coup de vent sur ce jeu et, parfois on se dit que l’instinct fonctionne plutôt pas mal !

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      J’ai hésité à mettre des points de suspension entre grosse et hésitation, histoire de forcer le trait, mais bon point trop n’en faut.

      Merci pour ton mot, mais je n’ai aucun mérite, le jeu est tellement secondairement Pokemon qu’au final, les mentionner plus tôt aurait presque été malvenu, et m’aurait obligé à écourter mon approche préférée, celle du playhistorien^^!

      J’ai moi-même beaucoup d’admiration pour le Big N, mais la façon dont sont gérées les consoles virtuelles ressemblerait presque à un appel au piratage… Mais comme pirater, c’est le Mal, je n’ai bien entendu rien dit, d’ailleurs cette conversation n’existe pas…

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