Bsahtek l’ambiance?

Toutes ces possibilités offrent au joueur de Nioh des sensations grisantes de dextérité, de stratégie et de fun. On prend beaucoup de plaisir à gérer cet équilibre d’endurance et de combos, mais on se retrouve en contrepartie un peu désarçonné face aux boss (ou aux mini-boss) qui, eux, demandent vraiment une approche d’observation et ne peuvent pas se faire enchaîner. Une différence majeure qui vient s’ajouter à celle de la difficulté qui se retrouve alors accrue par rapport à la “routine”. Un apprentissage des patterns, une grosse dose de patience voire un peu de levelling sont alors requis pour parvenir à la victoire, qui fera souvent suite à une profusion d’insultes et à des cris de rage qui soulignent alors ce sentiment d’accomplissement qui fait les très bons jeux d’action exigeants et justes. Heureusement, il existe des furies associées à un familier que l’on peut déclencher pour un déluge de puissance salvateur et très agréable. Le plus grand regret provient alors de ce manque d’ambiance et de peur viscérales, et de la difficulté moins élevée en dehors des combats de boss, ce qui faisait la marque de fabrique des Souls.

La faute probablement à une réalisation datée et inégale, et ce malgré des environnements variés et parfois réussis, parce que Nioh peut passer de la forteresse aux textures ressemblant à du début PS3, aux ruines labyrinthiques fourmillant de détails et de couloirs. Ce qui fait également défaut aux décors, ce sont la profondeur de champ et des panoramas limités. Le titre de la Team Ninja manque donc de consistance et de continuité, car il propose un découpage en missions accessibles depuis une carte, entre autres magasins, forges et dojo pour approfondir sa connaissance des techniques de combat. Ce qui impacte sur le rythme de l’histoire – plutôt décousu et servant un scénario un peu chelou mêlant monstres japonais et largeurs avec le background historique pourtant intéressant qu’il emprunte. Sur la progression du joueur également, qui est invité à mener des objectifs secondaires sur les lieux mêmes des missions principales, ce qui entraîne une certaine répétition. Cette profusion vient s’ajouter à celle du loot, absolument omniprésent et qui empêche parfois d’y voir clair dans cet inventaire rempli d’items et de consommables dont on ne sait pas très bien quoi faire parfois.

A retenir

Longtemps énigmatique, Nioh est enfin sorti et se révèle une très bonne surprise. S’appuyant sur un gameplay agréable de précision, d’équilibre et de stratégie, et un framerate très stable et fluide en mode action, il reprend à son compte et avec succès nombre d’éléments de devanciers qui ont fait leurs preuves, en premier lieu les Souls, Onimusha et Ninja Gaiden. Ses longues années de développement expliquent probablement sa réalisation technique hétérogène, qui parfois dessert une ambiance qui manque de toute manière de ce je-ne-sais-quoi pour plus prendre le joueur au ventre. Mais Nioh sait offrir de très bons moments, une patte artistique qui lui est propre et de belles et constantes sensations.

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Informations sur le jeu

Plateforme : PS4

Genres : Action – Souls-like

Développeurs : Team Ninja

Éditeurs : Koei Tecmo Holdings, Sony Interactive Entertainment

Date de sortie : 7 février 2017 

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