Un jeu qui rend hommage…

On ne peut pas parler d’Owlboy sans évoquer les nombreuses références qu’il renferme. Et bien sur, la partie graphique est la première chose visible. Grand hommage au pixel art, mais dans le bon sens du terme, on se retrouve avec un jeu qui peut figurer dans les productions de fin de vie des 16 bits. En parlant de rétro, les grands joueurs de Zelda ne seront pas du tout dépaysés en jouant à Owlboy, car les différents morceaux de l’aventure et les donjons suivent un mécanisme assez similaire, avec le fameux objet ou capacité spécifique récupéré dans le donjon qui permettra de vaincre le boss et débloquer les parties du monde inaccessibles auparavant. Le personnage d’Otus lui même reprend plusieurs idées de gameplay, de l’aveu même d’Andersen, sur les costumes de la feuille et du tanooki du très mythique Super Mario Bros 3. Une référence certaine en terme de gameplay, qui est associé au jeu Kid Icarus pour le gameplay plus vertical que celui du plombier. Toujours sur le gameplay, l’association des deux compères n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, le genre du shoot’em’up. Non pas dans les phases classiques de jeu, mais surtout dans le cas de certains boss, où il faut slalomer du mieux possible entre les projectiles. Un mélange de gameplays qui reste plutôt cohérent, et si l’on ajoute les habituels easter eggs durant tout le jeu, Owlboy est un titre qui déclare son amour au jeu vidéo, mais qui réussit à rester excellent sur sa simple identité.

…mais qui en mérite aussi

Quand on parle de jeux indépendants faisant un hommage appuyé au pixel art ou encore remplis de références, on tombe trop souvent dans l’écueil d’un contenu trop vide ou pire avec un jeu s’effaçant face aux références mises en avant : il n’en est rien avec Owlboy. Le titre de D-pad Studio ne se contente pas de faire du « trip rétro » mais bénéficie d’une vraie direction artistique propre. C’est un vrai plaisir de fouiner un peu partout dans chaque case de jeu, et l’attention du détail est remarquable. Les personnages sont également un point important d’Owlboy, qui ne sont pas un seul prétexte pour placer l’action. Sans aller jusqu’au background de l’intégrale des ouvrages de Robert Jordan, Otus/Geddy et les différents habitants de Vellie ont chacun leur petite histoire, un certain charisme et une relation avec les personnages principaux. On ne va donc pas passer son temps à regarder quelle référence a été placée ici et là mais également apprécier le jeu pour ce qu’il est, d’autant plus que la bande originale est une pure réussite et aide à avancer dans la quête ailée. En résumé, foncez sur ce jeu, qui est beau, fun, intelligent et réalisé par des personnes adorant le jeu vidéo.

A retenir

Mes chers développeurs indépendants, pour pouvoir réussir votre jeu, voici l’exemple parfait à suivre. Le Zelda Like dans le pays aérien des hiboux, réussit là où beaucoup ont échoué, en alliant un grand hommage au rétro tout en conservant une identité propre. On prend plaisir à évoluer dans l’aventure et aider le jeune Otus à sauver le monde tout en prouvant qu’il est capable de se surpasser. Un titre à posséder absolument.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : PC

Genre : plate-formes/aventure

Développeurs : D-Pad Studio

Éditeur :D-Pad Studio

Date de sortie : 1er novembre 2016

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