May the force be with you

La Team Snatch

Bon , je sais ce que vous allez me dire, Pokemon n’a jamais été un grand cru scénaristique mais on pouvait tout de même espérer quelque chose de Colosseum. Le scénario met en scène la Team Snatch et ses terribles desseins. En effet, ces derniers sont en possession de pokemons qui sont visiblement passés du côté obscur de la force. Ces pokemons sont des espèces volées grâce au « snatcheur », un appareil qui permet de s’emparer des pokemons adverses en combat. A l’aide d’Ondine-bis, vous allez devoir leur faire entendre raison en…les capturant à votre tour grâce au Snatcheur que vous avez en votre possession. Et oui, lorsque notre petite rouquine sent la présence d’un pokemon obscur, elle nous le signale immédiatement et il est alors possible de l’attraper.

C’est malheureusement là le seul moyen de capturer des pokemons et il faudra donc les purifier en les faisant participer à des combats notamment. Même si le concept est sympathique au premier abord, il n’empêche que leur faire retrouver la voie de la raison est assez fastidieux passés les 10 premiers pokemons purifiés.

L’interface de combat reste somme toute classique

Cependant, constituer son équipe est toujours aussi intéressant dans l’optique de la faire combattre les nombreux dresseurs qui se dressent devant nous. Si on peut regretter l’absence de réelle profondeur dans le scénario, on en retiendra au moins ses protagonistes, plutôt charismatiques dans l’ensemble à commencer par notre héros rebelle, affublé de ses deux compagnons que sont Mentali et Noctali. Le choix d’offrir d’emblée ces deux pokemons au joueur est judicieux sachant qu’on dispose là d’un élément à vocation offensive et d’un autre à vocation défensive.

En matière de stratégie bien entendu, on n’atteint pas les sommets que nous offrent désormais les nouvelles versions mais la possibilité de combattre deux dresseurs ou deux pokemons d’un même dresseur simultanément par exemple véhicule un regain d’intérêt certain pour les affrontements, très fréquents.

Un écran plus large pour des possibilités réduites

En plus du mode scénario, le mode combat offre la possibilité de prendre part à des affrontements en 1 vs 1 ou 2 vs 2. Il n’y a que peu de différences avec les Pokemon Stadium honnêtement si ce n’est un pokédex bien plus fourni étant donné qu’il comporte les pokémons des versions Rubis & Saphir. En plus de cela, l’inter-connectivité GBA-NGC a été implémentée au jeu, ce qui nous donne la possibilité de prendre part à des affrontements ou des échanges entre les deux versions. Malheureusement, la possession de la GBA et des versions citées ci-dessus sont obligatoires si on espère pouvoir compléter notre pokédex. Effectivement, la majeure partie des petits monstres est absente du soft et pour y remédier, la case échange s’impose d’elle-même… C’est d’ailleurs frustrant de passer enfin sur console de salon et de se voir enlever une grosse partie des éléments qui font de Pokemon une série fascinante. Entre un monde minuscule, des décors fades techniquement malgré une volonté de renouveau, une absence de liberté et de découverte et un pokédex très incomplet, il convient de se demander si tout cela valait vraiment le coup. Malgré cela, ineffablement, ce jeu a quelque chose qui le rend unique, on suit avec plaisir l’aventure qui nous est offerte, on prend plaisir à botter le fessier de ces malfrats et l’atmosphère du jeu nous absorbe de telle sorte qu’au final, on parcourt les quelques dizaines d’heures que le jeu nous demande pour en venir à bout avant de s’y replonger encore et encore. On en retiendra ses musiques qualitativement variées, son atmosphère unique, ses combats passionnants et ses défauts si évidents qu’ils nous font finalement passer outre afin de profiter pleinement de l’expérience de jeu.

A retenir

Première véritable aventure vidéoludique de la série sur console de salon, Pokemon Colosseum restera finalement un oublié des fans. Vilain petit canard pour certains, il a pourtant – avec maladresse j’en conviens – apporté un souffle nouveau à une série qui en avait bien besoin. Même si les doutes persistent quant aux fins ciblées par sa sortie sur console de salon, qui coïncide étrangement avec l’année même de celles des versions Saphir & Rubis sur Gameboy Advance, il réussit le tour de force de proposer une aventure agréable et bien plus mature que les anciens épisodes en ciblant un public similaire. Des animations en 3D réussies au système de capture unique de l’aventure, le jeu drague l’aficionado et les nouveaux joueurs concomitamment. Il donna également lieu à une suite, toujours sur NGC, sortie en France sous le nom de Pokemon XD: Le Souffle des Ténèbres. Pour conclure, même s’il reste au final un brin en-deçà des attentes de l’époque, il garde malgré tout un certain charme – peut-être dû en partie à la nostalgie – et s’y replonger, même de nos jours, n’a pas que de mauvais côtés. 

ClishClash

Informations sur le jeu

Plateforme: GameCube

Genre : RPG/ Aventure

Développeur : Genius Sonority

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 21 Novembre 2003 (Japon) – 14 Mai 2004 (France)

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