La vision actuelle de nos jeux rétro

Pokemon Soleil/Lune : Martine à la plage

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Après avoir laissé derrière vous votre bien-aimée région de Kanto et tous vos amis pour suivre la nouvelle lubie de votre mère qui consiste à déménager sur une île (bon pour 15 ans de psychanalyse le gosse), vous faites ainsi la découverte de ce qui sera votre nouveau terrain de jeu : Alola. Nouvelle version, nouveau professeur, à peine déballés les slips que celui de cette 7ème version débarque chez vous pour vous faire des propositions indécentes. Pokemon pour les gens qui auraient dormi au fin fond d’une grotte ces 20 dernières années, c’est le jeu phénomène de toute une génération. Jeune fifrelin d’à peine 11 ans qui veut devenir le punk à chien le plus balèze de son continent, votre quête vous mène par monts et par vaux pour enchainer capture, combats de rue et récupération de pins collector. Dans votre périple vous contrecarrez toujours par le plus grand des hasards les plans d’une organisation presque secrète qui consistent pratiquement tout le temps à réveiller des pokemons « qu’on est pas sur qu’ils existent mais pourtant ils sont sur la jaquette » pour diriger le monde. Nouveau jeu nouveau lieu, est-ce que Gamefreak a réinventé la roue depuis le dernier opus? C’est ce qu’on va voir.

Chéri fait tes valises, on part au soleil !

C’est donc un prof Euphorbe au look très backstreetboys qui va vous prendre en main pour vous initier (au cas où vous auriez égaré votre talent dans le déménagement) à l’art du dressage de pokemon. Deux-trois banalités plus tard, vous passez à la phase intéressante : le choix de votre compagnon de galère ! Nous avons donc le starter feu ultra cute, Flamiaou, le starter eau échappé du zoo le plus proche, Otaquin et Brindibou, troisième starter bénéficiant dès le départ d’un intéressant double type plante-vol. Votre choix fait, il est temps pour vous de partir à la découverte de la flore et surtout de la faune locale et une chose est sûre, c’est que vous allez en prendre plein les mirettes !

Là on commence a s’y croire, proportions respectées et perspective travaillée

Graphiquement parlant, comme toute nouvelle version qu’on découvre, c’est très réussi, le travail de la 3D, la profondeur de champ, les couleurs, le goût du détail… A noter également le choix judicieux des développeurs de plus de réalisme. Au placard les abattis surdimensionnés (la tête des personnages, hein !) et, oh bonjour respect des proportions. Une recherche du réalisme qui se retrouve dans les décors, moins cubiques, plus sauvages, on a laissé derrière nous la ville et ses gratte-ciels au profit d’un archipel luxuriant, largement inspiré de celui d’Hawaii, et il n’y a pas à dire, le changement d’ambiance fonctionne très bien, on se croirait presque en vacances (les moustiques et les Tuches en moins). On chausse les baskets et vous voilà parti pour explorer les sentiers, les forêts, les grottes, les hautes herbes, les moyennes herbes et autres graminées regorgeant de pokémon sauvages. Ça a l’air immense, ça a l’air génial et … bah on se rend vite compte que ça ne l’est pas tant que ça. Le potentiel intéressant de la topographie est très vite gâché par des événements censés vous guider dans l’aventure et vous empêcher de sortir du droit chemin. Problème, c’est rapidement frustrant de tomber sur un Simulabre ou un Mastouff bloquant le chemin une intersection sur deux. Une désagréable sensation d’être une souris de laboratoire qu’on fait avancer dans un petit labyrinthe … Mais certes, rappelons-nous que Pokémon est un jeu qui se veut aussi accessible aux plus jeunes, alors on ravale sa frustration (on se vengera sur le Yorkshire de la voisine) et on reprend la route pour apprécier l’une des « grandes » nouveautés de cette 7ème génération, les épreuves.

Mais allez, laisse toi dérouiller tranquille !

Finies les arènes blindées de dresseurs à corriger avant de pouvoir affronter le maître dans l’espoir de lui piquer son pin collector, élément indispensable pour pouvoir affronter la ligue et devenir le meilleur de tous les dresseurs (comme dirait la chanson). Il vous faudra désormais réussir leurs différentes épreuves avant de pouvoir espérer affronter les doyens de chaque île et obtenir les cristaux Z. Ces épreuves consistent en diverses tâches, ramassage d’ingrédients, capture de bestiole, etc. Pas de grand challenge ici, ça reste mignonnet. Si vous parvenez au bout de l’épreuve, vous aurez la chance de rencontrer le pokémon dominant, le chef de meute, le Big Boss. Il vous faudra le vaincre (surprise !) pour obtenir votre récompense et là ça se corse un chouia. Outre le fait d’être plus gros (c’est toujours une histoire de taille…), il est aussi bien plus puissant et, coup bas dont disposent désormais les pokémon sauvages, possède la capacité très agaçante de pouvoir appeler des copains à volonté pour l’aider dans le combat. Mais la grande nouveauté, c’est l’apparition des capacités Z, attaques surpuissantes utilisables une seule fois par combat et qu’il ne manquera pas d’essayer de vous coller dans les dents. Résistez et bottez-lui les fesses pour vous saisir de son cristal Z et bénéficier de ses superpouvoirs. Concrètement, les épreuves ne représentent pas un grand challenge et n’ont pas d’autre intérêt pour l’aventure que de vous permettre d’obtenir le fameux cristal qui, une fois donné à un pokémon, vous permettra d’être utilisé en combat. Et c’est là que ça devient (un peu) plus intéressant car les capacités Z, de par leur puissance et leur usage unique, sont des jokers qui peuvent très facilement inverser le cours du combat et qu’il serait mal venu de sous-estimer. Bien qu’on ne soit pas toujours certain que l’ennemi soit mis KO par l’attaque ou par la vision de la pause ridicule nécessaire à l’activation de celle-ci.

Go Go Power Rangeeers !

On accordera aux capacités Z le mérite d’apporter au combat un côté aléatoire qui corsera sensiblement certains affrontements. En effet, une capacité Z utilisée avec sagesse pourra vous tirer d’une situation très désavantageuse grâce à sa puissance à laquelle il sera difficile de résister. Des capacités surpuissantes, trop puissantes au risque de perdre tous les bienfaits du rééquilibrage de difficulté du jeu opéré depuis Blanc & Noir … Après plusieurs heures de jeu, le constat est fait que l’utilité première des capacités Z est surtout de pouvoir se débarrasser rapidement d’un pokémon sauvage avant que celui-ci ne puisse appeler ses potes pour vous coller une dérouillée. C’est triste…

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Here comes a new challenger, Garr à vos fesses

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