A. Feev : Ah le Power Glove, on m’a souvent dit que c’était très mauvais > Oh que oui, c’est  même en dessous de la vérité. Mais face à d’autres périphériques sur NES, c’est limite le plus abouti…

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Parlons d’abord du Power Glove. Le gant célèbre de Mattel , tout d’abord créé sous le nom de Data Glove par Thomas G Zimmerman et Jaron Lanier, est remanié suite à un échec cuisant. Sorti en 1989, il repose sur un principe assez particulier: détecter les mouvements de la main et des doigts.  Dans les faits, le joueur pose trois capteurs sur la télévision, et enfile l’appareil sur la main droite (dommage pour les gauchers). A l’allumage de la console, il peut ensuite contrôler l’action, soit en inclinant la main sur le côté soit en fermant la main. Un ultrason est envoyé et le jeu réagit en fonction. En soit ça annonce une manière sympa de jouer, en plus de donner un air cool.  Malheureusement, en dehors de deux jeux bien étudiés (Super Glove Ball et Bad Street Brawler), le capteur est une catastrophe d’imprécision. Les mouvements sont imprécis et la console est trop peu puissante, la manette NES étant préférée de loin. Au final les ventes seront à moins de 10000 unités à sa sortie aux USA (en Europe et au Japon il n’y a aucun jeu prévu). Il faut dire qu’à 100 $, il y a de quoi déchanter…

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Mais le prériphérique a connu un petit succès furtif grâce au film the Wizard (Videokid chez nous). Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un film pub assurant la promotion des jeux Nintendo NES au travers d’un voyage initiatique d’un jeune garçon autiste et son frère voulant se rendre en Californie. Le final se joue dans un tournoi Nintendo sur le jeu Super Mario Bros 3, mais ce qui nous intéresse c’est le rival : Lucas. Ce personnage secondaire est considéré comme le grand champion de la NES grâce à un arme secrète : le Power Glove. Une scène le montre en train de dire une phrase très cliché tandis qu’il montre son talent avec l’accessoire. Bien sur les plans du film ne montrent pas les faiblesses du Power Glove, et comme le dira l’acteur plus tard, il a été demandé de bouger le bras de manière crédible. Les plans seront coupés pour afficher le jeu réagissant parfaitement.

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Dans le genre accessoire qui ne respecte pas ses promesses, l’U-Force tient le haut du panier. Dévoilé lui aussi en 1989 sur renfort de « c’est trop bad« , l’accessoire de Brøderbund promet de ne pas toucher à quoi que ce soit. Encore une fois la théorie est simple : on ouvre la machine à clapet telle un ordinateur rouge v-tech , on branche puis c’est tout. Le joueur est ensuite amené a bouger la main entre les deux écrans pour  faire réagir la console. Si le joueur passe la main vers la gauche, il va à gauche, idem pour l’autre sens. Des boutons sont disponibles également pour remplacer les boutons A et B.  Et encore une fois, les joueurs n’ont pas du tout eu la même impression promise par la publicité. En vrac : l’U-Force ne réagit pas, l’U-Force est super sensible, il se casse sans être indélicat , des jeux connus sont incompatibles, … Pour un prix de 70 $, le résultat est très loin d’être correct. L’accessoire fera moitié moins de ventes que le Power Glove. Mais le pire est que Brøderbund, la maison mère, a éclaté tout bonnement suite à cet échec.

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Une autre curiosité sortie sur la NES est le LaserScope. Défini dans une pub de Marketeux comme le moyen « de parler pour échapper à de dangereuses situations« , il est créé par une entreprise appréciée chez le Serpent : Konami.  Ici pas de révolution dans le mouvement mais une manière amusante de lancer des projectiles. Le joueur possède un casque relié à la prise audio, et par le biais d’un microdit « fire » pour enclencher le bouton A. Seul le jeu Laser Invasion sort pour cet appareil spécifiquement, mais globalement le périphérique répond. Seulement voilà, les faiblesses du LaserScope se voient très vite. On peut dire…n’importe quel mot pour faire réagir la micro, et la qualité de l’enregistrement est mauvaise, ce qui n’arrange pas les chose. Je ne conseille à personne d’essayer le périphérique  s’il a un chat à la maison. De plus, si on retire les jeux de tir, crier pour faire sauter Mario n’a pas beaucoup d’utilité non plus. Si on ajoute le prix de plusieurs dizaines de $ et une fragilité importante, ce sera un échec encore plus violent que les autres contrôleurs cités plus tôt.