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NEptune

Le Projet Neptune qui ne verra jamais le jour.

Pour Sega, la politique Marketing est tout sauf compréhensible. Lorsque la Mega-CD sort, les ventes sont honnêtes (6 millions d’unités selon Sega), mais en dessous des prévisions et le hardware du périphérique est clairement faible. Et au lieu de se concentrer sur une éventuelle succession à la Megadrive, Sega décide de commencer deux projets : Jupiter et Saturn. Jupiter est censée être une console hybride 16 bit/32 bit, retro-compatible avec le catalogue existant. Quant à la Saturn, elle est destinée a devenir une bête de puissance pour contrer la future entrée de Sony, tout en continuant la rivalité avec Nintendo. Mais Joe Miller (Chef R&D Sega) décide que « c’est une bêtise de faire une console comme la Jupiter, autant faire un autre add-on ». Le projet Jupiter sera mis à l’écart au profit du projet Mars, qui deviendra la 32x. Erreur de la part de Sega, la 32x sort pile pendant l’effervescence autour des consoles « next-gen », dont la Saturn. En Europe, c’est en 1995 qu’on découvre la 32x. Si on ajoute le prix élevé (159 $), la machine fera un flop et Sega se sera tiré une balle dans le pied. Un projet Neptune, proche de Jupiter, sera annulé. Même volonté masochiste avec la Saturn, sortie presque par surprise le 2 septembre 1995. Elle prend de cours les joueurs, la presse et même les développeurs. La machine se vendra à moins de 10 millions d’exemplaires et la non-présence d’un vrai Sonic pénalisera encore plus la 32 bit.

Virtual-Boy-Eyes

Les nausées arrivent.

SONY DSC

Concernant Nintendo la situation est moins critique. La Super Nintendo se vend assez bien dans la moitié des années 90, notamment grâce à Yoshi’s Island, et la Gameboy n’a aucun concurrent viable. Pourtant il va y avoir une ombre au tableau. En effet Gunpei Yokoi (Gameboy) propose l’idée de la Virtual Boy, une console se basant sur des lunettes en 3D. Nintendo pense là avoir une révolution… mais ne fait rien pour assurer le succès. Les composants sont de mauvaise qualité, l’image est « victime de sauts » et le prix de 180 $ est exorbitant comparé à une Gameboy. Seul les 25 millions de dollars de publicité montrent une tentative commerciale. Les problèmes continuent avec des remontées parlant de maux de têtes sévères des joueurs. Au final seul une quizaine de jeux sont édités et la console sera arrêtée un an et 770 000 unités plus tard. Gunpei Yokoi partira peu de temps après de Nintendo, qui connait des pertes pour la première fois de son histoire. Heureusement une bonne suprise arrivera avec des petites bêtes à collectionner. La Project Reality/Ultra64/Nintendo 64 deviendra le projet principal de l’entreprise, avec comme point principal : les cartouches seront utilisées. Cela ne plaira pas à certains développeurs, dont Square.

jaguar2

(Jaguar) Merci je me contenterai des préliminaires.

Les plus affectés par le succès ahurissant de la nouvelle firme restent Atari. Sam Tameil, le PDG de la société, éprouve des difficultés pour imposer sa Jaguar. La 64 bits prêtant plus à rire qu’autre chose sort en Novembre 1993 aux USA et au Japon ainsi qu’en Europe fin 1994. Dès le début, le manque de jeux et les problèmes techniques font que la console n’arrive pas à tenir la barre face aux 16 bit et l’annonce de la Playstation n’arrange pas les choses. La tête pensante d’Atari aura alors une idée: faire une interview dans Next Generation. Dans celle-ci il annonce

« La Sony Playstation a une technologie qui sera vendue 500 $. Si Sony décide de vendre sa console à un prix inférieur à 500 $, ce serait une concurrence déloyale. Dans ce cas, nous serions prêt à passer par le tribunal »

Et la suite ne sera pas du tout conforme à ses attentes.  A l’E3 1995, Steve Race (PDG de SCEA) est appelé au micro durant la keynote de lancement de la console aux USA, au premier E3 de 1995. Il prononcera deux mots : 299 $. Cela sera considéré comme l’un des moments majeurs de l’histoire du salon et la suite (avec un marketing expertisé par Greyfox) confirmera un coup de maître. Bien entendu, plus jamais on entendra parler de la déclaration de Tameil, ni de la Jaguar d’ailleurs.

4 réponses
  1. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Passionnant comme le premier mais encore plus fouillé 🙂

    Je dois dire que la longueur de l’article ne m’inquiète plus du tout, tu as trouvé ton rythme et ton niveau d’exigence. Très instructif de comprendre la valse des constructeur de cette époque, bien différente et moins ordonnée que ce qu’on a aujourd’hui où le monde semble divisé en deux couleurs, le vert et le bleu.

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    • Flbond
      Flbond dit :

      Merci beaucoup pour ce commentaire grey.

      Je ne sais pas trop si je pourrais toujours trouver des sujets vastes comme celui ci, mais ça a été intéressant de recouper les informations ^^

      Pour la photo de couverture si tu as une idée d’image autre que moi même en photo n’hésite pas. J’ai mis ça car je n’avais pas d’idées.

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  2. Yannou
    Yannou dit :

    Très bon article, très recherché avec beaucoup de détail fournis tout au long de cette glorieuse guerre des console qui mettre tout le monde d’accord vraiment un pur régal on a hâte de ton prochain article et de la prochaine photo. J’adore le look de la FM Town Marty elle ressemble à une PS3 par contre son prix fait mal….

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    • Flbond
      Flbond dit :

      Merci Yannou, après je vais être honnête les prochains épisodes couvriront moins de contenu pour ne pas finir la chronique dans 1 mois mais toujours avec autant de recherches ^^.
      En tout cas merci beaucoup pour le commentaire et facebook.

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