Un gameplay profond, exutoire et jubilatoire

bayonetta-2-screenshot-2A l’instar de son cousin le Versus Fighting, le gameplay du genre est de type manette ou stick en mains, direct et de plus en plus exigeant. Du but premier de défouler le joueur avec des commandes simples comme s’accroupir, se protéger et donner des coups de pieds ou poings, le beat’em all a su développer ses mécaniques pour devenir une catégorie de jeu vidéo où succès rime avec maitrise. Déjà, Double Dragon apportait un peu de diversité par rapport à Kung-Fu Master, avec des coups sautés, l’utilisation d’objets (couteaux, barres de fer…) et la possibilité d’incarner un deuxième personnage, certes copie conforme du premier en termes de gameplay. Final Fight et The Bouncer (2000) empruntent ce pas avec leurs personnages aux caractéristiques et coups différents. L’école contemporaine des God of War est plutôt à l’apologie du héros solitaire mais doté de pouvoirs multiples, et à la surenchère dans les combos plutôt faciles à exécuter et empreints d’une vraie touche de castagne totale, orgiaque et surpuissante. Cette démesure se retrouve dans Devil May Cry ou Ninja Gaiden (2004), mais le timing est ici implacable et la difficulté au rendez-vous. Le titre de Tecmo fait d’ailleurs la part belle aux armes avec un arsenal conséquent, comme la série Onimusha, qui se trouve à la croisée de plusieurs genres (beat’em all, survival horror, action). Une sorte d’évolution parmi d’autres, comme l’ont été le Witch Time et l’interruption momentanée des combos dans Bayonetta, le bullet time de Viewtiful Joe (2003) qui l’affranchit du frontal que sa structure impose pourtant, ou bien encore la parade dans Knights of the Round.

A retenir

Il a grandi dans la rue et il a su en sortir : le beat’em all a écrit son histoire à base d’évolutions tecnhiques, d’ajouts de gameplay et de diversification de ses inspirations. Il va sans dire que le genre a de plus une influence certaine chez les autres, comme les action-RPG de type Kingdom Hearts ou le hack’n slash et sa notion de nettoyage de zone en tapant sur tout ce qui bouge. Il n’en reste pas moins dommage que le pur beat’em all ne tienne actuellement qu’en quelques licences de qualité et qu’il ne soit plus à la place qui était la sienne, notamment lors de l’âge d’or de l’arcade.

2 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Très belle réflexion !

    Je retiendrais une chose :
    2D = accessibilité et fun immédiat à plusieur
    3D = expérience intéractive plus complexe et sérieuse, mais tout autant divertissante.

    Et pis c’est tout !

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  1. […] rapts, chantages, filles en tenue en latex, rues mal famées, graffitis, tags, les codes du beat’em all urbain sont bien évidemment respectés, dans la grande tradition des légendaires aïeux Double […]

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