Soucis, Su Ci ?

Car bien que divertissantes, les oeuvres de Koei ont tout de même souffert de défauts récurrents. Que les raisons soient techniques ou relèvent  de carences véritables dans la motivation, les titres de la saga ont toujours été visuellement limités. Clipping, modèles pauvrement détaillés, tels sont les avatars présents à chaque version. Néanmoins, signalons qu’en général, l’expérience est fluide et rarement le joueur est pris d’assaut par de violents ralentissements. Hormis parfois en mode multijoueur ce qui est tout de même très dommageable. Autre souci, la répétitivité. Bien qu’amusant, la sensation de toujours faire la même chose est bien présente et n’a jamais été corrigé. Peut-être que la volonté de ne pas altérer l’expérience renforce cet aspect, n’empêche qu’il ne faut pas jamais s’attendre à découvrir quelque chose de nouveau dans un Dynasty Warriors. Il existe bien des tentatives de diversifier le temps de jeu en accompagnant le héros de compagnons, d’enrichir la palette de coups, d’appuyer l’aspect stratégique pourtant très discret qui peut exister mais jamais la formule n’a changé. La narration est elle aussi très pauvre. Alors que tout les éléments sont présents pour offrir une aventure épique teintée de fantastique, ce pan a toujours été négligé au profit du jeu à proprement parler. Que l’on évoque les cutscenes ou les passages précédant ou terminant les parties, toutes se signalent par leur pauvreté visuelle, leur manque d’intérêt au-delà du simple briefing qu’elles offrent.Pourtant, la magie est là. Le sentiment de participer à la Guerre des Trois Royaumes, de vivre les grandes batailles de cette période mythique de l’Histoire persiste et ce ne sont pas les nombreuses rivalités entre les trois grandes dynasties de Chine qui nous diront le contraire. Car à défaut de véritablement résumer les évènements, l’expérience offre de très nombreuses possibilités, celles d’incarner les trois maisons à tour de rôle, de renverser certaines situations, de recourir à des ruses extraordinaires pour défaire son adversaire, autant d’atouts qui font des Dynasty Warriors des jeux à la fois excitants et grisants.

A retenir

En tout cas, s’il semble que la licence connaisse un succès critique moins important qu’il y a encore quelques années, la saga plaît toujours. La recette est quelque peu revisitée pour offrir une nouvelle approche mais l’essence demeure. Et franchement, difficile d’en dire du mal tant l’idée séduit, même si elle affiche clairement ses limites.

Sirocco

1 réponse

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  1. […] patte graphique qui en jette, généralement je n’accroche pas au parti pris esthétique des Dynasty Warriors, mais là, c’est doux, c’est bien désigné pour les personnages, les monstres, […]

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