La femme n’est pas encore en haut de l’échelle

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Derrière la belle plastique qui nait peut-être d’une représentation fantasmatique du mâle, il vaut donc parfois le coup de creuser pour comprendre l’hommage fait au beau sexe. Il en va de même bien entendu pour l’aventurière Lara Croft, égérie la plus connue du jeu vidéo, qui vient de connaitre un reboot qui lui confère une image plus humaine, moins parfaite et plus poussée dans ses derniers retranchements. Finalement, même la série The Legend of Zelda a su évoluer autour de la question féminine puisque Ocarina of Time fait la part belle à Sheik et Twilight Princess à Midona, qui se révèle d’un charme époustouflant pour le héros Link. Malheureusement, il y a encore un artifice puisque dans le premier cas, Zelda se déguise en homme et dans le second, l’alliée sert
simplement de guide. C’est à croire que dans le jeu vidéo, la femme peut être aimée mais qu’elle reste encore trop cachée, par volonté ou maladresse. Solution ou illustration de ce problème, le personnage androgyne qu’aiment utiliser les développeurs japonais. On pense en premier lieu à King, combattante de Art of Fighting qui prend volontairement des allures de mec pour avoir l’air respectable vis-à-vis de ses adversaires et pouvoir se défendre dans les rues difficiles de sa ville natale. Dans le sens inverse, Tidus et Vaan de la saga Final Fantasy reflètent certainement plus une tendance nippone à aimer les looks androgynes.

A retenir

On le savait et on le sait encore plus: le sujet de la place de la femme dans le jeu vidéo est vaste, vieux et surement pérenne. Malheureusement. Le médium a parfois un mal manifeste à s’assumer quand il décide de mettre la femme en avant. Ou alors il le fait ou on le perçoit maladroitement, et l’on a bien du mal à séparer le grain de l’ivraie. Le débat reste ouvert, à construire encore et encore, aussi bien du côté des détracteurs que des défenseurs puisque tout n’est pas noir non plus. L’évolution est là, mais elle n’est pas de nature à satisfaire complètement tout un chacun.

4 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    The boss…
    La meilleure héroine féminine déjà, mais au delà, un des personnages les mieux réussi de l’histoire du JV pour moi, aux cotés de Big Boss, Sephiroth et John Marston

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  2. Peachiz
    Peachiz dit :

    Qui peut se vanter de pouvoir satisfaire tout le monde ?
    Concernant ces questions, le jeu vidéo ne m’a pas l’air plus en retard que les autres « supports de diffusion culturelle et/ou populaire », télévision en tête, publicités juste derrière. Y’en a-t-il vraiment un qui ne soit pas archaïque ? On peut presque se féliciter qu’il y ait des héroïnes dans le jv !
    J’aurais du mal à dresser un constat pour ma part. En tout cas très bon article bien sourcé

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    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Je suis bien d’accord avec toi.
      De manière générale, les médias reflète la société (à moins ce que ce ne soit les médias qui influencent la société Oo), du coup, pas étonnant qu’on retrouve les mêmes pathologies dans les JV que dans le cinéma, la pub, etc…

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  3. StandingFierce
    StandingFierce dit :

    Je trouve cet article extrêmement enrichissant de par son concept inter-subjectif laissant parler plusieurs point de vue sans les mettre en opposition pour autant. Une pure situation de mapping qui est le meilleur moyen de voir/traiter la question sous tous ses angles pour amener une réflexion intelligente derrière.

    Cependant, en ma qualité de « technicien » (arf), un des arguments exposé m’a choqué. Celui concernant la place de la femme dans les jeux de combats au travers de l’exemple de Chun Li (la femme forte).

    S’il est vrai que Chun Li a cette image de femme forte par concept dès street fighters 2, et qu’elle est grandement mis en avant dans SF3.3 (c’est le nouveau perso, et l’un des slogan du jeu est: « She’s Back » accompagné d’un artwork avec sa cuisse musclée légendaire levée). A titre anecdotique, le perso est l’un des plus fort du jeu dans cet opus soit dit en passant (je ne sais pas si c’est volontaire ou pas vu que c’est un nouveau perso du jeu, il y a toujours une part d’aléatoire dans « son destin » si je peux me permettre cette allégorie).

    Par contre il est clair que si dans SFII, chun li était la « femme forte » (144 point de vie comme Zangief ou comme Ryu, ou comme n’importe qui dans le jeu) Street Fighter III fait partie de ces jeux qui décident de mettre de la « stamina » pour équilibrer le jeu mettant en valeur certains point de l’aspect externe des persos.

    Chun Li hérite d’une faible barre de vie plus faible que Makoto (1120 Chun li contre 1200 Makoto) et bien entendu, les femmes du jeu ont toute moins de point de vie que les hommes les plus « forts » du jeu (comme Hugo le catcheur). Cet argument évoqué n’est donc pas acceptable dans cet article puisque SF3 rends « la femme forte » fragile sur sa jauge de santé (elle reste super forte dans son gameplay mais encore une fois était ce volontaire? Ca on ne le saura jamais)

    Pour anecdote, Dead or Alive et Virtua Fighter dispose d’un système de poids (des persos léger et des perso lourd) et bien entendu plus on est léger, plus on vole haut, et plus on prend des combos (donc des dégâts) et bien entendu, il n’est pas rare que les femmes soit plus légère que les hommes dans ces jeux.

    Le jeu de baston et le beat them all sont clairement des genre qui affaiblissent les femmes sur le plan « physique » avec la notion de « dégâts » et « la jauge de vie ». SFII est bien l’une des rares exceptions à cette règle. (Il y a toujours des exceptions, je parle en général, et je connais très bien le genre, soyez en sûr^^)

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