L’importance primordiale de l’aventure en solitaire

La grande époque du  »je sais où tu te caches » !

Au début, le jeu vidéo n’existait pas. Puis vint Tennis for Two, logiciel expérimental créé dans un laboratoire à des fins distrayantes. Il est considéré aujourd’hui comme la plus ancienne forme du jeu vidéo en général, c’est également à son apparition que vint le concept de multijoueur. On pourrait logiquement assimiler l’évolution du multijoueur à celle du jeu vidéo en général, ce dernier ayant toujours su effectivement proposer un mode de jeu incluant plusieurs joueurs. Et cette histoire vidéoludique, tout le monde la connait : première commercialisation du média en 1970 avec des bornes d’arcade, s’en suivit des consoles de salons dans la foulée, puis dans les années 1980, les premières consoles portables apparurent. Le multijoueur lui, s’est contenté de suivre, ultra-présent dans les jeux d’arcade avec des jeux de shoot en coopération ou encore des jeux de combats et de courses en compétition. Le jeu de salon lui, a toujours su proposer des jeux solos proposant un mode multi mais de une manière moins présente. Effectivement, nombreux sont les jeux cultes à ne proposer qu’un mode solo. Ces jeux impliquent souvent un véritable scénario, et une immersion pour laquelle il est nécessaire d’y jouer seul. On pourrait citer, parmi les plus connus, les grands jeux d’aventure comme The Legend of Zelda ou Shenmue, les point’n clicks comme Monkey Island, Day of the Tentacle, les RPG avec Fallout et Final Fantasy ou encore les jeux d’action du genre Metal Gear Solid.

Le jeu de plateformes a également été pendant longtemps un jeu quasi exclusivement solo. Tous ces genres de jeux majeurs, et tous ces jeux cultes ne proposent aucun mode multijoueur, ils se vivent en solo. Longtemps le jeu en multijoueur a été considéré comme un gadget, une « feature », un simple ajout proposant un intérêt limité, ayant pour seul but l’amusement entre potes le temps d’une après-midi. Ce n’est pas du tout un mal mais les développeurs ne se sont jamais vraiment attardés sur cette « feature » justement. C’était assurément un moyen de vendre plus de cartouches, de justifier l’achat d’une deuxième manette et d’offrir un moyen plus convivial de jouer à leurs jeux. Le multijoueur a longtemps été conceptuel, il se cherchait, et avait peine à proposer autre chose que des jeux de baston, de course, ou un BTA. Même si quelques exceptions peuvent être faites, on jouait à GoldenEye surtout pour son multi, on s’entraînait à Pokémon dans la cour de récré pour battre ses potes tandis que Super Mario Kart était toujours plus fun à deux. Le Split-Screen était alors roi, étant naturellement la seule alternative pour proposer un jeu à plusieurs. Jusqu’à l’arrivée d’Internet, qui a tout changé.

1 réponse
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je suis d’accord avec toi, les plus grandes expériences de gamers restent pour l’instant sur le solo, je pense que c’est simplement parce que le côté intimiste de la chose fait que ça doit nous marquer plus que le multi, qui est surtout là pour le fun pur et dur.
    Cependant quand je vois que le prochain Zelda risquent d’être multi, je me dis que ça peut changer même si je pense que certains genre de jeux ne resteront brillants que par leurs solos, et ceci quoiqu’il arrive 🙂

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