Les prémices d’un nouveau style graphique

Fear effect, ou le premier jeu en cel shading

Quel est le premier jeu à avoir employé cette technique ? Même si tout le monde ne semble pas être d’accord, il semble évident que ce soit Fear Effect sur la Playstation première du nom. Malgré tout, la véritable révélation dans les mémoires du grand public vient plus tard, chez Sega, avec Jet Set Radio paru sur Dreamcast en 2000. Pour finir cette petite introduction, celui qui a démocratisé le cel chading est sans conteste The Legend of Zelda : The Wind Waker sur Gamecube. D’un point de vu de fan, Super Mario World 2 : Yoshi’s Island est très souvent cité comme le précurseur du genre. Subjectivement ce n’est pas fux, mais objectivement, le cel shading est une technique d’ombrage spécifique à la 3D, et il ne peut exister de cel shading en 2D. Yoshi’s island arbore un aspect pastel, mais pas de cel shading, cherchant plus à imiter les bandes dessinés qu’autre chose. Le cel shading n’est donc vieux que d’une petit quinzaine d’année, mais de nombreux jeux ont déjà exploité sa recette avec plus ou moins de réussite.

Vite, une multiplication

Rogue galaxy. un jeu arrivé sur le tard qui est pourtant sublime. Autant au niveau du rendu graphique que de la qualité du gameplay

C’est en 2000 que sortent en France les deux précurseurs de ce nouveau style. Fear Effect tout d’abord, et comme nous l’avons déjà évoqué, un jeu d’aventure qui avait la particularité de proposer des décors pré-calculés et dynamiques, ainsi qu’une alternance entre différents personnages au sein d’une même Histoire. Une bande animée appelée FMV (Full Motion Video) permettait de rendre l’environnement plus vivant avec le passage des lumières par exemple, donnant un aspect granileux fort appréciable à l’ensemble. Les personnages étaient donc en cel shading et évoluaient dans cet univers. Le résultat final se rapprochait beaucoup d’un dessin animé, et c’était très surprenant. Le second jeu est aujourd’hui devenu culte. Il s’agit bien sûr de Jet Set Radio qui, en dépit d’une critique sans appel, ne connaîtra qu’un succès d’estime, puisqu el ejeu ne s’écoula qu’à un très petit nombre d’exemplaire sur une console qui est morte prématurément : la dreamcast. Le titre nous mettait dans la peau de jeunes Tokyoïtes en rollers qui marquent, défendent et agrandissent leur territoire en réalisant des tags… « wech le fou t’as vu » ! Le tout en tentant d’échapper aux forces de l’ordre et en luttant contre d’autres gangs. L’environnement urbain, le graffiti et l’ambiance décontractée se prêtaient incroyablement bien au cel shading, à se demander si le jeu aurait connu le même plébicite sans sa conception artistique. A mon avis non, bien entendu. En 2002, le cel shading n’est plus vraiment une surprise mais un jeu va l’employer dans un genre jusqu’ici inédit : la course automobile. Développé par Capcom pour la PS2, Auto Modellista aura marqué les esprits de nombreux joueurs avec son habillage unique. La critique n’aura pourtant pas été unanime, soulignant davantage les ratés du gameplay, énorme, surtout au niveau de la conduite, aspect central d’un jeu de voiture tout de même, que son rendu graphique. Les joueurs, eux, s’en seront souvenus autrement. Le cel shading, quant à lui, poursuit son petit bonhomme de chemin et on n’imaginait pas encore qu’un genre l’exploiterait comme jamais : le RPG Japonais. A partir de 2003, c’est une pléthore de jeux qui s’abat dans nos boutiques. Level-5, Namco, Square Enix, SEGA, Nintendo… Tous les studios veulent imposer leurs jeux en avec ce rendu graphique coloré. En vrac je vous cite donc Dark Chronicle, Dragon Quest VIII, Rogue Galaxy, Tales of Symphonia, Unlimited SaGa, Valkyria Chronicles, Wild Arms III, Zone of the Enders… Et j’en passe ! Même Nintendo s’y est mis avec The Legend of Zelda : The Wind Waker, l’un des épisodes de la saga les plus décriés, en partie à cause de son identité visuelle. Il s’agit pourtant d’une pépite, le propulsant, à mon humble avis, juste derrière ocarina of time sur la piramyde de mes Zelda préférés. Aujourd’hui, le cel shading est partout. Tales of Vesperia, Eternal Sonata, Super Paper Mario, No More Heroes, MadWorld, Ninokuni… Les projets sont toujours aussi nombreux et ont même gagné les consoles portables.

2 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Je me souviens encore de mon achat de Jet Set Radio sur Dreamcast, et je dois avouer que c’est en parti ce style qui m’avait attiré à l’époque.
    Quant à TWW, ça reste l’un des meilleurs Zelda pour moi et l’aspect graphique donne un charme supplémentaire certain au jeu.

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    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Comme je le dis, pour moi aussi ce Zelda est une pure bombe. Bien que ce soit par l’aspect graphique, çà a permis à la série de se renouveller, alors que la quête d’hyrule, mont goron, les zora….. On en avait fai le tour !

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