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Le jeu d’horreur fait son cinéma ! Partie 3 (fin) : Japon, terre de traditions et de malédictions…

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Sadako Superstar

Alma, la Sadako-like de la série de jeu FEAR, dont les apparitions à travers les jeux de la série, bien que relativement rares, suffisent à en justifier le titre…

On pourrait citer encore bon nombre d’autres éléments caractéristiques du cinéma horrifique en provenance de l’archipel, par exemple la mélancolie ambiante qu’on retrouve dans Kairo, Ring, 2 Soeurs ou Dark Water, mais aussi la présence récurrente d’enfants démoniaques, fantômes ou autres, qui s’avèrent autrement plus flippants qu’un quelconque Damien par exemple, ou encore le jeu sur la lenteur, la suspension d’un geste pourtant inexorable, principal outil anxiogène du genre, dans des scènes où les héros/victimes se cachent, tentent de fuir, croient parfois que le danger est passé, alors que ce dernier prend simplement son temps, se déplace avec lenteur et détermination… Mais au final, l’élément peut-être le plus systématique de l’horreur contemporaine japonaise pourrait être l’omniprésence d’une proto-Sadako, le fameux et terrifiant fantôme au visage dissimulé par une longue chevelure noire, sorte de Dame Blanche maléfique, et cousin(e) éloigné(e) du babeneko des 60’s. En effet, dans la grande majorité des productions nippones, on retrouve cet archétype de la terreur, avec des variantes, mais toujours avec cet air de famille à vous fiche la chair de poule, et la plupart du temps au centre des scènes qui vous empêchent de dormir. Sadako est devenu l’icône de cette grande tribu, son mètre-étalon (en regard de qui malheureusement la plupart de ses cousins palissent, à quelques rares exceptions près) et on en retrouve des versions vaguement détournées dans la quasi totalité des films d’horreur japonais.

Seulement les films ? Que nenni, puisque cet archétype de la terreur traverse la fine membrane de séparation entre les media pour venir hanter l’univers vidéoludique. On pense directement à un autre esprit très frappeur, aussi rongé par la haine que Sadako, et partageant accessoirement avec elle le look et la sale manie d’apparaître de façon fugace dans le reflet d’une vitre, quand elle ne déchaîne pas des forces phénoménales mettant à sac le couloir d’une école par exemple, je parle bien sûr d’Alma, la bête noire de la série FEAR. Si le personnage d’Alma est directement inspiré de Sadako, la série réussit à éviter l’écueil du survival horror en infusant les codes du cinéma horrifique au sein d’un FPS pur jus. Les apparition d’Alma n’en sont que plus surprenantes, donc plus efficaces. De son coté, la série des Forbidden Siren donnerait plus dans le zombie infecté si l’on n’y prenait gare, mais l’esthétique des ennemis et la façon dont la peur se distille évoque finalement une terreur intimement liée aux productions japonaises, les mêmes jeux de tension, la même façon de jouer sur l’attente, la traque. Mais c’est essentiellement sur une autre série qu’on va se pencher ici, sur un de ses épisodes en particulier.

3 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ils maîtrisent les arcanes de la trouille, pas de doute!
    Mais en plus, j’ai l’impression qu’ils prennent le genre plus au sérieux qu’ailleurs. Même au cinéma, tu sens souvent le cynisme dans les prods américaines, alors que les films d’horreur japonais sont souvent directs, presque candide dans leur relation à la flippe malsaine, sans second degré, un peu comme chez les Espagnols, tu sens le respect du genre.
    C’est peut-être le secret pour faire des bon jeux d’horreur^^. Ca, et être un peu cinglé.

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  1. […] éviter de tomber dans cette morosité  mortelle, Deep Silver nous propose de revisiter l’horreur à leur sauce, façon sauce BBQ dans le slibard. Pour un complément d’informations, je vous […]

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