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[REFLEXION] Metal Gear, du petit jeu MSX à la grande saga

Kojima tenu par les cou***** pour MGS 4 ? C'est une probabilité que j'estime assez forte.

Kojima tenu par les cou***** pour MGS 4 ? C’est une probabilité que j’estime assez forte, mais qui est le responsable ? Sony ? Konami ? Les fans eux-mêmes ?

Or ce processus de poursuite, sans concession ou presque, d’un idéal de création est bien ce qui a fait au cours des années la personnalité de la série. Et c’est à cette unique condition que l’on crée des groupes très solides d’adeptes qui se revendiquent dès lors d’un tel choix qui néglige la logique purement commercial au profit d’une position artistique. Le paradoxe est ici nouveau, Hideo Kojima a semble-t-il créé la première série de jeux vidéo d’auteur à grand public, car les ventes ont toujours été au rendez-vous malgré des choix clivants qui n’ont jamais manqué de susciter la critique acerbe. Parfois proche des thèmes cyberpunks comme la société de l’information, la transmission de la connaissance aux générations futures, qui ont déstabilisé les joueurs de Metal Gear Solid 2, parfois militant anti-nucléaire farouche allant jusqu’à dénoncer les pratiques folles des Etats en la matière comme dans Metal Gear Solid, pour enfin se faire analyste du principe d’équilibre des forces durant la guerre froide dans Peace Walker, c’est aussi par son discours que le jeu se trouve être presque revendicateur ou même éducateur. Peut-être néanmoins que Metal Gear Solid 4, en faisant trop de fan service, oublie cette ligne. Hideo Kojima lui-même semble ressentir comme une impression d’inachevé à propos de cet opus, du moins est-ce ce qui ressort des interviews qu’il donne à ce sujet.

L’art du teasing

Passage symbolique du flambeau entre Kojima et la jeune génération, Raiden n'a pas facilement été accepté par les fans. Kojima avait tout de même pris d'énormes précautions pour ne surtout pas le dévoiler avant de vendre le jeu.

Passage symbolique du flambeau entre Kojima et la jeune génération, Raiden n’a pas facilement été accepté par les fans. Kojima avait tout de même pris d’énormes précautions pour ne surtout pas le dévoiler avant de vendre le jeu.

Mais après de telles considérations, on ne peut s’empêcher de croire que la série ne serait pas devenue ce qu’elle est, si en plus d’une appropriation personnelle de son créateur et des hasards diverses, ne s’étaient pas ajouté une capacité très développée à faire du teasing. Metal Gear s’est fait connaître, à partir de l’avant Metal Gear Solid 2, pour sa propension à déchaîner les théories échafaudées par des milliers de fans après la diffusion de chaque trailer. Bien sûr, susciter l’attente fébrile des joueurs n’était possible que lorsque Metal Gear avait acquis la notoriété suffisante, c’est-à-dire après Metal Gear Solid, les salons où celui-ci fut présenté contenaient principalement des démonstrations techniques car il avait alors tout à prouver. C’est donc à partir de Metal Gear Solid 2 que Hideo Kojima a commencé à s’amuser avec les nerfs et les neurones de ses adeptes. Pour cela, rien de plus simple que quelques vidéos obscures où on fait apparaître un blondinet au milieu du vent et des éclairs (ndr: Raiden signifie foudre en japonais) en se gardant bien de préciser qu’il serait le héros des trois quarts du jeu à venir.

Cette image est issue des premiers trailers de MG3. Ce sont eux qui ont vu le plus de théories farfelues émerger sur la toile, de celle du remake de MG 1 à celle de l'après MGS 2 où pour une obscure raison Solid Snake aurait dû se battre dans la jungle.

Cette image est issue des premiers trailers de MG3. Ce sont eux qui ont vu le plus de théories farfelues émerger sur la toile, de celle du remake de MG 1 à celle de l’après MGS 2 où pour une obscure raison Solid Snake aurait dû se battre dans la jungle.

L’autre opus, et sans doute le plus remarquable, à avoir suscité autant d’émoi fut bien sûr Metal Gear Solid 3. En présentant un héros semblable à Solid Snake évoluant dans la jungle, les joueurs ont imaginé un nombre incalculable de théories dont certaines se sont avérées bien loin de la réalité. Ainsi la jungle associée à des slogans comme « Retour aux origines » ont été interprétés comme un signe désignant un remake du premier Metal Gear. Ironie du sort, ce piège n’avait pas été anticipé par Kojima, car la jungle n’est présente que dans la version NES de Metal Gear, à laquelle il n’avait ni participé ni joué ! C’est seulement lorsqu’il se mit à faire apparaître des dates comme celle de 1964 que les joueurs ont commencé à y voir plus clair, ainsi beaucoup ont suggéré que le jeu montrerait une mission de Big Boss pendant la guerre du Vietnam, ce qui semblait expliquer le « retour aux origines » avec le père biologique de Solid Snake. Et c’est ainsi que Metal Gear Solid 3 a marqué profondément les esprits et qu’à chaque nouvelle annonce, la toile se met en effervescence pour essayer de comprendre ce que Hideo Kojima avait derrière la tête lorsqu’il a montré tel ou tel élément.

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