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[REFLEXION] Metal Gear, du petit jeu MSX à la grande saga

L'avenir du teasing à la Kojima, un message twitter avec Snake et de la bouffe. C'est un autre style mais ça a son charme.

L’avenir du teasing à la Kojima, un message twitter avec Snake et de la bouffe. C’est un autre style mais ça a son charme.

Le petit oiseau bleu, Twitter, est à cet égard devenu légion. Pouvions-nous vraiment attendre autre chose d’un homme qui veut suggérer beaucoup en disant le minimum ? Ainsi, l’évolution inéluctable de cette série a rendu le teasing dépendant de Twitter. Chaque détail d’un nouveau jeu en développement est photographié partiellement pour éveiller la curiosité, récemment encore un certain écusson « Diamond Dogs » a soulevé une vague de suppositions sur ce que serait le contexte du prochain Metal Gear. Mais nombreux furent ceux qui, ayant vécu les premières annonces de Metal Gear Solid 3, se méfient de ce nouvel outil encore plus astucieux pour fournir de fausses évidences. La logique commerciale qui vise à entretenir l’attente des fans a vraisemblablement fonctionné même si parfois elle est allée trop loin comme lors de l’E3 2009 avant lequel un compte à rebours était apparu sur un site dédié où l’on pouvait admirer un champ au milieu d’une tempête. Mais au terme de ce compte à rebours apparaissaient un second décompte dévoilant un peu plus de contenu, puis un troisième et un quatrième pour annoncer Metal Gear Solid Rising. Hideo Kojima assure qu’il ne savait rien de cette drôle d’idée qui n’a pas vraiment plu même si elle a aussi vu se multiplier les tentatives d’explication de la part des fans à partir des éléments visibles sur les images.

A retenir : un itinéraire, une vision du monde

Cet article cherchait à répondre à une simple question, comment un petit jeu sorti de façon relativement anodine sur le MSX en 1987 a grandi, pour devenir la série que nous connaissons ? Nous avons dégagé plusieurs éléments de réponse pour voir qu’il a d’abord fallu du temps pour que l’auteur s’empare de l’œuvre, veuille la poursuivre et lui donner un sens à travers le temps si bien qu’à force c’est l’œuvre qui s’est emparée du créateur. Alors au terme de ces vingt-cinq ans d’existence on voit ce qui a fait le succès, ce qui a été saillant en comparaison des autres productions : le cinéma, voilà ce qui peut sans doute caractériser Metal Gear, mais c’est une maîtrise si profonde qu’elle le fait apparaître sous ses multiples facettes. A la fois critique sociale et politique, Metal Gear est un jeu d’auteur, une vraie vision du monde mais il se pare de cet atour de jeu de guerre. Quoi de plus étonnant finalement qu’un jeu de guerre qui parle de la paix, de la vie, des générations futures ? C’est là ce qui se rapproche le plus du film d’auteur, or Metal Gear aurait tout simplement pu ne pas exister tant ses débuts ont connu des instants de trouble. Et pourtant l’œuvre était tout entière présente dans le premier opus, manquant certes de maturité et de technologie ; en vingt-sept ans elle a atteint un épanouissement évident même si elle s’est parfois essoufflée. Jeu cinématographique comme disent certains, film vidéoludique comme je préfère le croire, la série Metal Gear possède une âme et c’est peut-être là ce qui résume toute son histoire, il revient maintenant à Hideo Kojima de ne pas la vendre.

greyfox0957

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