Move !

Et qui dit Platinum Games, dit Hideki Kamiya. Et qui dit Hideki Kamiya, dit bullet time dans le beat’em all. A travers un hommage au cinéma sous forme de ralentis, son Viewtiful Joe voit arriver les coups, les esquive et peut ainsi placer les siens plus facilement. Une utilisation du bullet time qui confine au systématique, tant elle facilite le jeu. Dans Bayonetta, il faut mériter ces séquences: une esquive réussie dans le bon timing déclenche le Witch Time, période durant laquelle la sorcière peut à loisir tabasser son ennemi. On passe ici dans une autre dimension où le temps s’arrête presque. Dans la même catégorie de jeux, le prometteur et décevant Heavenly Sword rate complètement ses phases de shoot avec sa nécessité à jouer du Sixaxis, et ce n’est pas le bullet time qui va rattraper ici l’imprécision et l’inconfort de ces séquences. Saint Seiya, Les Chevaliers du Zodiaque : La Bataille du Sanctuaire, grâce au Septième Sens, et Samurai Warriors 2, via les niveaux 1 et 2 de la jauge Musô, ont tenté quant à eux de donner un autre aspect à l’effet en conférant plutôt au personnage une augmentation de ses attributs ou en le dotant d’une super attaque. Le bullet time peut également servir à se protéger, plutôt qu’à éliminer. Ainsi, dans le récent Dead Island, une femme spécialisée dans l’assassinat à l’arme tranchante, possède une technique lui permettant d’échapper à des ennemis trop nombreux. De même, la yamakasi Faith de Mirror’s Edge désarme plus facilement ses opposants si elle a acquis assez de vitesse pour se voir entourée d’un halo bleu. Curieusement, Starcraft : Ghost et Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, pourtant plus typés infiltration que les deux jeux précédents, font une utilisation très classique du bullet time à la Max Payne. Old Snake aligne ainsi plusieurs cibles lors de la course-poursuite à la fin de l’acte III. Son chauffeur Eva, quant à elle, n’en use pas pour piloter son véhicule, contrairement au joueur de Hot Wheels Battle Force 5 qui s’en sert pour dépasser ses concurrents, et à celui de Need For Speed Undercover qui ralentit le temps afin de mieux négocier certains virages. Dans les autres utilisations dérivées du bullet time, on notera enfin l’amusante possibilité permettant à Pac-Man dans sa récente aventure Championship Edition SX d’échapper aux hordes de fantômes sur le point de le détruire, ainsi que l’effet vu dans la version Wii de FIFA 10 lors des phases de… tir.

A retenir

Ainsi, même s’il concerne majoritairement les jeux de shoot, le bullet time a été repris par d’autres genres, à bon ou à mauvais escient. De l’utilisation systématique et cantonnée à des phases de ralenti dans le but de conférer puissance, contrôle du temps et facilité au joueur, une tendance peut-être encore trop embryonnaire et trop effacée est à vouloir étendre le champ d’application de cet effet visuel. L’avenir nous dira si un bullet time 2.0 viendra bouleverser les habitudes de gameplay liées à ces séquences, notamment via les périphériques de motion gaming.

Totof

1 réponse
  1. Delnics
    Delnics dit :

    La question est : à quoi reconnait-on une bonne idée ?
    Quand elle est maintes et maintes fois copiée bien sûr. Ce qui est sans aucun doute le cas de ce « bullet time ».
    Après, quant à savoir si ce « gadget » (attention un gadget peut être très utile je ne dis pas le contraire mais ça en reste un ^^) va trouver un nouveau souffle, j’ai des doutes mais l’ingéniosité de certains finira bien par me surprendre…

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