Last Us 1Voyons, The Last of Us est un jeu de la génération actuelle, une nouvelle licence qui plus est… Pas de quoi exciter nos appétits de retrogamer en théorie et pourtant s’il est un mot que l’on cherche à tout prix à nous faire associer à ce jeu, c’est le mot survie. Mais attendez une seconde… Survie ? Comme dans Survival-horror ? Ce genre de jeu qu’on essaye chaque année de nous refiler en nous promettant que cette fois-ci ce sera la bonne, que nous allons nous pisser dessus alors que surpassé par des hordes de monstres sanguinaires et seulement munis d’un couteau, et d’un revolver à peine chargé nous essayerons de « survivre ». Je sens déjà votre regard sarcastique sur mes lignes, car il faut bien l’admettre, ce genre de jeu est mort depuis longtemps et en devient presque un concept entièrement rétro ; le balais greffé dans le cul des personnages de Resident Evil s’en est allé et notre cher Silent Hill se réincarne en hack and slash hasardeux sur Vita. Alors même si l’excellente série Dead Space a pendant un temps cru faire du survival-horror, elle faisait beaucoup « d’horror » et pas trop de « survival ». Bref on m’aura compris, The Last of Us devra faire beaucoup pour convaincre de son caractère de véritable jeu de survie mais cette fois-ci dans un registre plus original : le survival-action.

[Faute de caméra permettant d’immortaliser la soirée d’une façon rétro comme nous l’avions fait pour Metal Gear Rising, l’auteur s’est inspiré de Céline pour son compte rendu. A défaut d’une vidéo rétro, vous voilà donc avec une preview rétro !]

Last us 3« Jeudi dernier, le ciel avait sa gueule des mauvais jours, un gris pâle qui rappelait le froid d’automne. Ce serait pas pour me plaindre, mais la température aussi nous rapprochait plus de Novembre que de Mai. Qu’à cela ne tienne, invité à la soirée de présentation de The Last of Us, je n’allais quand même pas bouder l’occasion de pouvoir séparer le vrai du faux sur cette histoire de « survie ». Il faut dire que le lieu s’y prêtait bien, dans une bâtisse rare pour qui connaît les standards parisiens, une grande serre pleine de végétation ayant presque l’air abandonnée. L’apocalypse avait donc décidé de nous tenir en laisse. A écouter Christophe Balestra, l’un des créateurs du jeu, cette apocalypse n’était pas nucléaire mais bactériologique, une sale affaire. Un champignon, rien que ça, qui aurait commencé à bouffer les humains, les rendants semblables à des zombies. Quelques quarantaines plus tard, il ne restait qu’un monde dévasté, un vrai chacun pour soi entre des hommes-champignons et des brigands qui luttent pour survivre. Un décor digne de La Route (Cormac McCarthy, prix Pulitzer 2007) sacrément bien rendu, il ne manquait plus que la survie… 

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