last us 2Et pour cela, il fallait affronter le jeu manette en main. J’étais prêt à en découdre, malgré le putain de ciel gris et le froid d’automne qui m’avait gâché la journée. Si The Last of Us était un bon jeu de survie, j’allais en avoir le cœur net. Casque sur la tête, les yeux rivés sur l’écran et la démo pouvait s’ouvrir. Une petite introduction en forêt, l’occasion de découvrir Joel, solide bonhomme, pas le genre à crever pour un rien (du moins c’est ce que je croyais) et Ellie, une petite qui semblait en avoir vu d’autres, ça tombait bien, elle n’allait pas m’emmerder. D’ailleurs Balestra l’avait dit, la petite on la voulait pas chiante (je transcris à ma sauce) mais capable de se débrouiller. Au début rien de bien sorcier, bouger des planches pour passer d’un bâtiment à l’autre, c’était pas insurmontable, les deux lurons devaient rencontrer un type, un pas facile d’accès légèrement parano. Au détour d’une porte, je me laissais prendre dans un de ses pièges, le salaud ! Le pied pris dans une corde, la tête en bas, me voilà bien con, pensai-je. Mais alors qu’Ellie essayait de me sortir de là les mutant se mettait à venir de partout. La tête à l’envers c’était déjà plus difficile de leur éclater la cervelle, je ratai plusieurs coups, rechargeai et à ce moment l’un d’eux me bouffa la jugulaire. Il me l’arracha d’un coup de croc le salaud, l’air de rien c’était plus difficile que je l’avais imaginé. Me sentant un peu couillon, je regardai les écrans des autres, bah je n’étais pas forcément plus mauvais, la relative difficulté du soft touchait un peu tout le monde.

Last Us 4Mais c’était dans la deuxième partie de la démo que m’attendait les ennuis. Pris dans une embuscade avec seulement trois balles et un nombre bien supérieur d’opposant, j’allais devoir ruser. Je me jetai sur eux avec un grand morceau de bois, mais à bout portant ces salauds ne me rataient pas, même une brique sur le coin de la gueule ça ne semblait pas suffire et j’enchaînais les échecs. Un peu retord ce jeu, pensais-je alors en me demandant si j’étais toujours le seul à souffrir comme ça. La stratégie avait donc une importance capitale et l’idée stupide que je caressais de me jeter dans la baston sans trop réfléchir ne m’apportait que le désespoir. Un coup à me rappeler le putain de ciel gris et le froid d’automne. En redoublant d’effort, j’arrivais enfin à sceller le sort de ces brigands, rien à voir avec les mutants, ces pauvres gars étaient comme nous, ils cherchaient à survivre au dépends des idiots qui passaient par leur piège. Un charnier humain me rappela à nouveau La Route, Naughty Dog maitrisait décidément bien sa direction artistique. Plus loin, deux autres passages mettaient mes nerfs à rude épreuve mais en me prenant pour Old Snake, j’arrivais quand même à étrangler deux bougres pour finir le troisième à grands coups de latte dans la tronche. Je venais de finir la démo, non sans mal, presque convaincu d’avoir ressenti quelque chose qui me rappelait Resident Evil 2. Il fallait maintenant retrouver le putain de ciel gris et le froid d’automne, mais au moins je ressortais avec une bonne impression, la survie bien rétro est peut être de retour dans The Last of Us. La seule façon d’en avoir le cœur net à présent, c’est d’attendre le test définitif. Putain de ciel gris… »

greyfox0957

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