LA PLATE-FORME EXPLORATION

RAJ4expNouvelle époque, nouvelle dimension, la 3D bouscule complètement les codes de la plate-forme. Dans les premiers temps, le côté exploration est plutôt limité avec une caméra souvent bloquée derrière le joueur, entre le pionner Alpha Waves  (PC/1990) et Jumping Flash (PlayStation/1995). On est bien dans un mode modélisé, mais le circuit pris par le personnage est celui d’une attraction de fête foraine. L’envol de la plateforme 3D s’est effectué principalement sur deux fronts : la Nintendo 64 et la PlayStation. Côté Nintendo, le patron dans le domaine est Mario 64. Véritable révolution, le terrain de jeu du chateau de Peach est un bonheur à explorer, avec une caméra derrière le personnage ou se contrôlant manuellement par le joueur. Enfin, on se sent dans la peau du personnage avec un énorme bac à sable à visiter. Les passages secrets y sont nombreux, et il est également possible de s’envoler, apportant le plaisir d’un jeu 2D en 3D. Avec également une durée de vie importante, l’obtention des 120 étoiles était un long chemin. Ce soft posera les bases pour de nombreux titres à venir. Dans les autres jeux notables, Banjo&Kazooie est le niveau au-dessus de Mario 64, avec des univers bien plus détaillés, et un duo animalier avec beaucoup de possibilités. Il aura une suite du même tonneau, avant de sombrer dans un jeu de voiture. Côté Playstation, les tentatives sont présentes également (Crash n’est pas dans cette catégorie). Le plus réussi est Spyro avec ses suites, narrant l’histoire d’un dragon sauvant ses semblables statufiés. L’ajout important ici est l’utilisation du vol du dragon comme élément primordial de gameplay. On ajoute alors à l’exploration sur sol et sur plateformes la possibilité de voler sur des mondes éloignés, ce qui donne une impression d’être en totale liberté et de toujours pouvoir découvrir des choses. Le jeu aura son petit succès et restera dans les mémoires des joueurs comme un indispensable de la console. Ce sous-genre de la plate-forme aura été celui des grandes innovations/révolutions, mais également de gros ratages. Le plus violent reste Bubsy 3D et ses caméras vomitives (avec les graphismes basiques), mais nombreux sont ceux qui ont essayé (et qui ont eu des problèmes) : Rascal le bugué, EarthWorm Jim le tueur de licence, Castlevania 3D, Croc,…. Et d’ailleurs, ces jeux ont plus ou moins stoppé l’envolée du genre, et malgré des techniques toujours plus évoluées, l’exploration va sombrer pour ne jamais revenir (peut-être avec Yoka Laylee?).

LES RUNNER

RAJ4runLà, on touche un point assez critique, un Runner est il un jeu de plate-formes? Certains ne veulent pas en entendre parler, et pourtant… Apparu en 2009 avec Canabalt, le runner, ou « endless runner », est un sous-genre qui implique une chose : le joueur n’est plus acteur de son action. En effet, l’écran avance de lui-même et ne s’arrête qu’en fin de niveau (ou à la mort). Le joueur n’aura donc qu’une seule possibilité, à savoir appuyer sur le bouton saut au bon moment. L’intérêt est alors non plus d’explorer ou de perfectionner le gameplay, mais d’aller le plus loin (et de faire le plus gros score). Des variantes 3D existent avec Temple Run, où le joueur peut également esquiver à droite ou à gauche les obstacles, mais le principe reste le même. Plus généralement, ce sous-genre est apparu au sein d’une évolution plus globale du jeu vidéo. Les joueurs smartphones sont nombreux, ils veulent une chose simple et pas trop dure à manipuler. Ca tombe bien car le tactile n’est pas vraiment adapté à du jeu plus élaboré. Le succès commercial des jeux du genre (Rayman Fiesta, Temple Run, Moi Moche et Méchant, etc…) est toujours présent, et contrairement à des Angry Brids, les revenus sont toujours réguliers. Cela fait peur aux joueurs plus traditionnels, mais les occasionnels sont friands de ces jeux, et les développeurs savent que le développement est plutôt simple. De plus, l’apport du Free To Play (gratuit au départ, mais payant pour faciliter la progression) donne un équilibre parfait entre les efforts faits et les revenus engendrés. Est-ce que le jeu de plate-formes tendra vers cette unique formule? Il est encore trop tôt pour le dire, mais pour classifier le genre en général, il est nécessaire de l’évoquer.

A retenir

Quel vaste sujet que la classification d’un genre comme la plate-forme. Les mécaniques les plus évidentes font que les idées sont multiples. Il suffit qu’un point de gameplay, une technique ou un support change, et c’est toute la manière de jouer qui évolue. On a pu déjà voir que le side scroller a été dominant dans la fin 80/début 90, avant de laisser sa place au jeu d’exploration 3D. Mais d’autres genres ont pu se greffer, comme les runner ou le plate-forme « bourrin ». Mais connaissez vous le PFG, le CAG, le PFEV? Non? Et bien, ce sera une prochaine fois.

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