CINEMATIC PLATFORMERS

RAJcine« Le jeu vidéo c’est plus du gameplay c’est juste des cinématiques » on a pu entendre ça récemment, mais les jeux singeant le cinéma ne datent pas d’hier. Pour tenter de donner une définition, les cinématic platformers sont des jeux découpés en scénettes, très stylisées, avec la présence de cinématiques. Le personnage principal a également des animations réalistes, comme un acteur, d’abord en rotoscopie puis en motion capture. Le pape du genre est bien entendu Prince Of Persia (1989-Apple II). Le jeu met en scène le prince de perse devant sauver sa dulcinée du vizir, le tout dans un temps compté.  Le joueur traverse donc de nombreux labyrinthes, remplis de pièges, en grimpant/rampant/sautant. Le point fort du titre est l’ensemble des animations, d’un grand réalisme pour l’époque. Point fort qui est également son défaut, car l’animation met un certain temps à s’activer, la réactivité s’en ressentant. Mais la série aura eu une dimension culte, et renaitra 10 ans plus tard sur la 6ème génération en 3D. Dans le sous genre, les Français de Delphine Software ont eu leurs choses à dire. Leurs jeux les plus marquants sont Another World (1991 – Ordinateurs/Consoles Sega/SNES) et Flashback (1992 – mêmes platformes + Cdi/3Do). Dans les deux cas, c’est un vrai film qui se présente au joueur, avec des phases de jeu présentes mais couplées à des cinématiques en avance sur leur époque. Dès le milieu des années 90 et l’arrivée de la 3D, le genre connait une panne temporaire et les jeux de plate-formes se recentrent sur le gameplay pur. Il faudra attendre l’arrivé de la PlayStation 2 et autres consoles de l’époque pour revoir les cinématiques prendre une place importante avec des jeux comme : Jak & Daxter, Ratchet & Clank, Blinx, ….

A retenir

Voici ce que l’on peut retenir des sous genres de la plate-formes. Que soit par une variation de gameplay, un élément de game design, une volonté artistique ou encore une adaptation à l’époque en cours, c’est tout un bibliothèque de jeux différents qui existent. Bien sur la classification n’est pas dans le marbre, et ici et là on peut encore trouver d’autres exemples (isométrie par exemple), mais c’est là un premier axe de réflexion pour pouvoir avoir une vue d’ensemble d’un genre riche. A bientôt pour parler d’un élement plus technique : le scrolling.

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    C’est à la fois la beauté et la cruauté du genre (pour le malheureux qui entreprend la lourde tâche que de causer de celui-ci), cette capacité à noyauter et à s’approprier l’ensemble du vidéoludique.
    A quelques genres notables près, très rares sont ceux qui n’ont pas une composante plateforme.
    Par exemple, je pensais à Pang, qui a clairement une dimension plateforme, mais qui shoote aussi, et qui, histoire de simplifier les choses, est aussi un puzzle game dans une large mesure. Du coup, c’est quoi ?!
    A partir de quand le jeu de plateforme cesse de l’être, se transforme en autre chose ?

    Ce qui est sûr, c’est que ce passage en revue en deux chapitre montre bien la versatilité du genre, et son statut de véritable Pilier du vidéoludique.

    PS : et les « jeux qui ne sont plus que des cinématiques » continuent aujourd’hui d’avoir en leurs gênes du plateformer, que ce soit les Quantic Dreams, ou les jeux à la Uncharted. Même Dragon’s Lair, cinématique QTE par excellence, pourrait, en forçant un peu le trait, être considérer comme un proto jeu de plateforme : sauter au bon moment, lecture du « level design » pour choisir une action appropriée…etc.

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je me joins à la réflexion de Toma.
    On a du jeu de plateforme dans tout le vidéoludique : de Mario à Ezio, en passant par Drake et Crash.

    Merci à FLBond de nous avoir brossé une introduction en la matière !

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