Megamix Ultimate

Outre son contenu pantagruélique, c’est un élément qui pourrait n’être qu’un détail, mais qui s’avère loin d’être un gadget au final qui vient compléter avec brio ce Megamix : le degré de précision de chaque pression de touche est indiqué de façon non intrusive sur l’écran du bas. Si le joueur se vautre à répétition durant le minituto ouvrant chaque stage, une représentation plus explicite prend le relais indiquant avec précision, à la façon d’un séquenceur, la marche à suivre, dissipant tout éventuel malentendu quant au rythme interne de l’épreuve. Et c’est exactement ce qui pouvait manquer à un jeu aussi exigeant et intuitif à la fois. Lorsque le rythme interne d’un morceau ne rentre pas, ou que les indications ne sont pas suffisamment claires, ce qui peut arriver très ponctuellement, cet ultime épisode offre une solution fonctionnelle qui permettra de ne pas avoir à sauter une épreuve avec le goût amer de la défaite en bouche.

Grâce à cet outil, si le joueur se heurte à un mur, il devient enfin possible de distinguer ce qui tient de l’incapacité à tenir un rythme spécifique – ah, ma dure lutte pour le perfect dans l’épreuve où l’on alterne une cadence sur le temps et une cadence à contre-temps après un « Yahaaa », perdu au milieu d’une multitude de gaillards groovant à l’unisson… – ou de l’incompréhension des consignes originelles. Ces cas de figures sont quasi inexistants, néanmoins, lorsqu’une épreuve se solde par une série d’échecs répétés, il était jusqu’alors difficile de savoir ce qu’il fallait corriger, si l’échec tenait du manque de rigueur ou de la fausse manipulation.

Dans le premier épisode, une épreuve avait eu raison de moi, très tôt, ce qui était d’autant plus humiliant vu ma propension au complétisme dans cette série que je porte aux nues. Je ne comprenais pas pourquoi mon sergent instructeur devenait écarlate une fois sur deux, ni pourquoi je ne parvenais pas à me caler sur le rythme de mes trois camarades d’infortune. Certes, les indications en japonais participaient à mon incertitude quant à la compréhension de l’épreuve, mais bon, c’est pas comme s’il y avait 23 combinaisons possibles, en même temps! Donc non, c’était vraiment une question de feeling. Or, cette épreuve, heureux hasard, se retrouve dans le Megamix ! J’ai donc enfin pu faire le tri entre ce qui tenait de mon incapacité à me plier au rythme casse gueule des ordres aboyés par l’instructeur et ce qui tenait de mon incompréhension des timings, des durées de séquences…etc.

A retenir

Tout a été dit, en trois exemplaires, puisque j’ai testé trois des quatre épisodes pour LSR. En rajouter serait redondant. Une alchimie aussi parfaite entre créativité, audace, plaisir immédiat, exigence, générosité, folie douce, génie déglingué, c’est quelque chose de suffisamment rare, rarissime, même, pour que la question ne se pose même pas. Au delà de son caractère de rhythm game, la série Rhythm Tengoku s’adresse au plaisir de jeu tout court. Tout est là, abordable et exigeant à la fois, simple et riche, clair et subtil, le tout servi par des musiques qui hanteront probablement votre mémoire longtemps après que la loupiote verte de votre console ait cessé de clignoter, c’est certain ! Bref, foncez, que vous soyez Béotien, ou Tengoker confirmé, cet épisode est à l’image de la série : indispensable.

Informations sur le jeu

Plateformes : 3DS

Genre : rhythm game

Développeur : Nintendo Software Planning & Development

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 11 juin 2015 (Japon), 21 octobre 2016 (Europe)

toma überwenig

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