Le début de la formule blockbuster

Encore la seconde guerre mondiale… La lassitude approche

Call of Duty 3 marque le premier épisode canonique, avec un chiffre bien beau quoi, qui ne sera pas développé par Infinity Ward. C’est Treyarch, déjà responsable du spin-off de Call of Duty 2, Big Red One, qui s’y colle. Il aura d’ailleurs la charge du développement des nombreuses versions du jeu. Maintenant c’est sûr, Activision envisage désormais Call of Duty comme une juteuse licence, devant être disponible sur tous les formats. Si la Xbox 360 avait déjà eu le précédent volet, cet opus fut aussi un titre de lancement pour la PlayStation 3 et de la Wii. Malheureusement le résultat sera accueilli de manière mitigée par la critique. Le sous-titre « En marche vers Paris », spécifique à l’édition française disons le, trompe énormément (comme les éléphants héhé) puisqu’il ne s’agira aucunement de libérer notre capitale (plus belle ville du monde je le rappelle), mais plutôt de revivre la Bataille de la Poche de Falaise suivant différents points de vue, américains, polonais, anglais, et canadiens. Et comme les blockbusters, ça se passe sous next-gen,  cet opus ne voit pas le jour sur le PC, plateforme qui a vu naître la série et qui devrait, normalement, être la plus approprié au style FPS. Un « oublie » incombé à Activision. En parallèle, Infinity Ward cherche à quitter la seconde guerre mondiale et bosse sur le futur Modern Warfare. Une transition d’époque qui n’a pas était facile comme nous explique Vince Zampella, patron du développeur :

« Après Call of Duty 2, nous n’avions vraiment aucune envie de retourner à la Deuxième Guerre Mondiale, mais Activision le voulait vraiment, le compromis étant de nous fournir des kits de développement console en échange d’un titre sur la Deuxième Guerre Mondiale. Nous avions toujours voulu être sur consoles, et Activision nous voyait plus comme un développeur PC. Le passage de plain-pied à la « next-gen » nécessite bien sûr des ressources et un temps supplémentaire, une refonte des outils de développement et l’apport d’une masse considérable de nouvelles technologies et méthodes de travail, ainsi que la gestion d’équipes de plus en plus grandes« .

De plus, qui dit blockbuster, dit sortie régulière, c’est pourquoi nous aurons droit, dès cette époque, à un COD par an. C’est pourquoi les cycles de développement passeront dès lors à une alternance entre Infinity Ward et Treyarch, pour que la qualité du jeu soit toujours au rendez-vous. Pour conclure cette petite analyse, avec ce troisième opus, il est désormais clair pour les gamers que les volets qui ne sont pas développés par Infinity Ward sont les moins réussis, cet épisode en est la preuve. Malgré une tentative d’apports nouveaux avec de Quick Time Event pendant des scènes de corps à corps par exemple, le jeu ne renouvelle en rien la licence. Quant au multi, il est le premier a jouer la carte des classes de personnages.

4 campagnes pleines de croisements

C’est tellement rare de jouer les Polonais… Merci Treyarch pour une fois

Pour une fois, la campagne solo mêle 4 différentes parties. La campagne Américaine d’abord, où on incarne le soldat Nichols, qui arrive dans un camp de la 29e division d’infanterie américaine près de Saint-Lô, environ un mois après le débarquement en Normandie. Après la sécurisation avec succès de St-Lô, quelques jours plus tard, ils partent à l’assaut d’une zone non loin de Saint-Germain-sur-Sèves tenue par les parachutistes allemands. S’en suit alors des combats dans la forêt d’Écouves. Sans spolier, il s’agit là d’une campagne plutôt bien rythmé, mais assez fade en variété. Nous pouvons ensuite jouer dans la campagne Franco-Britannique, où on incarne le sergent James Doyle, un personnage déjà incarné dans La Grande Offensive d’ailleurs (extension du premier épisode), qui arrive dans une base aérienne des SAS en Angleterre. Il va être question d’un largage en France pour rencontrer un résistant français du nom de Laroche. S’en suit ensuite des missions de sabotages, très liées avec les folklores de la résistance Française durant la seconde guerre mondiale. La campagne Canadienne ensuite, où notre personnage se nomme Cole . On se retrouve près de Caen pour prendre les collines et les canons ennemis, s’en suivent des missions diverses dans ses alentours. Ce n’est résolument pas la partie la plus intéressante. Finalement, nous pouvons jouer la campagne Polonaise, où nous incarnons Bohater qui fait partie d’un équipage de char Sherman Firefly de la 1ère division blindée polonaise. Lui et son équipe, traquent un commandant de char allemand nommé « Richter » dans la commune de Saint-Aignan-de-Cramesnil. S’en suit des combats dans les collines, et après des vagues importantes de combattants allemands, les Polonais voient la lueur des fumigènes verts signalant l’arrivée des renforts canadiens. Ayant repoussé les troupes allemandes vers le Sud, il ne leur reste plus qu’à compter sur les américains pour les intercepter et supprimer la poche de Falaise. Encore un croisement d’histoires. Prenant

La mouture Wii

Allez, secouez vos manettes ! Plus vite !

C’est aussi la première fois qu’un Call of Duty se sert des motions controllers, ceux de la Wii en l’occurrence, nunchuck et wiimote. La version Wii offre de nouvelles sensations avec un gameplay qui gère forcément la détection de mouvement, par exemple lors de passages où le personnage doit conduire des jeep ou ramer en radeau. Cela permet de varier le gameplay, en plus du classique déplacement avec le nunchuck et pointage avec la wiimote. Il faut également noter que certains joueurs, dont moi (Oo), peuvent avoir des difficultés de prise en main avec cette version. Le joueur n’est cependant pas obligé de faire tous les gestes configurés, comme ceux pour changer l’arme (donner au coup de côté avec la nunchuk) ou pour donner un coup de crosse (donner un coup en avant avec la Wiimote) qui peuvent être substitués par une simple pression sur un bouton. Ainsi tout le monde peut s’amuser. Cette version est la seule mouture à ne pas proposer de mode multijoueur. En même temps, avec le système pourri de codes amis, heureusement ! Le résultat aurait été plus que moyen. De plus, elle présente quelques bugs très déstabilisant telle que la perte de contrôle du personnage pendant quelques secondes dans les scènes mouvementées, et une sorte de décalibrage lors des phases de shoots.  L’intention reste louable, mais préférez les versions HD. Conseil d’ami !

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  1. […] pour se fusionner avec Infinity Ward, l’un des 3 studios qui font vivre la licence agonisante Call of Duty. Tous les ex-employés de la boîte ont rejoint les bureaux aseptisés de la ville d’Encino, […]

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