Lorsque Treyarch démontre que rien n’est acquis…

Gore… Vraiment trop gore… Mais bon… C’est la guerre

Développé par Treyarch, la doublure habituelle d’infinity ward, ce cinquième épisode a eu beau bénéficier d’un plus long cycle de développement que leur précédent titre (presque deux ans), et du moteur graphique développé afin de faire tourner COD 4, il reste y reste inférieur, et ce à tous les niveaux. Le rythme trop soutenu et la sauvagerie quasi-constante des affrontements témoignent d’une grande naïveté du studio. Il arrive même parfois de devoir faire des choix « moraux » tels que choisir entre deux façons d’exécuter des prisonniers de guerre allemands : rapidement (en leur tirant dessus) ou lentement (en les brûlant au cocktails molotov). Le scénario et l’aspect narratif  sont totalement déséquilibrés. Malgré tout, la qualité globale du titre, en termes de réalisation forcement, reste de très bonne facture au final. L’exagération de la violence de la guerre lui vaut le premier classement 18+ de la série, et ce n’est pas la dernière fois. Le succès commercial fulgurant de l’épisode précédent ne manque pas de propulser celui-ci en tête des ventes, avec une deuxième place aux États-Unis le mois de sa sortie, et même un record de vente battu en Grande-Bretagne en s’écoulant deux fois plus que Modern Warfare la première semaine de sa commercialisation. Un succès commercial qui n’est pas en adéquation avec le succès critique. Si les notes générales de la presse n’ont pas suivi, le porte monnaie d’Activision s’est bien rempli. Ce volet s’est écoulé à plus de 11 millions d’exemplaires dans le monde, pas mal non ? Mais doit quoi nous parle cet épisode ? Call of Duty : World at War prend place pendant la Seconde Guerre mondiale (non ? C’est pas vrai !). La campagne solo relate des conflits historiques de cette guerre sur deux fronts, mais les personnages et leurs histoires sont fictives, comme d’habitude en fait. Les missions alternent les deux camps, Américains et Russes, cependant il n’y a pas de liens entre elles et sont indépendantes chronologiquement, et en ça, nous marquons un très grand retour en arrière !

Quelques bonus bienvenus

Un petit air de Resident evil ? Oui un peu, mais en FPS et avec du scoring

Malgré tout, le soft n’est pas dénué de qualités indéniables et rafraîchissantes. En effet, il intègre un mode coop de la campagne solo, jouable à deux en écran splitté et à 4 en ligne. Ce dernier est d’ailleurs de qualité, si un joueur est neutralisé il perdra des points et ne pourra pas réapparaître. Un autre joueur doit le réanimer et ce dernier est récompensé par des points pour cet acte héroïque (le joueur touché est en position de « baroud d’honneur », c’est-à-dire : à terre, pistolet à la main). Le joueur touché doit être réanimé avant un certain temps, sinon il mourra et la mission sera un échec. Cependant, la version Wii ne comporte pas ce mode coop en ligne. Il y a également un mode co-op compétitif où l’on peut débloquer des points d’expérience que vous pourrez utiliser en ligne. Autre spécificité, le mode Zombie, jouable seul ou en coopération. Sur une carte, où le ou les joueurs doivent repousser des vagues de zombies à travers chaque niveau. Le joueur gagne en score en tirant sur les zombies ou en reconstruisant des barricades, pour les empêcher d’avancer. Avec les points alors engrangés, on peut acheter des armes ou déplacer des objets obstruant le passage vers certaines parties du bâtiment, ainsi que la possibilité d’acheter certains atouts du grand, très grand classique made in CoD, mais qui fonctionne très bien. Suivant les niveaux, il y a des bonus, des zombies et autres fonctionnalités différentes. La course au score est ici au centre du gameplay, et nous, on aime bien çà !

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  1. […] pour se fusionner avec Infinity Ward, l’un des 3 studios qui font vivre la licence agonisante Call of Duty. Tous les ex-employés de la boîte ont rejoint les bureaux aseptisés de la ville d’Encino, […]

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