Le « phénomène » Modern warfare 2

Mais où est « Call of duty » ? Pas de mention jusqu’à quelques mois avant la sortie du titre

À peine sorti, Call of Duty : Modern Warfare 2 est déjà un phénomène. Sur le plan des critiques forcement; mais surtout commercialement. Avec ses 150.000 pré-réservations en France, il est 10 fois plus pré-commandé que son prédécesseur Modern Warfare, rien que ça. Le retour d’Infinity Ward aux commandes pour une suite à nouveau moderne assure au titre une exposition hors normes. Il bat tous les records des précédents opus et on estime à près de 20 millions de dollars son budget de développement, ce qui équivaut à un tournage d’un film Hollywoodien standard. Non mais vous vous rendez compte ? Pour autant, le titre lui-même n’apporte finalement pas grand-chose de neuf par rapport au premier opus, du point de vue du solo du moins. L’histoire fait directement suite au volet Modern Warfare, et se boucle aussi rapidement, mais nous y reviendrons plus amplement. La principale nouveauté de ce volet est le mode SpecOps (Opérations Spéciales), remplaçant le coopératif proposé par World at War, pour un mode plus tourné vars l’arcade et le scoring. il est constitué de défis à parcourir de préférence à deux. Mais attention, ces missions se place hors du scénario de la campagne solo, étant plus dans l’esprit de l’épilogue du premier Modern warfare. L’ensemble de ces missions sont d’ une longueur à peu près équivalente à la campagne solo, soit 6 heures environ. Il y a 5 ensemble de missions (Alpha, Bravo, Charlie, Delta et Echo) que le joueur débloque un par un en gagnant un certain nombre d’étoiles. Ces dernière reflétant les qualités des joueurs en combats. Il y a au total 69 étoiles, soit 23 Opérations Spéciales. Le nombre d’étoiles à obtenir varie en fonction de la difficulté : 1 pour la difficulté seconde classe, 2 pour la difficulté commando et 3 pour la difficulté vétéran. Une innovation qui fera la renommé de cet épisode. Mais en contrepartie, il s’agit du premier volet de la série à ne pas proposer d’option serveurs dédiés sur PC, ce qui suscite la furie des joueurs de cette plateforme, et on peut les comprendre. Si officiellement l’abandon de cette traditionnelle option multijoueurs fut décidée par le studio pour faire place à une nouvelle plate-forme soit-disant meilleure, elle a surtout pour but d’éradiquer toute forme de mods, façon Quake, et les serveurs de jeux privés configurés comme le souhaitent les joueurs. Une pétition a donc était lancé, toujours en ligne à l’heure actuelle, et elle réunit plus de 200.000 signatures de joueurs PC indignés. Une autre polémique a cours concernant l’un des niveaux du jeu et pas des moindre. Le joueur massacre des innocents dans un aéroport sous le feu nourri d’une bande de terroristes. Le joueur voulant s’infiltrer parmi ces malfrat doit participer à cet effroyable acte. Notons tout de même que cette mission peut être sautée, et qu’il est possible de ne tuer aucun hommes. Une fois encore, le réalisme et la violence accrue du soft lui ont valu une classification « 18+ », pour la seconde fois dans la série. Une classification bien méritée. Il est d’ailleurs intéressant de rappeler qu’Infinity Ward a présenté le titre sous le nom de « Modern Warfare 2 » avant de réintégrer au logo et à la communication la marque « Call of Duty », sous la pression d’Activision bien entendu.

La troisième guerre mondiale mec !

LA mission du jeu, de mon humble avis

Call of Duty: Modern Warfare 2 se déroule 5 ans après les évènements du premier opus soit sûrement en 2016. Suite à la mort Zakhaev, tué par Soap dans le premier opus, le parti ultra-nationaliste Russe était confronté à un conflit interne se disputant la position de chef. Malgré cela, ils finirent par gagner la guerre civile, et l’un de ses officiers, Boris Vorshevsky, fut élu président de la nouvelle Russie. Rien n’augure un bel avenir… Zakhaev y est alors considéré comme un héros et célébré par une statue et un aéroport international à Moscou est rebaptisé à son nom. Vladimir Makarov, un personnage dangereux et fanatique était tenu en laisse par l’ancien chef ultra-nationaliste de son vivant. Mais ce dernier mort, il n’y avait plus personne pour le contrôler. En raison de son caractère psychotique et béliqueux, Makarov fut exclu du cercle privé de Vorshevsky. Il fit alors scission avec le reste des ultra-nationalistes, et créa sa propre armée, clandestine bien sur, en se nommant les « Exécuteurs de Zakhaev ». Ces derniers, dénonçant aussi bien les occidentaux que le nouveau gouvernement russe, commettent alors attentats et massacres au Royaume-Uni et en Russie. Une belle bande de terroriste en somme. Pour lutter contre cette menace, une force multinationale anti-terroriste appelée « Task Force 141 » fut créée, regroupant des membres de Forces armées de plusieurs pays : américaines, britanniques, canadiennes et australiennes, sous le contrôle de l’armée américaine, comme d’hab, incarnée par le Général Sheperd, le grand des grands. Et voilà dans quel contexte débute l’Histoire de Modern Warfare 2. Comme quoi, on peut introduire un scénario sans le spoiler ! En tout cas, cette campagne se boucle en pas moins de 6 heures, soit presque le double du premier opus, et elle reste un modèle de mise en scène. Entre course de moto-neige, arrivée dans une base Russe en hélicoptère, ou encore course à travers un aéroport, elle n’a rien à envier aux films hollywoodien. Par contre, et il s’agit là d’un avis purement personnel, le rythme de l’ensemble est un peu trop intense. On passe son temps à sprinter d’un point à un autre sans prendre vraiment le temps d’établir une tactique. Pas de phase d’infiltration ou de passages un peu plus calme… Mais bon ça reste vraiment génial tout de malgré tout !

Lorsque les créateurs d’Infinity ward en ont marre…

Respawn entertainment, le nouveau studio des créateurs de Call of Duty

Parce qu’Activision est parfois considéré comme un mangeur d’éditeur, nous devons croire la bonne fois d’infinity ward dans leurs imbroglio avec l’éditeur. En effet, le 1e mars 2010, un rapport d’Activision à la SEC indique le licenciement de deux employés importants d’Infinity Ward suite à une enquête menée au sein de la société en vue de non-respects de contrats, et d’insubordination. Le même jour, les profils LinkedIn de Jason West et de Vince Zampella indiquent qu’ils ne travaillent plus chez Infinity Ward. Ces deux personnes était les fondateurs du studio, à l’origine de la série poule aux oeufs d’or… Ces derniers portent plainte contre Activision, accusant la compagnie d’avoir « mené une enquête pré-textuelle pour les licencier avant de leur payer la redevance qu’elle leur devait suite à la signature d’une lettre d’intention. Cette lettre, signée par West, Zampella et Mike Griffith (président et CEO d’Activision), stipule 3 choses : d’abord l’autorité créative de West et Zampella sur le développement de tous les jeux sous la licence Modern Warfare, ainsi que le contrôle total d’Infinty Ward ; Ensuite, le droit de Zampella et West à opérer indépendamment Infinity Ward, ainsi que la possibilité de développer une nouvelle licence après avoir fini Modern Warfare 2 ; Et finalement, le paiement d’une redevance (en plus du salaire et des bonus) à tous les employés d’Infinity Ward pour chaque jeu Call of Duty, une autre pour les jeux Modern Warfare et une redevance technologique pour les jeux d’Activision utilisant une technologie significative d’Infinity Ward. L’éditeur n’aurait respecté aucune de ces conditions en refusant de payer, et en dépossédant Zampella et West du contrôle sur Infinity Ward, et, surtout, en les remplaçant temporairement par Steve Pearce et Steve Ackrich d’Activision. Et c’est donc tout logiquement que les deux anciens employés réclament le paiement des redevances (36 millions de dollars tout de même) de la part d’Activision, et les droits sur Infinity Ward, ainsi que les titres Call of Duty et Modern Warfare. Activision dément bien entendu toutes ces accusations. S’en suit un départ massif des employés du studio de développement. En effet, le 5 avril 2010, on apprend le départ de deux autres employés clés : le designer en chef Todd Alderman et l’ingénieur logiciel en chef Francesco Gigliotti. Le 12 avril 2010, West et Zampella annoncent la création de Respawn Entertainment en partenariat avec Electronic Arts (aïe, ça fait mal Activision non ? Ça pique les yeux ?). Plusieurs autres employés d’Infinity Ward sont partis en avril : l’animateur en chef Bruce Ferriz qui a rejoint Big Red Button Entertainment, ou encore. Le 27 avril 2010, on apprend que 38 employés et ex-employés d’Infinity Ward se sont rassemblés pour créer le « Infinity Ward Employee Group » afin de porter plainte contre l’éditeur, à l’instar de leurs anciens patron. A l’heure actuelle, Activision aurait déjà payé 28 millions de dollars, mais le groupe clame qu’il aurait dû obtenir au moins 54 millions de dollars pour le quatrième trimestre 2009 seul. De plus, ils réclament des dédommagements additionnels allant de 75 à 125 millions. La plainte accuse Activision d’avoir retenu ces paiements afin de forcer les employés du studio à rester pour développer Modern Warfare 3. Le 21 décembre, Activision porte plainte contre Electronic Arts les accusant d’avoir comploté avec les deux ex-employés afin de « saboter » la série Call of Duty. Nous n’en savons pas plus… Mais c’est pas très beau…

1 réponse

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] pour se fusionner avec Infinity Ward, l’un des 3 studios qui font vivre la licence agonisante Call of Duty. Tous les ex-employés de la boîte ont rejoint les bureaux aseptisés de la ville d’Encino, […]

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *